vendredi 17 janvier 2020

Turn the Page, Neil Peart is dead

NEIL PEART
12/9/1952 - 7/1/2020
R.I.P.

C'est avec une infinie tristesse que la nouvelle de la disparition du batteur/parolier de RUSH a saisi le monde de la musique le 10 janvier dernier.
Personnage privé et complexe, batteur hors-pair et parolier de très haute volée, NEIL PEART est de ces personnages qu'on ne remplacera pas.
RUSH avait officialisé sa fin d'activité en 2018, six ans après l'ultime opus du trio. Mais il restait l'espoir un peu fou d'un retour ne serait-ce qu'en studio, espoir qui s'est définitivement évanoui avec la mort (putain de crabe !) de l'un de ses membres.


RUSH "Anthems" (2008)
ou "La fin de l'histoire"

Les chagrins regretterons l'absence de morceaux de l'ultime album du groupe, Clockwork Angels (2012), c'est comme ça.
Cette compilation a été réalisée avec amour et passion pour le plus grand groupe canadien de tous les temps (pas prêt d'être délogé, d'ailleurs) pour le défunt blog BAISTOPHE, vous y retrouverez un panorama représentatif de la musique du groupe, une sorte de méga-introduction pour ceux qui ne connaissent pas encore ou de résumé pratique pour ceux qui veulent un condensé.
On y retrouve évidemment la maîtrise instrumentales des trois membres, leur talent mélodique, leur aventurisme compositionnel et les textes du sieur Peart.
In Memoriam.

CD1
1. Find My Way 5:07
2. In The Mood 3:37
3. Anthem 4:16
4. By-Tor & The Snow Dog 8:40
5. Bastille Day 4:40
6. 2112 (extract) 6:54
7. A Passage To Bangkok 3:35
8. Something For Nothing 3:58
9. Closer To The Heart 2:55
10. Cinderella Man 4:22
11. Cygnus X-1 10:22
12. Circumstances 3:45
13. The Trees 4:22
14. La Villa Strangiato 9:35

CD2
1.The Spirit Of Radio 4:59
2. Freewill 5:24
3. Jacob's Ladder 7:29
4. Tom Sawyer 4:34
5. YYZ 4:26
6. Limelight 4:20
7. Subdivisions 5:35
8. The Analog Kid 4:48
9. Distant Early Warning 4:57
10. Red Sector A 5:12
11. Manhattan Project 5:08
12. Marathon 6:10
13. Mystic Rhythms 5:54
14. Time Stands Still 5:09
15. Open Secrets 5:38

CD3
1. Lock And Key 5:10
2. Turn The Page 4:55
3. Show Don't Tell 5:01
4. The Pass 4:51
5. Dreamline 4:37
6. Roll The Bones 5:30
7. Animate 6:06
8. Everyday Glory 5:11
9. Half The World 3:43
10. Time And Motion 5:01
11. Secret Touch 6:35
12. Out Of The Cradle 5:03
13. Heart Full Of Soul 2:53
14. Workin' Them Angels 4:47
15. Good News First 4:52
16. Hope 2:02

 RUSH 1975

 RUSH 2012

mercredi 4 décembre 2019

vieux motard que j'aimais (vol. 1): Made in France Pt. 1

J'avais, il y a plus d'un an et demi, lancé le projet de SAV des liens... Et puis rien, je ne m't étais jamais mis... Mais bon, tout venant à point qui sait attendre, voici le premier volume d'une série pour laquelle je me garderais bien de vous donner une date de suite... Mais bon, celui-ci ayant été, de loin, le plus demandé, voilà quoi... Bashung, immensément regretté en intégrale... Enjoie !, pleure le disparu.


Alain Bashung "A Perte de Vue" (2009)
ou "...(Presque) Tout Bashung"

Sept petites années après une première, Les Hauts de Bashung, A Perte de Vue est la seconde intégrale d'Alain Bashung, un bon gros coffret sorti en (vraie) édition limitée et donc collector aujourd'hui qui n'est pas, cependant, sans tort et sans reproche...
Et, donc, commençons par qui fâche, ce qu'on peut regretter qu'un aussi monumental projet ait oublié : les pochettes autrement que via de ridicules vignettes, un texte pour présenter l'artiste, les différents aspects de son œuvre et ce qui est présentement proposé (tout, ou presque, ça fait du matos), les notes de pochettes d'origine et donc de la liste des musiciens impliqués et, mais là c'est pour une raison de calendrier, la version de l'Homme à la Tête de Chou version Alain sorti posthumément en 2011.
Vous le constaterez, les critiques sont surtout formelles parce que la musique, elle, pas toujours essentielle puisque commençant aux débuts hésitants d'un jeune artiste qui cherchait autant sa voix que sa voie, est là, au rendez-vous pour démontrer à quel point Bashung (et Boris Bergman, l'essentiel parolier qu'on n'oublie évidemment pas) fut un monstre d'une chanson française en pleine (r)évolution. Parce que loin des Carpentier, loin des paillettes d'une variétoche seventies souvent totalement indigeste, Bashung est de ces francs-tireurs, on pensera également à Higelin, Lavilliers ou Thiéfaine (dont il est de la même génération), de ces artistes tardivement adoubés par l'intelligentsia de l'industrie du disque mais tout de même encore trop à la marge pour se glisser chez, au hasard, les Enfoirés. Parce que Bashung a certes eu des tubes (Vertiges de l'Amour, Gaby, Osez Joséphine, Ma Petite Entreprise les plus écrasants d'iceux) mais c'est surtout imposé comme un artiste d'album qui, d'une new wave revisitée à une chanson rock arty, a tracé un chemin unique dans le paysage musical français.
Comme vous le savez sans doute, de l'avis général, cette démarche artistique culmine sur l'immense Fantaisie Militaire mais, franchement, tout chez Bashung de 1981, avec un Pizza enfin au diapason de ses ambitions, à sa prématurée disparition, couronnée d'un très réussi Bleu Pétrole, mérite qu'on s'y penche. Et donc les moult inédits, collaborations, versions alternatives qui foisonnent dans les deux cds d'instrumentaux et les trois de raretés que propose généreusement le package, où ne sont évidemment pas oubliés les cinq lives qui expliquent à ceux qui n'ont pas vu l'homme en action scénique, que sa réputation ne tint pas d'une coquetterie intellectuelle de médias élitistes mais bien d'un vrai gros boulot sur les routes comme dans les studios.
Bref, comme il n'est pas la calamité logistique que certain décrivirent (les belles photos glacées ne sont pas pour rien dans la satisfaction fétichiste de posséder l'objet), et, surtout !, comme il offre une passionnante aventure musicale, A Perte de Vue vous est chaudement recommandé, si vous arrivez à mettre la main dessus !



CD 1
Roman-Photos 
1. Roman Photos 2:43
2. L'Amour C'Est Pas Confortable 3:33
3. Blablas 2:59
4. Le Pianiste De L'Eden 3:15
5. C'Est La Faute A Dylan 3:43
6. Kimono 4:59
7. Te Revoir 3:44
8. Y'A Des Jours 3:31
9. Cendrillon De Chinatown 4:43

CD 2
Roulette Russe 
1. Je Fume Pour Oublier Que Tu Bois 4:15
2. Station Service 3:19
3. Elsass Blues 3:19
4. Y'A Un Yeti 2:38
5. Guru, Tu Es Mon Führer De Vivre 3:07
6. Milliards De Nuit Dans Le Frigo 2:47
7. Pas Question Que J'Perde Le Feeling 3:55
8. Bijou Bijou 4:07
9. Les Petits Enfants 1:12
10. Toujours Sur La Ligne Blanche 4:39
11. Squeezé 3:30

CD 3
Pizza 
1. Ca Cache Quekchose 2:49
2. L'Araignée 2:49
3. J'Sors Avec Ma Frangine 2:47
4. Aficionado 2:36
5. Idylle Au Caire 2:44
6. Privé 3:04
7. Vertige De L'Amour 3:19
8. Rebel 3:55
9. Retour 2:13
10. Reviens Va-T-En 3:11
11. Fan 4:16
12. Elle S'Fait Rougir Toute Seule 3:08
13. Gaby Oh Gaby 3:57

CD 4
Play Blessures 
1. C'Est Comment Qu'On Freine 3:15
2. Scènes De Manager 3:47
3. Volontaire 4:05
4. Prise Femelle 1:07
5. Martine Boude 3:44
6. La Vabo 3:17
7. J'Envisage 4:35
8. J'Croise Aux Hébrides 4:50
9. Junge Männer 2:29
10. Trompe D'Erection 3:16
11. Strip Now 4:37
12. Bistouri Scalpel 4:18
13. Procession 14:48

CD 5
Figure Imposée 
1. What's In A Bird? 3:22
2. Horoscope 2:54
3. Imbécile 6:27
4. Hi ! 3:07
5. Chaque Nuit Bébé 3:32
6. Elégance 4:44
7. Poisson D'Avril 2:54
8. Lou Ravi 3:34
9. Week-end Doux 2:25
10. Nuits Halloween 2:45

CD 6
Passé Le Rio Grande 
1. Helvète Underground 3:39
2. Camping Jazz 3:46
3. Dean Martin 4:19
4. Douane Eddy 3:11
5. Malédiction 3:38
6. L'Arrivée Du Tour 4:01
7. Herr Major 3:29
8. Milady 3:12
9. Rognons 1515 3:54
10. Chat 2:40
11. S.O.S.Amor 4:04
12. Tu Touches Pas A Mon Pote 4:12
13. Les Européennes 4:11

CD 7
Novice 
1. Pyromanes  3:57
2. Résidences 3:34
3. Légère Eclaircie 4:20
4. Alcaline 5:00
5. Tu M'As Jeté 4:31
6. Elle Fait L'Avion 4:47
7. Bombez ! 3:02
8. Intrépide Malgré La Fièvre 4:01
9. Etrange Eté 3:33
10. Outrage 0:36
11. By Proxy 3:50

CD 8
Osez Joséphine 
1. J'Ecume 3:43
2. Volutes 3:25
3. Happe 3:05
4. Well All Right 2:09
5. Les Grands Voyageurs 4:47
6. Blue Eyes Crying In The Rain 2:13
7. Osez Joséphine 2:59
8. Kalabougie 3:24
9. She Belongs To Me 4:09
10. Madame Rêve 4:50
11. Bashung Nights In White Satin 4:49

CD 9
Chatterton 
1. A Perte De Vue 5:07 
2. Que N'Ai-Je 3:56
3. Ma Petite Entreprise 4:12
4. Elvire 4:20
5. Un Ane Plane 3:56
6. Après D'Apres Hostilités 4:25
7. J'Avais Un Pense-bête 3:26
8. J'Passe Pour Une Caravane 3:42
9. Danse D'Ici 4:05
10. A Ostende 4:03
11. L'Apiculteur 4:38
12. J'Ai Longtemps Contemplé 3:57

CD 10
Fantaisie Militaire 
1. Malaxe 4:33
2. La Nuit Je Mens 4:24
3. Fantaisie Militaire 4:47
4. 2043 3:46
5. Mes Prisons 4:09
6. Ode A La Vie 4:18
7. Dehors 3:31
8. Samuel Hall 5:06
9. Aucun Express 4:05
10. Au Pavillon Des Lauriers 4:44
11. Sommes-Nous 3:59
12. Angora 2:06

CD 11
L'Imprudence 
1. Tel 5:10
2. Faites Monter 4:24
3. Je Me Dore 5:07
4. Mes Bras 7:47
5. La Ficelle 4:38
6. Noir De Monde 4:22
7. L'Irréel 3:37
8. Jamais D'Autre Que Toi 2:00
9. Est-Ce Aimer 3:59
10. Le Dimanche A Tchernobyl 5:47
11. Dans La Foulée 5:26
12. Faisons Envie 3:49
13. L'Imprudence 9:39

CD 12
Chloé Mons & Alain Bashung
Cantique Des Cantiques 
1. Cantiques Des Cantiques 26:58

CD 13
Chloé Mons, Alain Bashung & Rodolphe Burger
La Ballade De Calamity Jane 
1. Introduction 0:37
2. Saddle In The Wind 1:55
3. Lecture 2:20
4. I'll See Your Eyes Again 1:14
5. Lecture 7:38
6. Bill And Jane 1:48
7. Lecture 6:21
8. See You Later 1:21
9. Lecture 2:39
10. Sad And Free 1:54
11. Lecture 3:41
12. By The River 2:31
13. Lecture 2:26
14. Old And Queer 2:12
15. Lecture 1:01
16. To Bill 4:01

CD 14
Bleu Pétrole 
1. Je T'Ai Manqué 3:41
2. Résidents De La République 3:21
3. Tant De Nuits 4:17
4. Hier A Sousse 3:56
5. Vénus 4:19
6. Comme Un Légo 9:06
7. Sur Un Trapèze 3:48
8. Je Tuerai La Pianiste 6:13
9. Suzanne 4:09
10. Le Secret Des Banquises 3:37
11. Il Voyage En Solitaire 4:04
 
CD 15
Instrumentaux Vol. 1 
1. Climax 4 4:20
2. La Peur Des Mots 2:37
3. No Tonight Joséphine 3:13
4. White Spirit 4:23
5. La Coupole 1:14
6. Scènes De Manager 3:50
7. Touche Ether 2:14
8. Toile Emeri 3:30
9. Flash Limonade 3:20
10. Art Pégiator 5:21
11. Voyage A Honfleur 3:03
12. Madame Rêve 4:51
13. Métamorphose 4:57
14. Climax 3 4:22
15. Sonnet Pour Hélène 0:52

CD 16
Instrumentaux Vol. 2 
1. Que N'Ai-Je 6:24
2. A Perte De Vue 5:06
3. Elvire 4:34
4. Après D'Apres Hostilités 5:37
5. Danse D'Ici 6:11
6. J'Ai Longtemps Contemplé 3:49
7. Un Dimanche A Tchernobyl 5:48
8. L'Irréel 3:39
9. Faites Monter 4:24
10. Hier A Sousse 3:55
11. Le Secret Des Banquises 3:33
12. Vénus 4:19
13. Sonnet  0:57

CD 17
Live Tour 85 
1. Imbécile 5:09
2. Martine Boude 3:10
3. Toujours Sur La Ligne Blanche 6:09
4. Vertige De L'Amour 3:17
5. S.O.S. Amor 3:42
6. What's In A Bird 3:53
7. Bijou Bijou 5:56
8. Gaby Oh Gaby 5:02
9. Je Fume Pour Oublier Que Tu Bois 6:17
10. Les Petits Enfants 1:04
11. Junge Männer 9:19
12. Volontaire 4:02
13. Fan 4:09
14. Ca Cache Quekchose 3:38

CD 18
Tour Novice 
1. Outrage 1:54
2. Pyromanes 3:15
3. Légère Eclaircie 3:47
4. Elle Fait L'Avion 4:41
5. Bombez ! 3:59
6. Privé 4:31
7. Trompé D'Erection 2:12
8. J'Envisage 5:38
9. Scènes De Manager 4:55
10. Rebel 4:20
11. Alcaline 4:57
12. Imbécile 3:30
13. Lavabo 2:54
14. Reviens, Va-T-En 3:10
15. Douane Eddy 2:50
16. C'Est Comment Qu'On Freine 2:58
17. Les Européeenes 3:46
18. Chat 2:48

CD 19/20
Confessions Publiques 

CD 1 
1. Les Grands Voyageurs 4:14
2. Un Ane Plane 3:24
3. A Ostende 4:26
4. Elvire 4:55
5. J'Ecume 3:50
6. Osez Joséphine 3:25
7. A Perte De Vue 5:07
8. Etrange Eté 4:28
9. Les Lendemains Qui Tuent 2:34
10. J'Avais Un Pense Bête 4:52
11. Les Petits Enfants 0:49
12. Martine Boude 4:21
13. Bombez 3:10
14. L'Apiculteur 7:47

CD 2
1. Volutes 3:40
2. Danse D'Ici 4:44
3. Après D'Apres Hostilités 4:14
4. Vertige De L'Amour 3:00
5. Ma Petite Entreprise 4:04
6. Madame Rêve 5:13
7. Happe 3:08
8. J'Passe Pour Une Caravane 3:26
9. Gaby Oh Gaby 3:55
10. Rebel 4:10
11. Toujours Sur La Ligne Blanche 4:48
12. Bijou Bijou 5:54

CD 21/22
La Tournée Des Grands Espaces 

CD 1 
1. Tel 5:03
2. Je Me Dore 4:22
3. Faites Monter 4:28
4. La Nuit Je Mens 4:44
5. Sommes-Nous 3:40
6. Aucun Express 4:42
7. Le Dimanche A Tchernobyl 4:11
8. L'Irréel 3:12
9. Mes Prisons 3:44
10. Fantaisie Militaire 4:53
11. Volontaire 3:00
12. Etrange Eté 3:30
13. Légère Eclaircie 3:39
14. Bombez ! 3:08
15. What's In A Bird 3:58
16. Mes Bras 6:39


CD 2 
1. Elvire 4:51
2. J'Passe Pour Une Caravane 3:50
3. Osez Joséphine 3:09
4. Les Grands Voyageurs 3:52
5. Samuel Hall 5:50
6. Vertige De L'Amour 3:21
7. 2043 3:44
8. Faisons Envie 3:42
9. (En Duo Avec Chloé Mons) Cantique Des Cantiques 7:35
10. Madame Rêve 5:11
11. Ma Petite Entreprise 4:09
12. Martine Boude 5:22
13. Bijou Bijou 6:29
14. Angora 2:26
15. Malaxe 6:51

CD 23/24
Dimanches A L'Elysée 

CD 1 
1. Comme Un Légo 9:44
2. Je T'Ai Manqué 3:40
3. Hier A Sousse 3:39
4. Volontaire 2:58
5. Mes Prisons 3:42
6. Samuel Hall 5:50
7. Vénus 4:01
8. La Nuit Je Mens 4:55
9. Je Tuerai La Pianiste 4:42
10. Légère Eclaircie 5:18
11. Mes Bras 5:32


CD 2 
1. A Perte De Vue 7:04
2. Happe 3:24
3. J'Passe Pour Une Caravane 3:54
4. Everybody's Talkin' 3:14
5. Osez Joséphine 3:56
6. Fantaisie Militaire 5:51
7. Madame Rêve 6:46
8. To Bill 4:36
9. Vertige De L'Amour 3:24
10. Malaxe 8:30
11. Angora 2:52
12. Nights In White Satin 4:25 



CD 25
Documents Duos Raretés Vol. 1 
1. Kalabougie (Version Kalabougé) 7:35
2. Les Lendemains Qui Tuent 2:24
3. (Avec Françoise Hardy) Que Reste-T'Il De Nos Amours ? 4:18
4. Inside Dope 3:37
5. Avec Le Temps 6:01
6. (Avec Rodolphe Burger) Samuel Hall 5:27
7. (Avec Daniel Darc) L.U.V. 5:13
8. Elégance (Version Divan) 5:03
9. Beaujolais Novö 3:16
10. Spiele Mich An Die Wand 4:44
11. Bombez ! 3:03
12. Lavabo (Live) 3:37
13. (Avec Dionysos) La Panique Mécanique 4:07
14. Feu 3:20
15. Stille Nacht 3:51
16. Silence Mes Anges 4:39
17. (Avec Zend Avesta) Mortel Battement/Nocturne 6:04

CD 26
Documents Duos Raretés Vol. 2 
1. (Avec Jean-Paul Roy & Marc Ribot) A Ostende 4:46
2. L'Eau Et Le Vin 4:14
3. (Avec Marc Ribot) Les Grands Voyageurs 3:19
4. Le Sud 4:48
5. Les Mots Bleus 5:08
6. (Avec Arman Méliès) Ivres 3:54
7. (Avec Rachid Taha) Ode A La Vie 4:37
8. (Avec Brigitte Fontaine) City 3:21
9. Tue-Moi, Je Te Couvrirai 3:04
10. (Avec Aston Villa) Slow Food 2:47
11. (Avec Noir Désir) Volontaire 3:22
12. (Avec M*) What's In A Bird 3:45
13. Chanson Du Loup 2:24
14. Animal On Est Mal 3:50
15. Le Tango Funèbre 4:15
16. Céline 4:07
17. Les Amants D'Un Jour 3:23
18. Bruxelles 2:41
19. Sur Un Trapèze (Live Acoustique) 3:15
20. Je T'Ai Manqué (Live Acoustique) 3:15
21. Résidents De La République (Live Acoustique) 3:14

CD 27
Documents Duos Raretés Vol. 3 
1. La Nuit Je Mens (Archive) 4:26
2. Dehors (Live Studio) 4:46
3. Max Amphibie 2:56
4. Hier A Sousse (Version Alternative) 3:33
5. That's All Right Mama 1:47
6. Station-service (Live) 2:38
7. Hey Joe (Live Studio) 4:56
8. Cadillac (Maquettes) 2:43
9. La Foule Est Beautiful (Inédit - Archive) 5:04
10. Osez Joséphine (Archive) 6:10
11. Ma Petite Entreprise (Archive) 4:53
12. J'Braconne (Inédit - Archive) 4:08
13. La Fille De La Maison Des Dunes (Inédit) 3:54
14. Angora Irréel 6:10
15. Malaxe (Archive) 4:17
16. Comme Un Légo (Archive) 8:46


BONUS
Alain Bashung "L'Homme à la Tête de Chou" (2011)
ou "Hommage"

Avec des modifications mineures à l'œuvre originale, Bashung reprend l'intégralité du grand classique de Gainsbourg de 1976 : L'Homme à la Tête de Chou. Quand aux circonstances de cet enregistrement, je ne sais rien. Sa sortie posthume m'a, je dois l'avouer, cueilli. Mais, à vrai dire, on se fout des circonstances, l'important est ailleurs. En l'occurrence dans l'interprétation qui, pour être réussie, n'en demeure pas moins trop fidèle pour réellement se démarquer, malgré de mineurs changements apportés aux arrangements. Il n'y a, ici, quasi-rien qui permette de considérer cette version comme autre chose qu'une relecture appliquée (presque scolaire) de son modèle. Le résultat n'est pas désagréable, loin s'en faut, et tournera probablement régulièrement sur les platines de ceux qui l'auront acheté, on eût simplement espéré une approche radicale, plus déviante... C'est donc un album agréable, troussé par une bande de musiciens révérends et talentueux où Bashung (comme un poisson dans l'eau) n'a qu'à poser sa voix (ce qu'il fait avec succès).

1. L'Homme à tête de chou 2:42
2. Chez Max coiffeur pour hommes 1:12
3. Marilou Reggae 2:36
4. Transit à Marilou 1:32
5. Flash Forward 2:18
6. Aéroplanes 2:09
7. Premiers symptômes 2:25
8. Ma Lou Marilou 3:06
9. Variations sur Marilou 8:59
10. Meurtre à l'extincteur 3:16
11. Marilou sous la neige 2:38
12. Lunatic Asylum 3:21

Interprétation : Alain Bashung
Orchestration, arrangements : Denis Clavaizolle
Claviers, piano, programmations, guitares, basses : Denis Clavaizolle
Programmations : Jean Lamoot
Trompette : Erik Truffaz
Guitare : Frédéric Havet
Percussions : Pierre Valéry Lobé et Mamadou Koné
Batterie : Yann Clavaizolle
Violon : Aurélie Chenille
Violoncelle : Guillaume Bongiraud
Chœurs : Morgane Imbeaud

BONUS DE PLUS
Alain Bashung "En Amont" (2018)
ou "Je vous laisse juge..."

On peut se demander s'il fallait vraiment sortir les outtakes de Bleu Pétrole parce que, enfin, aller au-delà de la volonté de l'artiste qui avait écarté ces chansons à un côté forcément mercantiliste et un peu indécent. Mais, bon, quand on est fan, on tombe forcément dans le panneau et on se dit, même si on n'arrive pas à ne pas totalement tripper, que ça ne vaut pas un Fantaisie Militaire, une Imprudence ou un Osez Joséphine, mais que c'est toujours ça de pris et qu'on ne boudera pas son plaisir, fut-il un peu forcé...
On peut, à partir de là, craindre un tsunami de chutes réarrangées mais, promis juré par Mme Bashung herself, Chloë Mons, ce sera tout, il n'y aura plus rien d'autre. On apprécie donc, pour ce qu'elles sont, de petites chansons qu'on aurait pu ne jamais entendre, forcément accessoires mais pas désagréables, et présentement retapées par la Valentine Edith et Dominique A., un En Amont, accessoire, dira-t'on...
Clap de fin ? Souhaitons, à moins qu'une vraie belle œuvre perdue ne se cache quelque part... Mais sinon, c'est sûr, la messe et dite et En Amont, à défaut d'un final en apothéose, est un petit bonus sympathique d'un grand artiste qui fit beaucoup mieux au meilleur de sa forme.

1. Immortels 4:24
2. Ma peau va te plaire 3:50
3. La Mariée des roseaux 4:35
4. Elle me dit les mêmes mots 4:52
5. Les Salines 3:32
6. Montevideo 3:17
7. Les Arcanes 5:26
8. Seul le chien 4:03
9. Les Rêves du vétéran 4:04
10. Un beau déluge 3:03
11. Nos âmes à l'abri 4:40

Alain Bashung
: voix, harmonica
Dominique A : guitare acoustique sur Immortels et Seul le chien
Édith Fambuena : Guitares, programmation

vendredi 8 novembre 2019

Ces yeux... (In Memoriam M.L.)

Marie Laforêt "Gold" (2002)
ou "Souvenez-vous"

Publié ici même en 2014, un petit retour justifié par, hélas, la disparition de son auteure... R.I.P.

Qui se souvient aujourd'hui de Marie Laforêt ? De l'actrice, quelques-uns, de la people un peu beaucoup barrée, quelques rares autres. De la chanteuse ? A part les auditeurs de Radio Bleue, on ne voit pas bien.

Et c'est dommage parce qu'entre chanson orchestrale classique, pop française naissante et fantaisies exotiques, la belle dame au regard si profond a tout de même produit quelques très jolies choses, dont toutes ne sont pas sur ce pourtant généreux "Gold", comme quoi il y avait à faire et, vous me direz qu'avec un parcours, entre 1964 et 1979, ses années d'activité phonographique, de 13 albums studio, ce n'est que logique.
Mais, Marie, c'est aussi une rebelle, une artiste qui tenta de trouver son indépendance, de s'imposer comme plus qu'une interprète au charmant minois, et se fit sévèrement rabrouer de son outrecuidance (d'où sa première retraite).
Marie reviendra dans les années 90, un album studio en 1993 et un live en 1998, aucun des deux n'est couvert ici, avant de définitivement se retirer dans la région de Genève où elle vit déjà depuis 1978. Nous restent quelques très jolies chansons qui, suivant scrupuleusement les tics et trucs de leurs époques respectives, sont un bon reflet de la chanson française populaire d'alors.

Même si vous êtes allergique à la variétoche, n'ayez crainte, testez ce Gold tout à fait représentatif et constituant, donc, une excellente introduction à une artiste aujourd'hui trop souvent négligée au catalogue pourtant charmant.

CD 1
1. Les Vendanges De L'Amour 2:33
2. La Tendresse 2:19
3. Katy Cruelle 2:27
4. Julie Crève Cœur 2:15
5. La Flûte Magique 3:15
6. Siffle Siffle Ma Fille 2:16
7. Manchester Et Liverpool 2:20
8. Ivan Boris Et Moi 2:15
9. El Polo 3:30
10. Au Printemps 3:08
11. La Cavale 2:26
12. Choux Cailloux Genoux Époux 2:50
13. Dis A Mathieu 2:16
14. Lily Marlène 3:17
15. Arlequin 3:21
16. L'Amour Comme A 16 Ans 3:11
17. Cadeau 3:38
18. Un Peu L'Amour 2:52
19. Sous Les Palétuviers 2:16
20. Lettre De France 3:35

CD 2
1. Viens Sur La Montagne 2:21
2. La Plage 2:54
3. La Bague Au Doigt 2:40
4. Viens 2:45
5. La Voix Du Silence 2:56
6. Marie Douceur Marie Colère 2:50
7. Mon Amour Mon Ami 2:17
8. Le Lit De Lola 2:46
9. Que Calor La Vida 2:23
10. Roselyne 2:30
11. Pégao 2:45
12. Marie Douce Marie 2:47
13. Ay Tu Me Plais 2:09
14. Viens Viens 3:22
15. Mais Je T'Aime 3:18
16. Tant Qu'Il Y Aura Des Chevaux 3:50
17. Noé 3:22
18. Lève-Toi Chante Avec Moi 2:53
19. Il A Neigé Sur Yesterday 3:15
20. Moi Je Voyage 3:12



vendredi 2 novembre 2018

Higelin, monté au ciel.

Jacques Higelin "Tombé du Ciel" (1988)
ou "Mieux vaut tard que jamais..."

Aux grandes émotions les (petits) hommages...
1988, j'ai 17 ans et je m'ouvre, après des années de metal, à "d'autres musiques". Le pont vers la chanson française se fait d'abord avec Thiéfaine et le rock alternatif mais, très vites, vient Maître Jacques.1988, j'achète la version cassette de son nouvel album, un des plus variétoche de sa discographie, et, pourtant, j'ai le coup de foudre.
Parce  qu'ici, avec une équipe bien rodée où les nouvelles arrivées ne sont pas légion mais, aussi, avec quelques excellentes guests, ce sont surtout les chansons qui gagnent, et la variété dans l'étalage d'icelles avec, toujours, la personnalité d'un Higelin reconnaissable entre mille.
Bon, dans sa longue et déjà prolifique carrière on ne peut pas nier qu'Higelin a déjà à peu près tout fait, des débuts hippies avec Areski, de la période rock (mais tellement plus que ça) avec, entres autres, un tout jeune Louis Bertignac, de grands albums malades et partant dans tous les sens avec la doublette Champagne/Caviar, de la World Music souvent mais plus particulièrement avec Aï, et même de la pure presque pure variété avec un Pars qui passera d'ailleurs beaucoup sur les ondes radiophoniques. Mais là, avec une approche nettement plus grand-public que tous ses autres albums, sans pour autant sembler donner dans le bassement commercial, hein !, Higelin réussit le tour de force d'approcher des oreilles de Monsieur et Madame Tout-Le-Monde (Tombé du Ciel, le titre, est un vrai beau tube) sans pour autant céder quoique ce soit de ses particularismes de poète chanteur.
Ainsi, qu'il fasse dans la blague néoclassique (La Fuite dans les Idées, avec Sheller aux arrangements et au, discret, piano), dans le funk/rap cuivré (Bras de Fer), dans la ballade nostalgique (Parc Montsouris), dans la plus pure expression pop de sa carrière (Tombé du Ciel, Chanson), voire dans la quasi chanson pour enfants (Tom Bombadilom) ou dans la revendication (Le Drapeau de la Colère), Higelin est impérial. Alors, certes, certains reprocheront à l'album ses atours si typiques de l'époque de sa sortie mais, vraiment, c'est se couvrir les oreilles de réelles pépites qui ne sont pas, qui plus est, les plus connues du catalogue de ce grand de la chanson d'chez nous.
Un grand qui nous a quitté, trop jeune, toujours trop jeune quand on est si au-dessus du lot de la médiocrité ambiante. Nous avons, en 2018, beaucoup plus besoin d'un Jacques Higelin que jamais, c'est pour ça qu'il manquera, parce qu'il fut irremplaçable de fraicheur, de malice et de poésie.
J'avais vu le Grand Jacques pour cette tournée, et quelques autres fois ensuite, et en était sorti transformé, moi qui pratiquait, habituellement, plus volontiers Metallica et Iron Maiden. Son énergie, sa bonne humeur, son aura de poète foutraque aussi, m'avaient profondément séduit et me poussèrent à détailler l'ensemble de l’œuvre de celui qui allait devenir, plus qu'un artiste, un familier de ma vie.
En apprenant sa mort, j'ai pleuré comme un gosse, comme si j'avais appris la disparition d'un vrai proche, je ne m'y attendais pas. Tu vas me manquer, Jacques, terriblement.

1. Follow the line 4:16
2. La fuite dans les idées 3:56
3. Bras de fer 4:30
4. Parc Montsouris (à mon père) 5:19
5. Tombé du ciel 4:47
6. Poil dans la main 4:05
7. Chanson 4:04
8. Tom Bonbadilom 4:04
9. Ballade pour Roger 6:13
10. Le drapeau de la colère 4:35
11. L'innocence 6:28
12. Symphonie des droits de l'homme 12:07

Musiciens
    Jacques Higelin : voix, piano, synthétiseurs, accordéon
    Michel Santangelli : batterie
    Guy Delacroix : basse
    Jean-François Oricelli : guitares
    Charlie Ollins : claviers
    Emberik Dali : percussion
    Anne Vassiliu et Marilyne Marolany : chœurs

Invités
    Marie Rivière : voix sur Ballade pour Roger
    Djura : voix sur Le drapeau de la colère
    Didier Lockwood : violon sur Follow the line et Chanson
    Doudou N'diaye Rose et son groupe : tambours sur Le drapeau de la colère
    Djamel Ben Yelles : violon sur Le drapeau de la colère
    William Sheller : piano, arrangement des cordes sur La fuite dans les idées
    Tchikara Tsuzuki: mélodica sur "Tombé du ciel"



- attention, le lien ne dure qu'une semaine -
 

dimanche 28 octobre 2018

Le Zornophage a disparu !

...C'est désormais son double musicien, Stefan Roques, qui s'exprime exclusivement et vient, en l'occurrence, pour vous donner quelques nouvelles de sa vie loin de la blogosphère.


Deux news donc, un mini-lp de feu-The Flycatchers, le groupe dont j'ai été le chanteur (et seulement le chanteur) ces 4/5 dernières années et qui s'est séparé en juillet suite à de premières et, donc, ultimes sessions, enregistrées à l'excellent Swan Sound Studio de Guillaume Doussaut, en plein bocage normand (cadre idyllique, qui plus est !). Je vous en mets un extrait en attendant la totale qui, écoutable sur SoundCloud, s'appelle A Dog's Tale. Et puis le texte, si jamais ça vous intéresse :


" A DOG'S TALE

Let me tell you the story,
Of my true best friend.
Let me tell you he's sorry,
Of his dark descent.
Now he's 6 ft. under,
Rotting in the ground.
It ain't even murder,
He was a basset hound.

Let me tell you the story,
Of the one who killed.
My dear lovely Teddy,
My old bag of fleas.
Now he's 6 ft. under,
Rotting in the ground.
It's ain't even murder,
They saw him leave by the last Greyhound.

If you think there's no morale,
In my lil' dog tale,
Just think of the rascal,
And of Abigail,
Her wet tender puppy eyes,
Her wagging tail that never lies,
Will never replace old Teddy,
But she's a great border collie.

It's a dog's tale..."

- lien SoundCloud

Complément d'information, le mini-lp, provisoirement appelé The Bocage Sessions, comportera 7 titres. 
5 orginaux :
- A Dog's Tale
- DoomsDay
- Livin' in a Dream
- Not Ok
- Vous avez raison (le seul en français)
et deux reprises :
- Showdown (de Electric Light Orchestra)
- Make it wit Chu (de Queens of the Stone Age)
Pour une trentaine de minutes de musique globalement axée rock.


Et puis il y a la suite et mon projet "rebond" puisque j'en ai commencé la composition le soir de la fin des sessions. J'étais parti sur une chanson, je me suis dit que ce serait amusant d'en faire un EP... Je me retrouve au final avec 11/12 titres (selon ce que je vais "amalgamer") et une cinquantaine de minutes dans un genre qu'on définira comme metal.
Petites précisions d'usage, je ne suis pas un grand instrumentiste. En fait, avec moins de deux ans de guitare et un apprentissage plus instinctif que théorique, il pourrait difficilement en être autrement. Je ne suis pas, non plus, un grand ingénieur du son. Par conséquent, mes démos maison sont d'absolus bricolages et de complets brouillons demandant à être habités par des musiciens bien plus compétents que moi et mis en son par un professionnel digne de ce nom.
Dans les faits, je me suis inspiré du mythe de Cthulhu créé par H.P. Lovecraft. L'album potentiel s'appellerait Ktulumytos et le "groupe" Steroq. Je vous en livre trois titres, dont l'inaugural (H.P.'s Manila) dans des stades plus ou moins avancés de finition et de raffinement.
Vos avis, critiques ou louangeurs, sont évidemment les bienvenus !
Et donc, trois titres, trois textes :


"H.P.'S MANILA

Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn
(In his house at R'lyeh, dead Cthulhu waits dreaming)

Praying to the spirits of the old,
To let the whole story unfold,
To help rise the creatures of the sea, coming free.
I smell the deep stench on the night,
They're getting ready to attack,
I want to help, I'm so ready, please come to me.

Azathoth, Daoloth and Ny-Rakath...
The great old ones are roaming free.
C'thalpa, Mh'ithrha, Shub-Niggurath...
Their light is shining down on me.
Xexanoth, Yog-Sothoth, Ammutseba...
Death, destruction, the remedy.
Tru'nembra, Shabbith-Ka and Cthylla...
Their damnation is sweet to me.

I see the changes on my face,
I'm no more from the human race,
My tainted blood is resurging, setting me free.
Someday I'll become one of them,
Another monster in their den,
I cannot wait, I'm so ready, please come to me.

Come to me !

Azathoth, Daoloth and Ny-Rakath...
The great old ones are roaming free.
C'thalpa, Mh'ithrha, Shub-Niggurath...
Their light is shining down on me.
Xexanoth, Yog-Sothoth, Ammutseba...
Death, destruction, the remedy.
Tru'nembra, Shabbith-Ka and Cthylla...
Their damnation is sweet to me.

The great Cthulhu is coming soon,
I feel like howling at the moon,
I want to fight and feel their fright, oh come to me!

Come to me !

Azathoth, Daoloth and Ny-Rakath...
The great old ones are roaming free.
C'thalpa, Mh'ithrha, Shub-Niggurath...
Their light is shining down on me.
Xexanoth, Yog-Sothoth, Ammutseba...
Death, destruction, the remedy.
Tru'nembra, Shabbith-Ka and Cthylla...
Their damnation is sweet to me.
"


"MARCH OF THE DAMNED

Crawling like crabs on the beach and entering the sea.
All the faithfuls dream of thee, the power that will be.

He's alive,
He's awake,
The Great Cthulhu has come to us.
So we march,
We, the damned,
Incubus and succubus.

Now walking under salty water but still breathing alright.
The Great Cthulhu has blessed us with his unholy might.

Here he comes,
Here we go,
Forgetting all world's sorrows.
It's the march,
Of the damned,
It's our Kilimanjaro.

Mourning,
Humanity's disparaging,
Everywhere thunder and lightning,
It's the end of the world of man.
Hunting,
From the sewers we're searching,
The men-rats,
Inferior breeding.
It's the dusk of humanity.

Running, jumping, flying easy and ready to attack
From the grim of the deep sea we'll soon be coming back.
It's the march,
Of the damned,
It's humanity reclaimed.
Oh! Cthulhu!
Dream again,
While we march and pray your name.

Here he comes,
Here we go,
Forgetting all world's sorrows.
It's the march,
Of the damned,
It's our Kilimanjaro.

Mourning,
Humanity's disparaging,
Everywhere thunder and lightning,
It's the end of the world of man.
Hunting,
From the sewers we're searching,
The men-rats,
Inferior breeding.
It's the dusk of humanity.

It's the march,
Of the damned,
It's humanity reclaimed.
Oh! Cthulhu!
Dream again,
While we march and pray your name.
It's the march,
Of the damned,
It's humanity reclaimed.
Oh! Cthulhu!
Dream again,
While we march and pray your name.
"


"BLIND IDIOT GOD

Into the void of space,
A crack seems out of place.
A creature appears,
Waking our oldest fears.
The Blind Idiot God is here...

Since it madness descents,
The world stopped making sense.
Azathoth's unaware,
It can't tell care from scare.
It's just a Blind Idiot God...

[Azathoth, mindless conqueror.
Azathoth, devourer of worlds.]

And Now the rain is dry,
Fishes float in the sky,
The sun circles the earth,
Baby's are old at birth,
Because of a Blind Idiot God...

[Azathoth, mindless conqueror.
Azathoth, devourer of worlds.]

The Great Old Ones will prey,
There will be Hell to Pay,
Unbelievers and frauds,
Will be crushed by our Gods
Lead by the Blind Idiot God...

[Azathoth, mindless conqueror.
Azathoth, devourer of worlds.]
"



Voilà, c'étaient des nouvelles de quelqu'un qui vous a quitté mais pas pour se tourner les pouces, hein !, certainement pas. Je suis simplement passé à autre chose et mon temps n'étant, hélas, pas extensible...
Je n'hésiterai pas à venir vous revoir ici ou à vous communiquer mon nouvel antre cybernétique. En attendant, vous pouvez passer sur mon fessebouc.

A bientôt à tous !

Stefan

lundi 26 février 2018

Re-Mange Mes Disques ! (le SAV des liens)

Un blog à l'arrêt, des projets futurs remis aux Calendes Grecques... Ce n'est pas une raison pour laisser tomber ceux qui continuent de visiter, retombent sur le blog à l'occasion d'un surf ou d'une recherche. 
Bref, si vous avec repéré quelque chose sur ce blog et que vous n'avez pas d'autre moyen de vous le mettre entre les oreilles, commentez ci-dessous et, dans des délais raisonnables, je ferai une update.
Et à bientôt à tous !

samedi 27 janvier 2018

Where Is My Mind (news flash)

Hé non !, je ne suis pas mort, la preuve, j'écris encore...
Je vous explique tout ? (mais vite fait alors)

J'avais prévu quelque part en janvier le lancement de mon nouveau blog joli, CLEARSKY.
Tout autre chose que ce à quoi je vous avais habitué jusqu'à présent mais toujours sur le principe du partage de la passion pour la chose musicale. Et puis...

Patatras !
(rien de grave je vous rassure)?
ma nouvelle passion (ou plutôt la réalisation d'un vieux fantasme qui s'était mué en frustration) s'est accompli grâce à une décision prise courant 2016 qu'il n'était jamais trop tard pour bien faire et de me lancer... dans la Guitare !

Bon...
Je chante depuis des années dans diverses formations amateures, j'adore trouver des mélodies, des paroles mais ne pas composer (frustration), ne pas jouer (vieux fantasme d'une lointaine adolescence).
Bref, la passion débordante prend du temps, temps que je ne peux plus consacrer à mes aventures dans la blogosphère (pour le moment en tout cas).

Et puis je suis dans un groupe donc, et ça carbure pas mal du coup on va enregistrer un EP au printemps. Ca aussi ça prend du temps.

Voilà, ce sont les raisons de mon absence qui risque de durer, de durer, de durer... Mais le concept est là, dans ma caboche, prêt à jaillir. Tout vient à point qui sait attendre comme dirait l'autre (Rabelais ?).

A Bientôt !  

(et ça c'est ma guitare de prédilection !)

 

lundi 7 août 2017

Z comme...

This is the End? Pas vraiment comme vous le verrez dans les semaines à venir... Mais alphabétiquement, indéniablement, oui, c'est la fin, une fin en fanfare avec, forcément !, l'obsession de votre serviteur pour un certain compositeur de la Grosse Pomme mais toujours une belle variété où, souhaitons, chacun trouvera son bonheur... Bref.. Vite !, la suite !, mais, en attendant... Enjoie !

Z comme...
ZAMIR, DANIEL "Redemption Songs" (2015)
Ethnojazzism

Un des plus beaux représentants du jazz israélien, une musique entre traditions (jazz et juives), transe et communion, c'est Redemption Songs, cru 2015 de Daniel Zamir pour le label de John Zorn, Tzadik. En fait, Zamir, c'est un peu le Coltrane israélien. Aussi à son aise à l'alto qu'au soprano (à quand le ténor ?), il déverse des torrents de notes qui, venant d'un autre, auraient tout de l'onanisme instrumental mais qui, par le feu sacré qui semble l'habiter ne ratent jamais leur cible. Évidemment, le monsieur sait aussi se faire plus sensuel, ralentir le tempo, chatoyer juste ce qu'il faut sans tomber dans le racolage, et brandir fièrement ses racines via l'implantation durable des divers folklores juifs dans son jazz à la fois hybride et traditionnel. En ceci, Redemption Songs n'est pas bien différent des nombreux albums qui l'ont précédé sauf que, est-ce l'équipe présentement réunie ?, une sélection de compositions encore plus inspirées qu'à l'accoutumée, il est encore meilleur. Du coup, on le recommande chaudement à ceux qui connaissent déjà le bel animal, qui ne seront fatalement pas déçus, comme aux nouveaux venus qui découvriront une des plus belles forces continuant de donner vie à un jazz qui naquit à la fin des années cinquante et qu'on est bien content de voir ainsi perdurer, si bien représenté.

1. Eleven 5:29
2. Forty One 7:06
3. Twenty Three 9:22
4. New Five 9:16
5. Forty 5:39
6. New Thirteen 4:59
7. Seventy Seven 7:07
8. Seventeen Eight 4:26
9. Twelve B 4:45

Daniel Zamir: Alto and Soprano Saxes
Gilad Abro: Bass
Amir Bresle: Drums
Mark Guiliana: Drums
NitaI Hershkowits: Piano
ShaI Maestro: Piano
Haggai Cohen Milo: Bass


Z comme...
ZAPPA, FRANK "Zoot Allures" (1976)
Frank's Rock'n'Roll

Prévu pour être un nouveau double opus sur DisCreet Records, Zoot Allures finit simple et chez Warner Bros. La raison ? Un Zappa en bisbille avec son manager/cogérant du label déjà, une volonté d'ascèse, aussi ? Ce serait sans doute mal connaître un Frank toujours prompt à trop en faire (c'est aussi pour ça qu'on l'aime). Bref, album studio (avec un peu de live dedans comme d'habitude chez Zappa), Zoot Allures est surtout un quasi-album solo pour lui qui semble lui permettre de tester les musiciens de sa prochaine formation (pas celle qu'on voit sur la pochette où Patrick O'Hearn et Eddie Jobson sont bien présents alors qu'ils n'ont pas joué la moindre note sur l'opus) dans un contexte plus rock que à quoi Frank avait habitué son auditoire. Ce n'est pas à dire qu'on ait ici un album simpliste pour autant, ce serait mal connaître le bonhomme qui, forcément, glisse moult de ses idées étranges et iconoclastes dès Wind Up Workin' in a Gas Station qui aurait l'air presque normal s'il n'y avait la voix possédée de Davey Moiré. Et ça continue sur Black Napkins et The Torture Never Stops (le premier servant en quelque sorte d'intro au second) qui bluese bien mais toujours avec ce petit éclat dans l'œil, cette posture de sale gosse irrespectueux qui fait la différence. Alors certes, et la suite de l'album ne fait que le confirmer, ce Zappa là est notablement plus "focus" mais c'est un Zappa immédiatement reconnaissable malgré tout avec de vrais grands moments de transe (Friendly Little Finger et sa guitare tourbillonnante par exemple) et d'humour (parce qu'il ne doit jamais en être autrement sur un album du fameux moustachu qui est aussi un authentique rigolo). Tout ça ne fait peut-être pas de Zoot Allures le plus essentiel des albums d'un impressionnant catalogue, ça en fait, par contre, une excellente porte d'entrée à l'art du monsieur pour tout ceux qui ne sauraient pas trop par où commencer. Rien que pour ça, c'est un album utile, et aux fans de Zappa aussi qui n'y retrouveront pas leur chouchou typique mais bel et bien leur chouchou quand même qui, c'est bien connu, ne peut pas se tromper et réussit par conséquent son pari rock à lui. Recommandé... à toutes et à tous !

1. Wind Up Workin' in a Gas Station 2:29
2. Black Napkins 4:15
3. The Torture Never Stops 9:45
4. Ms. Pinky 3:40
5. Find Her Finer 4:07
6. Friendly Little Finger 4:17
7. Wonderful Wino 3:38
8. Zoot Allures 4:12
9. Disco Boy 5:11

Frank Zappa – guitar (all tracks), bass (1, 3–7, 9), lead vocals (1, 3, 4, 5, 7, 9), synthesizer (1, 4, 5, 9), keyboards (3, 5, 7, 9), director of recreational activities (3)
Terry Bozzio – drums (all tracks), backing vocals (5, 9)
&
Davey Moiré – lead vocals (1), backing vocals (1, 9), engineer
Andre Lewis – organ (2), vocals (2), backing vocals (5, 9)
Roy Estrada – bass (2), vocals (2), backing vocals (4, 5, 9), drone bass (6)
Napoleon Murphy Brock – vocals (2)
Ruth Underwood – synthesizer (4, 6, 7), marimba (6, 8)
Captain Beefheart – harmonica (4, 5)
Ruben Ladron de Guevara – backing vocals (5)
Ian Underwood – saxophone (6, 7)
Bruce Fowler – trombone (6, 7)
Sal Marquez – trumpet (6, 7)
Dave Parlato – bass (8)
Lu Ann Neil – harp (8)
Sparky Parker – backing vocals (9)


Z comme...
ZAWINUL, JOE "Di.a.lects" (1986)
One Man Show

Le one man show de Joe Zawinul ? Avec le concours de quelques utiles guests cependant mais, oui, c'est bien ça Di.a.lects, un opus qui suit la cessation d'activité de Weather Report de quelque mois, un preuve que ce monsieur-là n'avait finalement pas tant besoin que ça de ses talentueux comparses.
Parce qu'ici, simplement armé de ses synthétiseurs et de sa voix, et supporté par quelques voix invitées dont l'immense Bobby McFerrin, Joe Zawinul fait essentiellement tout. Il y en a qui douteront, pas de basse ? pas de batterie ? pas de cuivres, de la pérennité de la chose, autant le dire immédiatement, ils ont totalement, absolument, définitivement tort. Parce que Di.a.lects, tout accoutré d'électronique qu'il soit, est un authentique album de jazz, de jazz moderne mais de jazz tout de même, et un bon avec ça. De fait, il ne manque rien à l'opus qui ne lui soit préjudiciable et, au contraire, par la limitation d'un unique performer instrumental, il y développe une esthétique, une personnalité à nulle autre pareille. Avec une impeccable sélection de titres plus réussis les uns que les autres à commencer par Zeebop frontal et énergique, tout de percussions électroniques vêtu. Ailleurs, entre latin-jazzeries rondement menées (Waiting for the Rain, Carnavalito), synthétisme tout sauf handicapant (le court et planant The Great Empire), Zawinul épate et prouve que, essentiellement seul, il peut faire de la très bonne musique prenant ses libertés avec l'idiome sans jamais le trahir.
Qui aurait parié, au milieu de funestes années 80, alors que sa formation récemment séparée a trop longtemps tiré l'écheveau, que Zawinul nous convierait à une telle fête ? Pas grand monde mais les faits sont là et Di.a.lects, petit chef d'œuvre largement méconnu, continuation inattendue et bienvenue d'un Weather Report sorti de l'actualité, est disponible pour tous ceux qui en doutait, une galette hautement recommandable.

1. The Harvest 6:04
2. Waiting for the Rain 7:38
3. Zeebop 4:50
4. The Great Empire 3:57
5. Carnavalito 6:18
6. 6 A.M./Walking on the Nile 7:06
7. Peace 6:49

Joe Zawinul – Synthesizers, Vocals
Bobby McFerrin – Improvised Vocals
Carl Anderson – Ensemble Voices
Dee Dee Bellson – Ensemble Voices
Alfie Silas – Ensemble Voices


Z comme...
ZION 80 "Adramelech: Book of Angels Volume 22" (2014)
Masada on the (afro)Beat

Quelques mois seulement après un exceptionnel volume 21 de son Livre des Anges, John Zorn confie à une bande de têtes connues le numéro 22, et c'est une excellente nouvelle !
Pour ceux qui ont l'occasion d'écouter l'opus inaugural de Zion80, paru chez Tzadik en décembre 2012, Andramelech ne sera pas une surprise. On y retrouve en effet la fusion d'Afrobeat et de klezmer qui avait si bien fonctionnée la fois précédente. Forcément, les compositions de John Zorn en sont toutes chamboulées, c'est une bonne chose et le sel d'une série où chaque interprète/arrangeur amène sa sauce, sa vision à ce qui commence sérieusement à ressembler à un impressionnant édifice. On y retrouve forcément la patte compositionnelle du maître mais aussi l'influence ô combien bienvenue d'un autre immense artiste : Fela Anikulapo Kuti. A la différence près et fort compréhensible que, le chef de bande, qui n'est pas le neveu du bandit de la finance du même patronyme, étant un guitariste (qui plus est secondé par un autre six-cordiste radically jewish, Yoshie Fruchter), on y retrouve aussi moult rifferies et soli lui permettant de s'exprimer, ce qu'il fait excellemment bien. Rajoutez à ça un groove qui n'en finit pas de nous faire nous trémousser, des cuivres qui pulsent une énergie à peine croyable et vous obtiendrez, bien sûr !, un brillant opus plutôt très abordable si vous appréciez les tendances et styles précités.
Andramelech, Book of Angels Volume 22... Et toujours la même envie d'entendre la suite, qui arrive bientôt (septembre !) et s'annonce passionnante (Roberto Rodriguez promettant de cubo-latiniser furieusement le joujou Zornien) tout en goutant au tour de force présentement proposé. Tout simplement.

1. Araziel 7:14
2. Sheviel 5:48
3. Metatron 9:05
4. Shamdan 7:16
5. Kenunit 10:37
6. Caila 4:21
7. Lelahiah 6:00
8. Nehinah 5:55

John Zorn - composition, executive producer
Jon Madof - guitar, producer
Matt Darriau - alto sax, kaval, clarinet
Greg Wall - tenor sax
Frank London - trumpet
Jessica Lurie - baritone sax, flute
Zach Mayer - baritone sax
Yoshie Fruchter - guitar
Shanir Ezra Blumenkranz - bass
Brian Marsella - keyboard
Marlon Sobol - percussion
Yuval Lion - drums
&
Mauro Refosco - percussion (7)


Z comme...
ZO2 "Tuesdays & Thursdays" (2004)
Rockin' Hard!

Un trio méconnu ayant récemment plié les gaules, un destin tragique dans le lot (celui de leur excellent bassiste/chanteur David Z récemment décédé il y a quelques semaines dans un accident de circulation lors d'une tournée, R.I.P.) mais, surtout un hard rock moderne d'excellente facture. C'est le programme du Tuesdays & Thursdays des New Yorkais de ZO2.
Les élément marquants du groupe et de la galette ? Un vocaliste, déjà, frère de cordes vocales d'un autre regretté, Chris Cornell, qui par sa puissance et sa polyvalence en impose carrément. Un songwriting efficace ensuite où blues, post-grunge, groove et tradition hard-rockante s'épousent harmonieusement. Une production nickel qui met tout ça en valeur, enfin, parce que le flacon, quoiqu'on en dise, on le préfère bien roulé (à l'image de la playmate de la pochette !).
Bref, voici une galette chaudement recommandé à ceux qui aiment leur hard rock encore vivant, ouvert sur tous ses possibles, mené par une grande voix moteur d'une belle machine à chansons. Impeccable !

1. Takin' Me Down 3:47
2. Temptation 4:47
3. Living Now 3:52
4. Dirty Water 4:05
5. Radio 3:30
6. Fly On Your Wings 4:17
7. Breakdown 3:34
8. Liar 3:56
9. Paper Breakup 3:49
10. Wait 3:41
11. Head Up 4:36
12. Sweet Lover 4:02

Paulie Z - Chant, Guitare    
David Z - Chant, Basse
Joey Cassata - Batterie, Choeurs


Z comme...
ZORN, JOHN "Kristallnacht" "Kristallnacht" (1993)
Devoir de Mémoire

Une évocation de la Nuit de Cristal par John Zorn ? Un objet musical violent et non identifié pour un devoir de mémoire douloureux.
Evidemment, vu le thème, il y a beaucoup de bruit et de chaos dans l'œuvre créée par le stakhanoviste de la Downtown Scene, ça commence pourtant tout en douceur par un Shtetl, belle pièce de klezmer introductive où la tension (contenue) se manifeste déjà, qui, petit à petit, se voit envahie des diatribes nazies annonçant la déferlante bruitiste qui suit pour laquelle Zorn nous prévient dans le livret qu'elle "contient de hautes fréquences à la limite et au-delà de l'ouïe humaine pouvant causer des nausées, maux de têtes et des acouphènes"" c'est dire l'extrémité de la chose.
De fait, ce diable de Zorn ne nous a pas menti et les presque douze minutes de Never Again sont quasiment insoutenables, inécoutables, expression du déluge d'horreur s'abattant sur les pauvres juifs martyrisés comme sur l'auditeur subissant cette avant-garde industrielle sans le moindre compromis. La suite, les conséquences de la haine primale qui mut les partisans les plus zélotes du petit caporal, est plus tempérée, pas exactement accessible mais nettement plus écoutable, allant d'un minimalisme tendu, lugubre presque (Gahelet), d'une composition contemporaine typique de ce que Zorn sait faire infusée d'un violon yiddish bienvenu (Tikkun), d'un assemblage de "sound bites", de minimalisme et de noise jusqu'au-boutiste (Tzfia), d'une nouvelle virgule de pure ultraviolence (Barzel), à une ultime pièce, Gariin, typique des improvisations jazzo-avant-gardo-bruitiste ici particulièrement menaçante avec sa guitare (by Marc Ribot !) toute en sorties de routes et cris de douleurs (vu ce qui se passera ensuite, historiquement, on comprend pourquoi).
Si ce que vous attendez d'une œuvre musicale comprend de jolies mélodies, un sentiment de confort et d'harmonie, fuyez !, là n'est pas le propos d'une proposition aussi radicale et dérangeante que possible, un outil mémoriel au même titre que Nuit et Brouillard ou La Liste de Schindler, un album nécessaire mais en aucun cas aisé, vous aurez été prévenu. Cela fait-il de Kritallnacht un opus recommandable ? Assurément, mais pas pour ceux qui ont l'estomac, et les oreilles !, trop sensibles.

1. Shtetl (Ghetto Life) 5:55
2. Never Again 11:46
3. Gahelet (Embers) 3:27
4. Tikkun (Rectification) 3:02
5. Tzfia (Looking Ahead) 8:49
6. Barzel (Iron Fist) 2:02
7. Gariin (Nucleus - The New Settlement) 7:59

Anthony Coleman - keyboards
Mark Dresser - bass
Mark Feldman - violin
David Krakauer - clarinet, bass clarinet
Frank London - trumpet
Marc Ribot - guitar
William Winant - percussion
John Zorn - composition, direction, arrangements et production


Z comme...
ZZ TOP "Antenna" (1994)
Nouveaux Poils

En quête de rachat après un Afterburner mi-cuit et un Recycler peu inspiré, les trois texans de ZZ Top changent de label, modifient l'équipe de mise en son (Billy partageant la barre avec l'historique Bill Ham) et produisent leur meilleur album depuis Eliminator en plus d'un clair retour vers des racines plus épurées, sans tout à fait abandonner les acquis moderniste des années 80 cependant, qui leur vont bien au teint. Et donc, ce numéro 11, cet Antenna qui n'a définitivement pas la réputation qu'il mérite, est une sacrée bonne galette de blues rock texan de référence. De référence historique serait-on tenter de dire parce que présentement, ce qui justifie sa promotion au rang de coproducteur, le sieur Gibbons a retrouvé la folie furieuse, la grinta de ses jeunes années plaquant riffs gras bien bleus et soli inspirés avec une classe et un aisance qui laissent pantois. Il faut dire aussi que les Tres Hombres, une équipe immuable se connaissant par cœur, ont le chic pour réemballer leur art de nouveaux oripeaux, restant toujours familiers de l'auditeur qui ne voudrait de toute façon pas autre chose (des Pincushion au goût du jour, single supra-efficace s'il en fut, des Breakaway en ballade larvée, des Fuzzbox Voodoo en bon gros blues qui tape et groove, de beaux blues lent à guitare qui peure comme Cover Your Rig, on en a déjà entendu et on en redemande !). A partir de là, la marge d'ajustement, ce qui fait qu'un Fandango est si supérieur à un Tejas alors que, fondamentalement, c'est de la même musique dont il s'agit, tient dans la qualité des chansons (excellente ici) et ce petit quelque chose de magique et si fugace qu'on appelle l'inspiration, un machin qui ne s'explique pas mais est présentement au rendez-vous. Original cet Antenna ? Certes non ! Glorieusement troussé par d'excellents artisans en mode "back to the roots", ça oui ! Recommandé.

1. Pincushion 4:33
2. Breakaway 4:58
3. World of Swirl 4:08
4. Fuzzbox Voodoo 4:42
5. Girl in a T-Shirt 4:10
6. Antenna Head 4:43
7. PCH 3:57
8. Cherry Red 4:38
9. Cover Your Rig 5:50
10. Lizard Life 5:09
11. Deal Goin' Down 4:06
12. Everything 3:54

Billy Gibbons – guitar, lead (1, 2, 4, 5, 7-10, 12) and backing vocals
Dusty Hill – bass guitar, keyboards, backing and lead (3, 6, 11) vocals
Frank Beard – drums, percussion