jeudi 23 juin 2016

William en Intégrale Volume 1 (Albums de Chansons)

Vous aimez William Sheller mais ne connaissez, finalement, qu'assez peu son oeuvre ? Le Zornophage vous propose un tour d'horizon en commençant, sur ce premier volume, par les 13 albums studio du Monsieur... Elle est pas belle la vie ? Enjoie !

Rock'n'dollars (1975)

Premier album de chanson, Sheller, poussé par son mentor, Barbara, se lance dans une carrière à laquelle il n'aspirait à priori pas. Avant, il a tâté de l'arrangement, de la composition (pour d'autres interprètes, pour le cinéma, pour un mariage d'amis), c'est dire si le bonhomme a déjà de l'expérience. Ce qu'on découvre ici est, à l'aulne de ce qu'on a sait de sa carrière, fondamentalement ce qu'il développera par la suite, une chanson amoureuse de pop aux racines classiques avérées. Évidemment, il y a la mauvaise perception coutumière de cet album, à cause de son tube et morceau d'ouverture, le rigolo mais in fine un peu encombrant Rock'n dollars, mais, vraiment, du très réussi rock symphonique de La Maison de Mara, du charmant et très Beatles Oncle Arthur et Moi,  du futur classique de belle chanson pop que deviendra Photos-Souvenirs, à un Savez-vous ?Sheller offre une dernière fois la révélation de sa formation (classique !), c'est à un premier opus tout à fait réussi qui nous est offert. Même les chansons un peu oubliées aujourd'hui y méritent l'attention de l'auditeur même si, avouons, celle qui sont passées à la postérité (on y ajoute le merveilleusement sensible Chanson Lente et l'épique rock symphonique de Message Urgent, pré-Le Nouveau Monde, qui lui ressemble beaucoup, proposés en bonus) sont bel et bien les meilleures. Un peu court, ça restera une constante dans sa discographie, Rock'n Dollars est un début presque en fanfare pour un artiste qui n'a pas fini de faire parler de lui.

1. Rock'n dollars 2:29
2. La maison de Mara 2:07
3. La fille de Montréal 2:56
4. Une fille comme ça 3:02
5. Laisse moi tout seul 2:43
6. Oncle Arthur et moi 2:58
7. Photos-souvenirs 3:10
8. Comme je m'ennuie de toi 2:44
9. Les machines à sous 2:20
10. Hit-parade Lady 3:40
11. Savez-vous ? 3:08
Bonus
12. Chanson lente 3:07
13. Message urgent 3:52

William Sheller : chant, piano
Alain Suzan : basse, guitare, percussions
Alain Weiss : batterie
Slim Batteux : steel guitare
Luc Bertin : clavecin, piano électrique
Marc Chantereau : percussions
Yves Chouard : guitare
Patrick Gandolfi : percussions
Pierre Gossez : saxophone, clarinette
Michel Ripoche : violon électrique
Gilbert Roussel : accordéon
Cora, Patrick Gandolfi, Sabrina Lory, Paul Scemama, William Sheller, Alain Suzan : chœurs

...Dans un vieux rock'n'roll (1976)

Ha ! Le cap difficile du second album ! Surtout quand le premier n'a que modérément bien fonctionné et que l'artiste en question est souvent vu comme le rigolo de service du fait du tube que vous savez (et si vous ne savez pas, c'est de Rock'n Dollars dont il s'agit). Mais Sheller s'en fiche, il trace son petit bonhomme de chemin en ne changeant absolument rien à sa conception d'une chanson où pop, rock et classique voisinent en harmonie. Pour le récompenser de sa probité, William décrochera un nouveau tube, encore la chanson-titre de son album mais, cette fois-ci, une composition plus en adéquation avec les goûts et les ambitions de l'artiste. Une composition qui n'est pas l'arbre qui cache la forêt d'ailleurs, parce que ...Dans un Vieux Rock'n'Roll a ses futurs classiques de son répertoire, des chansons qui lui ressemblerait, oserait-on, qui s'appellent Genève, C'est l'Hiver Demain, le Carnet à Spirale et, justement, Une Chanson Qui Te Ressemblerait. Aussi qu'importe si tout n'est pas de ce niveau, si un Téléphone Pas Trop Tôt ou un 1, 2, 3, 4, deux chansons trop guillerettes pour être tout à fait honnêtes, viennent légèrement ternir le beau tableau d'un second album qui fait mieux que relever le gant de son prédécesseur, voit son auteur, compositeur, arrangeur et interprète s'affirmer un peu plus comme un grand de la chanson française. Bravo.

1. Dans un vieux rock'n'roll 4:49
2. Téléphone pas trop tôt 2:55
3. La bière y était bonne 3:39
4. Une chanson qui te ressemblerait 3:07
5. Ça ne sert à rien 2:18
6. 1.2.3.4. 2:23
7. Joker, poker 3:49
8. Genève 3:50
9. Le Carnet à spirale 2:59
10. C'est l'hiver demain 4:10
11. À qui je m'abandonne 5:13

William Sheller : chant, piano
Alain Suzan : basse, guitare, percussions
Patrick Gandolfi : percussions
(autres musiciens inconnus)

Symphoman (1977)

Il enchaine Sheller !, Deux ans après son premier album, voici déjà le troisième. N'enchaine-t'il pas trop vite ? Ne se précipite-t'il pas ? A l'écoute d'un Symphoman qui n'a pas, sans être aucunement indigne cependant, autant de bonnes chansons que son devancier, ...Dans un Vieux Rock'n'Roll, on serait tenté de le penser. Bien-sûr, l'album n'est pas exempt de réussites (A Franchement Parler, qui sera réenregistrée en mieux, Catherine, pour Lara, la chanson-titre qui porte bien son nom ou le rock symphonique typique de William de La Musique Autour de Moi ou le très Beatles "des fleurs plein les cheveux" Elle Dit Soleil, Elle Dit) mais même celles-ci semblent engluées dans une production variétoche qui, franchement, gâche un peu leur effet. Dommage. Dommage parce qu'avec des arrangements moins tapageurs, une sélection un peu plus serrée (parce que des Hey! Docteur Disco ou La Flash Assurance Limitée, tous deux semblant vouloir raccrocher le wagon rigolo de son premier tube sans la fraicheur, on s'en passe). En résumé ? Il est temps que William fasse une pause, retrouve les esprits qui avaient si bien commandés à ses deux premiers longs-jeux et tout ira bien ? Wait and see... En attendant, pas mauvais parce que Sheller n'est jamais mauvais, Symphoman est la première déception d'une carrière jusque-là très bien partie.

1. Gimmick boy 3:51
2. À franchement parler 4:18
3. Hey! Docteur disco 3:28
4. Catherine (chanson dédiée à Catherine Lara) 3:28
5. Fandango 5:20
6. La Flash Assurance Limitée 2:39
7. Symphoman 5:41
8. La musique autour de moi 4:20
9. À l'après-minuit 3:18
10. Elle dit soleil, elle dit... 4:01

William Sheller : chant, piano, claviers, choeurs
Slim Batteux : claviers, choeurs
Alain Suzan : basse, guitare, choeurs
Jean-Pierre Auffredo : guitare
Paul Scemama : guitare, percussions, harmonica, choeurs
Michel Gaucher : saxophone
Sam Kelly : percussions
Patrick Gandolfi : percussions
Luc Bertin : choeurs
Alain "Doudou" Weiss : batterie, choeurs
Catherine Lara : violon, choeurs

Nicolas (1980)

Après un album en demie-teinte et quelques années de plus grande discrétion, ce n'est rien de dire qu'on attendait de pied ferme le retour de William Sheller et, batteries dûment rechargées, c'est de retrouvailles dorées dont il s'agit. Évidemment, parce qu'à ce stade il est certain qu'on ne le changera plus, on retrouve ce Sheller amoureux de pop, de rock et de musique classique dont le but ne semble autre que de mettre tout ce qu'il aime dans des chansons à visée grand-public. Quand l'inspiration est au rendez-vous, et que les arrangements évitent les chausse-trappes variétoches, ça donne Nicolas, un quatrième album farci d'inattaquables classiques (Une Étonnante Européenne, Petit Comme un Caillou, Oh! J'cours tout seul, Nicolas, Quand J'étais à Vos Genoux et Fier et Fou de Vous... N'en jetez plus, la coupe est pleine) entourés de morceaux qui, cette-fois, ne font pas grincer des dents (quoique Quand Billy Nettoie son Saxophone...) voire émeuvent sans même à avoir à s'orner de mots (Promenade Française et Le Petit Schubert Est Malade, deux très beaux exemples du Sheller péri-classique dans ses albums de chansons). Nicolas ? Sans doute le meilleur Sheller à la date de sa sortie et toujours un album d'une si belle tenue qu'on ne peut décemment que recommander à ceux qui apprécient l'art pop d'un artiste continuant de creuser le sillon d'une carrière assez unique chez nous.

1. Une étonnante européenne 2:53
2. Promenade française 2:16
3. J'ose pas 3:13
4. Petit comme un caillou 2:18
5. Oh ! J'cours tout seul 3:19
6. Billy nettoie son saxophone 3:35
7. Un peu boogie-woogie sur les bords 2:43
8. Nicolas 3:07
9. Le petit Schubert est malade 2:12
10. Quand j'étais à vos genoux 3:05
11. Fier et fou de vous 3:32

William Sheller : chant, piano, claviers 
(autres musiciens inconnus)

J'suis pas bien (1981)

Son opus précédent, Nicolas, avait été une si belle fête qu'on attendait beaucoup du cru 81 de William Sheller... Trop ? De fait, c'est seulement d'un demi-bon dont il s'agit parce que s'il y a indéniablement de grandes chansons ici (Les Orgueilleuses, Une Chanson Noble et Sentimentale, Les Mots Qui Viennent Tout Bas, Genoveve et Un Endroit pour Vivre, auxquels s'ajoutent les bonus de l'utile réédition : J'Me Gênerais pas pour Dire que J't'Aime Encore et Les Petites Filles Modèles), il y a aussi des décrochages dans l'inspiration, des titres qui semblent plus reposer sur la production et l'arrangement que leur qualité compositionnelle propre et qui, de fait, ne tiendront pas le choc des ans (Pourquoi t'es plus New Wave, J'suis pas bien, La Fille Aînée des Cherokees aux premiers d'iceux) qui ne sont pas, dans l'absolu, indignes mais tellement en deçà du niveau d'excellence précédemment affiché par Sheller qu'on ne peut décemment les oublier, comme on ne peut pas taire la déception qui les accompagne. Au final, ça ne fait pas de J'suis pas bien un mauvais album, juste un Sheller un poil moins convaincant, exactement celui de Symphoman qui essaye beaucoup de choses au lieu de se concentrer sur ses vraies forces que sont une pop à la française d'inspiration Beatles, un rock symphonique épique et tout en nuance, et de belles ballades douce-amères aux charmes intimistes indéniables... Exactement ce que William, qui est tout de même un mec d'une remarquable intelligence, comprendra et mettra en application mais, ça, c'est une autre histoire même s'il fallait sans doute en passer par là, par ce opus mi-figue, mi-raisin.

1. Pourquoi t'es plus new wave 2:58
2. J'suis pas bien 3:13
3. Les orgueilleuses 2:20
4. J'attends dans la foule 3:16
5. La fille aînée du dernier des Cherokees 2:09
6. Une chanson noble et sentimentale 2:40
7. Les mots qui viennent tout bas 3:22
8. Genoveve 3:31
9. Ma hantise ordinaire 3:08
10. Un endroit pour vivre 3:47
11. La Bavaroise 2:18
Bonus
12. J'me gênerais pas pour dire que j't'aime encore 3:57
13. Les petites filles modèles 3:47
14. Rosanna Banana 3:48
15. La toccararte 1:55

William Sheller : chant, piano, claviers 
(autres musiciens inconnus)

Simplement (1984)

Ce n'est pas parce que c'est long que c'est bon semble nous dire William Sheller au moment de délivrer un mini-album de seulement six titres et 20 courtes minutes. C'est peu, et d'autant moins que Simplement vient trois longues années après la précédente excursion studio du bonhomme, le décevant J'Suis Pas Bien (1981). Mais considérant que c'est ici que le Sheller deuxième période démarre, c'est une étape essentielle, en plus d'une exquise collection de chansons. Parce que c'est ici que William décide d'arrêter d'essayer de plaire à ceux qui ont apprécié, une décennie plus tôt, son rigolo mais finalement encombrant Rock'n Dollars, c'est ici que William décide de se concentrer exclusivement sur ses forces, de cet acquis académique qui fait de lui un des plus fins arrangeurs de chez nous, de sa discrétion naturelle qui lui a permis de composer des chansons intimistes et belles, de son goût pour la démesure aussi sans qui ses sommets épiques ne seraient pas aussi réussis. Simplement, donc, une production qui ne vise qu'à mettre la performance et la composition en valeur et donc presque exempte des nombreux tics de son de sa décennie et, surtout, des titres qui vont droit au cœur dans une cohérence d'ensemble remarquable, une première pour William. Le détail ? Nul besoin, celles que vous connaissez (Maman est folle, Les Filles de l'Aurore, Mon Dieu que j'l'aime, Le Capitaine, et même probablement la chanson-titre) font aisément oublier le final un poil en deçà (L'Amour Noir, bof) d'un, hélas, trop court album. Parce qu'il est là, le seul défaut de ce Simplement... simplement immanquable !

1. Simplement 3:35
2. Maman est folle 2:39
3. Les filles de l'aurore 3:39
4. Mon dieu que j'l'aime 3:17
5. Le capitaine 3:44
6. L'amour noir 3:27

William Sheller : chant, piano
Jacky Arconte, Yann Benoist, Laurent Roubach : guitare
Patrick Dupont, Janic Top : Basse
Stephane Ianora : Batterie
Catherine Lara : Violon
Jean Philippe Audin : Violoncelle
Joel Flagerman : Claviers

Univers (1987)

Sheller, Univers. La première fois que j'ai entendu cet album, je n'en revenais pas. A l'époque, peu friand de chanson française et plutôt versé dans le riff plombé que le quatuor à cordes, rien ne me prédisposait à tomber irrémédiablement amoureux d'un petit bonhomme franco-américain, à la voix fragile et aux mains expertes. Univers est passé par là, tellurique galette !
Enfin, tellurique, je me comprends, parce que William Sheller n'est pas du genre à donner dans la pyrotechnie, que ce soit pour ses textes ou ses musiques. Artisan patient et pointilleux, il tisses son écheveau telle la dentelière de Calais additionnant paroles tout en retenue, art compositionnel maîtrisé et arrangements précieux pour un résultat assez unique de part chez nous et même assez unique tout court. Parce que Sheller est au confluent de moult tendances : musique classique puisque telle fut sa formation, pop music puisque tel fut (et est toujours) son amour, et chanson française par héritage et attirance culturelle. Tout ceci fait de Sheller un créateur à part dans le petit monde de la musique française, et c'est encore plus évident à partir du mini album Simplement (1984), et encore plus sur Univers où, vraiment !, William lâche les chevaux de son inspiration échevelée. Quoique ce qui constitue, dans l'édition vinyle d'époque, la Face A reste encore proche de la zone de confort commercial de William. Du rock pop orchestral de Darjeeling, au mid-tempo un poil bluesy mais toujours classicos (Basket Ball), à la pop orchestrale feutrée d'Encore Une Heure, Encore Une Fois et, finalement, à la belle ballade qu'est Les Miroirs dans la Boue, c'est un Sheller à l'ambition certes revue à la hausse mais encore très préoccupé par le format chanson. La Face B, sans se départir de la qualité de mélodiste de son compositeur, pousse l'enveloppe plus avant dès le rock orchestral quasi-progressif du Nouveau Monde, composition majeure d'un album qui ne l'est pas moins. Pour le coup, Cuir de Russie, charmante badinerie, et Guernesey, splendide pièce de chanson classique (comprendre chanson et musique classique en un) paraitraient presque "en dedans" s'il n'amenaient sur le magistral et complexe l'Empire de Toholl, indubitablement l'objet musical le plus alien et prospectif depuis Lux Aeterna dont il semble reprendre, bonussé de l'expérience acquise en chemin, l'ambition contemporaine, progressive.
Tout ce que touche Sheller sur Univers, album fondateur d'une deuxième partie de carrière passionnante, semble se transformer en or. C'est un album parfait... Son meilleur ?

1. Darjeeling 3:55
2. Basket ball 4:04
3. Encore une heure, encore une fois 3:34
4. Les miroirs dans la boue 3:43
5. Chamber music 4:59
6. Le Nouveau monde 5:01
7. Cuir de Russie 3:27
8. Guernesey 4:18
9. L'Empire de Toholl 9:10

William Sheller : sitar, piano, chant
Laurent Roubach : guitare
Claude Salmieri : batterie
Renaud Hantson : batterie
Pierre Gossez : saxophone alto
Georges Grenu : saxophone ténor
Marcel Hrasko : baryton
Gilbert Viatge : baryton
Francis Cournet : saxophone, basse
Janick Top : basse
Benoît Paquay : violon
Jean-Pierre Catoul : violon
Eric Gertmans : alto
J.P Emyle Dessy : violoncelle
Christian Padovan : basse
Tolbiac Toads : guitare, voix, batterie
Raymond Lefèvre : direction orchestrale

Ailleurs (1989)

Si Univers, précédent opus de Sheller, mélangeait chanson rock et classique, Ailleurs se départit quasiment de ces oripeaux modernistes pour se concentrer sur les organiques et traditionnelles formations du quatuor à cordes et de l'orchestre symphonique... Le piano et la voix de William en plus, ça va sans dire.
Il est loin l'auteur, compositeur, interprète d'un Vieux Rock'n'roll ou de Rock 'n' Dollars, méconnaissable, presque. C'est, présentement, à un compositeur ambitieux, osant se détacher du format chanson comme jamais il ne le fit jusqu'alors. C'est d'ailleurs évident dès la piste d'ouverture, Le Témoin Magnifique, composition en trois parties où il fait montre de son éducation classique (par un ancien élève de Gabriel Fauré, excusez du peu) dans une perspective plus modérément vulgarisatrice que jamais dans un de ses albums de chansons. De fait, ce qui subsistait encore d'inspiration pop dans Univers est pour ainsi dire évaporé d'Ailleurs qui n'en porte que mieux son titre. Autant le dire, ce n'est pas un album facile, pas une collection de singles imparables comme pouvait le paraitre Univers, outre Un Archet Sur Mes Veines, blues pour quatuor à cordes très réussi, Excalibur, qui malgré son format progressif reste une mélodie accrocheuse pour une chanson plutôt abordable, et La Tête Brûlée, pour orchestre et voix qui chope bien l'oreille et vous la garde par son ambiance et ses paroles déchirantes, c'est un objet musical différent que Sheller nous propose. Un objet musical où il laisse libre cours à ses fantaisies musicales les plus précieuses ce qui, dans l'acceptation "vinylienne" de l'album, représente surtout la Face B où, entre deux instrumentaux tout en charme et en maîtrise (Octuor et Partita, assimilables à la musique classique, de chambre pour le second) et 3 "chansons" (Sergei, La Sumidagawa et Ailleurs) où les extraordinaires capacités d'arrangeur et de compositeur de William Sheller explosent à la face du monde (enfin, pour ceux qui ne savaient pas encore...). Certes, cet "emballage final" demandera qu'on y revienne quelques fois pour pleinement en apprécier l'intensité dramatique et la nuance mélodique, c'est le lot de toute musique intellectuellement conçue mais émotionnellement gagnante.
Sheller n'a plus proposé, depuis, de fusion aussi grandiose de ses amours pop, rock, progressifs et classiques. Rien que pour ça, Ailleurs est un album précieux et absolument irremplaçable dans la discographie d'un artiste hors du commun... Comme en plus c'est aussi un très bon long-jeu, toute hésitation de rigueur s'évanouit et on recommande chaudement, très chaudement même ce gout d'Ailleurs si délicieux.

1. Le témoin magnifique 7:56
1a. Prélude à tempo d'un jogger
1b. Cadenza del sol
1c. Chant du témoin
2. Un archet sur mes veines 3:52
3. Excalibur 6:38
4. La tête brûlée 6:19
5. Sergueï 5:50
6. Octuor 8:33
7. La Sumidagawa 1:37
8. Partita 6:12
9. Ailleurs 3:36

William Sheller : piano, chant, orchestration
Jean-Claude Dubois : direction orchestrale
Jean-Philippe Audin : violoncelle
Constantin Bobesco : violon
Hervé Cavelier : violon
Agnès Toussaint-Audin : alto

Albion (1994)

Cinq ans après son album le plus précieux, le stratosphérique aussi, Ailleurs, il est clair que Sheller a des envies d'en découdre. A partir de là, il n'est que logique de le voir se délocaliser de l'autre côté du Channel, engager des musiciens du cru et... lâcher les chevaux électriques ! Certes, il faudra savoir passer outre l'incontestable hideur de la pochette, et s'acclimater à ce nouveau Sheller... Nouveau Sheller ? Dans la forme c'est indéniable, jamais William n'a été aussi près du hard rock voire du heavy metal (oui, carrément, il n'y a qu'à écouter la puissante nouvelle version d'Excalibur pour s'en convaincre). Dans le fond par contre, quand on gratte ce vernis de guitares saturées et de batteries tonnerres, c'est bel et bien de William Sheller dont il s'agit, de ce compositeur amoureux de rock, encore plus évidemment ici bien-sûr, mais aussi de pop et de progressisme symphonique, deux nuances de son art absolument représentées sur Albion. Parce que, enfin, d'un Good Bye Good Bye Good en forme de pop lente et majestueuse, d'un Maintenant tout le temps à la mélodie et au texte absolument typiques de leur auteur, d'un La Navale en pur et excellent Sheller épique, etc., c'est plus à un nouvel emballage de son art qu'une révolution de son écriture auquel William procède. Et ça fonctionne !, formidablement !, parce que, bien-sûr, William a l'intelligence de savoir doses ses effets tout en y allant très franchement dans la case rock dur, parce que les musiciens qui l'entourent, plus des requins vétérans que des gros noms du business mais d'indéniables professionnels quoiqu'il en soit, font un admirable boulot, et que la production, très différente de ce à quoi Sheller nous avait habitué, une vraie production rock !, fait bien la "soudure". Bref, Albion, album souvent incompris parce que tellement à part, tout en étant absolument du Sheller, redisons-le, est une vraie belle réussite qui, récréation salutaire pour son auteur, n'a pas pris une ride plus de 20 ans après sa sortie. Chaudement recommandé.

1. Good Bye Good Bye Good 6:04
2. Maintenant tout le temps 7:20
3. Les enfants sauvages 4:48
4. Silfax 4:18
5. I Spy 5:25
6. La Navale 8:11
7. Excalibur 6:57
8. Comme on n'oublie pas 7:24
9. On vit tous la même histoire 4:35
10. Relâche 5:48
Bonus
11. Ridge Farm en Albion 7:02

William Sheller : chant, claviers, programmation
David Ruffy : batterie, percussions, programmation
Gary Tibbs : basse, chœurs
Steve Boltz : guitares, chœurs
Mark Wallis : console, sampling

Les machines absurdes (2000)

Album somme d'acquis d'une carrière bien remplie, Les Machines Absurdes est aussi un retour à un format normal, enfin, normal pour un William Sheller toujours un peu à part dans le Paysage Musical Français, après Albion qui, six ans plus tôt, avait transformé William en hard-rocker émérite. Point de ça ici, recentré sur ses fondamentaux, et donc débarrassé de tous les oripeaux électriques qui avait habité la précédente incarnation de son art, pour une belle réussite d'ailleurs, ça se doit d'être précisé, Sheller propose un album de pop rock comme lui seul, au moins en France, en est capable. Avec quelques nouveautés, quelques bidouillages électroniques qui apparaissent pour la première fois chez Sheller, ho !, rien de révolutionnaire, juste un nouveau possible dans qu'un compositeur et arrangeur aussi ouvert sur le monde que William ne pouvait décemment pas manquer, quitte à ne pas le retenir sur ses œuvres suivantes, ce qui fut le cas. Sinon ? Du pur Sheller avec, qui plus est, une belle inspiration au rendez-vous, qui démarre par de la chanson symphonique précise et précieuse (Parade), enchaine sur un rock symphonique aux flaveurs orientales (Indies), poursuit par de la ballade pop au piano (To You), etc., pour finir par une merveille de pop song joliment surannée du genre que McCartney ne renierait pas (Chamberwood). Typique, donc, mais aussi totalement réussi avec juste une chanson un peu moins marquante (l'agaçant Misses Wan qui confirme que la chanson légère n'est pas le fort de Sheller). Trop court aussi, c'est typique de Sheller aussi ça, jamais le genre de mec à s'appesantir plus que de raison, mais heureusement rallongé sur sa réédition par l'excellent Centre Ville où, seul au piano, William semble déjà annoncer l'Épures à venir. Bref, vous l'aurez compris, Les Machines Absurdes est un album d'une immense qualité qu'on ne peut que recommander à celles et ceux qui aiment la pop music de qualité très supérieure, domaine où Sheller règne, chez nous, en évidente figure tutélaire.

1. Parade [Le bel adieu] 4:04
2. Indies [Les millions de singes] 4:42
3. To You 2:40
4. Moondown 4:05
5. Sunfool [Une solitude ordinaire] 4:05
6. Athis 3:33
7. Misses Wan 4:01
8. Enygma Song 3:48
9. Les machines absurdes 2:58
10. Chamberwood [La vilaine maison] 3:19
Bonus
11. Centre Ville 5:17

William Sheller : chant, claviers, programmation
Jean-Pierre Catoul : violon
Sylvain Luc : guitare, basse
Yves Bebey : batterie
Richard Décamps : clarinette
Thierry Caens : trompette
Gilles Demazière : basson
André Klenès : contrebasse
Olivier Mell : bombarde

Épures (2004)

Comme son nom l'indique, et à l'image de sa pochette, Épures est un album à l'absolu minimalisme instrumental, un coup que William Sheller nous avait déjà fait en live, Sheller en Solitaire, mais pas encore en studio. Voilà, c'est fait. Forcément, on y perd en fantaisie d'arrangements, une des spécialités de William, et il ne faut pas compter sur quelque montée de sève que ce soit, tel n'est pas le propos, ces facteurs pris en compte, Épures est une petite merveille de nuance et d'émotion avec, comme à son excellente habitude, une immense majorité de chansons ô combien émouvantes et marquantes, souvent tellement typiques de leur auteur qu'elles sont immédiatement familières, et dont une est en effet recyclée de l'album d'avant dont elle donnait d'ailleurs le titre, les Machines Absurdes, mais c'est la seule. Et à ceux qui se disent qu'un unique piano ne doit pas donner un album très fun, on dira que, oui, ce n'est pas fun mais qu'avec un compositeur aussi talentueux doublé d'un vrai instrumentiste expert, la gamme harmonique de l'album est simplement éblouissante et que, même, talent de Sheller ou imagination de l'auditeur, je vous laisse juge, on y entend souvent ce qui aurait pu être si d'autres musiciens avaient été invités. Bref, avec d'aussi belles pièces que Mon Hôtel, Chanson d'Automne, Toutes les choses qu'on lui donne, Revenir Bientôt ou J'en avais envie aussi, et même quelques jolies virgules instrumentales (Aidan Song, Pour la Main Gauche et Cantilène), il est indéniable qu'Épures est, en plus d'être vraiment trop court mais ça, on en a l'habitude, une vraie belle réussite d'album intimiste et beau. Bravo.

1. Mon hôtel 3:24
2. Chanson d'automne 2:49
3. Toutes les choses qu'on lui donne 3:50
4. Clandestine 2:12
5. Aidan song 2:02
6. Elvira 2:09
7. Revenir bientôt 3:07
8. Loulou 3:14
9. Pour la main gauche 1:01
10. J'en avais envie aussi 3:46
11. Machines absurdes 2:45
12. Cantilène 2:45

William Sheller : chant, piano

Avatars (2008)

A l'image de la pochette de l'album, une des plus réussies de sa discographie d'ailleurs, Avatars est un album joueur et plein de fantaisie pour un William Sheller décidément beaucoup trop rare (4 ans depuis Épures, c'est long !). Dans l'absolu, on peut qualifier Avatars de Machines Absurdes volume 2, sans les petits grigris électroniques, assez discrets d'ailleurs, que William y avait introduit, soit un pur album de pop rock à la Sheller et donc orné de jolis arrangements le tirant régulièrement vers un univers symphonique qu'il apprécie beaucoup et maîtrise parfaitement. Pas révolutionnaire donc, mais ce n'est pas ce qu'on attend d'un artiste dans sa soixantaine d'autant que, si l'expérimentation, qui fut une des forces du bonhomme par le passé, est absente, l'inspiration, elle, est tout à fait au rendez-vous. Des exemples ? Avatar (I et II), deux exquises pièces de chanson orchestrale, l'une rock, l'autre non, absolument maîtrisées aux mélodies forcément typiquement "shelleriennes", de belles chansons pop comme William en a le secret (La Longue Échelle, Music Hall, Spyder le Cat), d'autres plus rock qu'à l'habitude même si pas aussi radicales que ce qu'Albion avait pu proposer (Tout Ira Bien, Le Veilleur de Nuit, Camping) et, évidemment, de ces chansons douce-amères, intimistes et belles dont Sheller est plus que coutumier, passé expert en la matière (Félix et Moi, pour une fois mené par une guitare acoustique, Tristan pour l'option symphonique) relativement peu représentées, d'ailleurs, dans un album plutôt dynamique que rêveur, même si l'un n'exclut pas forcément l'autre. Surtout, Avatar est un album qui respire la joie de jouer de son auteur, joie simple, franche et directe qu'on se doit de ne pas bouder parce que, franchement, tout ceci est excellemment troussé.

1. Avatar I (Log In) 5:44
2. La longue échelle 3:12
3. Tout ira bien 2:53
4. Félix et moi 2:39
5. Jet Lag 5:30
6. Tristan 4:34
7. Blackmail 3:24
8. Music Hall 2:21
9. Le veilleur de nuit 2:26
10. Spyder le cat 3:24
11. Camping 4:54
12. Avatar II (Log Out) 4:35

William Sheller : chant, pianos, mellotron
Dominic Miller : guitare
Sylvain Luc : guitare
Patrick Tison : guitare
Laurent Vernerey : basse
Nicolas Fiszman : basse, guitare
Denis Benarosch : batterie
Matthieu Rabate : batterie
Perry Montague-Mason : violon
Richard Watkins : cor
Nigel Black : cor
Stéphane Guillaume : saxophone
Pierre-Olivier Covin : saxophone
Jean-Michel Tavernier : saxophone
Xavier Tribolet : orgue
...et un orchestre qui n'est pas crédité.

Stylus (2015)

Battant des records de lenteur, il aura cette fois fallu 7 longues, trop longues, années à Sheller pour enfin révéler au monde la suite du très réussi Avatars de 2008, c'est sans surprise d'un album exactement conforme à ce qu'on pouvait espérer de lui que William nous honore. En effet, toujours prompt à faire la balancier entre album pop rock et œuvres plus intimistes, c'est vers cette seconde tendance, la première étant celle du coup d'avant, que tend l'auteur, compositeur, arrangeur et interprète. Présentement, dans un cadre qu'il a couramment pratiqué en live (avec les quatuors Stevens et Halvenalf) mais aussi sur l'exceptionnel Ailleurs, c'est un Sheller soutenu par un seul quatuor à cordes qui propose... du Sheller, évidemment ! Indéniablement, la voix a vieilli, une première pour un homme qui avait jusqu'alors tenu son organe pour ainsi dire inchangé, ça lui rajoute un fragilité, qu'il a d'ailleurs toujours eu, encore plus palpable, rien de dramatique donc, juste le signe de l'inéluctable passage du temps. Et comme c'est le seul signe de vieillissement, parce que l'inspiration, elle, est bel et bien là, on l'oublie vite, pris que nous sommes par les cordes émouvantes et les textes fins qui articulent la collection de l'occasion. Une collection beaucoup trop courte, la plus courte des albums studio de William (on frôle les 31 minutes), une collection d'autant plus courte que, d'excellente tenue, elle donne des envies de plus. Car, enfin, comment résister à ces chansons nobles et sentimentales (Bus Stop, Les Enfants du Week-End), à cette art d'accomoder la pop en cordes (Youpylong, Comme Je M'Ennuie de Toi), à ces petits instrumentaux si délicats (dans le genre, Sweet Piece et Intermezzo, tous deux au piano seul, se posent un peu là, le premier évoquant même Satie), à ces déchainements orchestraux, ici plutôt doux, du bien nommé Une Belle Journée, des Souris Noires ou de Walpurgis et même la surprise, la vraie surprise, d'un décrochage swing en chanson fantôme (Le temps d'une heure de Ciel Bleu) domaine de prédilection de son papa mais jamais encore de William qui, quelque part, doit rendre ici un hommage filial. Bref, Stylus c'est du Sheller classique, du Sheller comme on en redemande, encore et encore, et pas dans 7 ans cette fois, siouplait Mister Hand !

1. Youpylong 2:39
2. Une belle journée 3:15
3. Bus stop 3:11
4. Sweet piece 1:58
5. Les Enfants du week-end 2:22
6. Comme je m'ennuie de toi 2:34
7. Petit pimpon 2:17
8. Intermezzo 1:42
9. Les Souris noires 3:58
10. Walpurgis/Le Temps d'une heure de ciel bleu 6:52

William Sheller : chant, piano
David Makhmudov : violon
Laurence Ronveaux : violon
Eric Gerstmans : alto
Christelle Heinen : violoncelle
Philippe Decock : piano
Yves Baibay : batterie
André Klenes : contrebasse
Laurent Blondiau : trompette

...La suite très bientôt avec tout ce qu'il reste et, croyez-moi, il en reste !

26 commentaires:

  1. William en Intégrale Volume 1 (Albums de Chansons)

    "Rock'n'dollars" (1975)
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    "...Dans un Vieux Rock'n'Roll" (1976)
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    "Symphoman" (1977)
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    "Nicolas" (1980)
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    "J'suis pas bien" (1981)
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    "Simplement" (1984)
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    "Univers" (1987)
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    "Ailleurs" (1989)
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    "Albion" (1994)
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    "Les machines absurdes" (2000)
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    "Épures" (2004)
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    "Avatars" (2008)
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    "Stylus" (2015)
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    1. Bonjour,
      Le lien de "Stylus" ne fonctionne pas !
      Est-ce possible svp de le remettre à jour ?
      Merci d'avance !

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  2. Une écoute chronologique de ces 13 albums me paraît un brin éreintante pour découvrir le bonhomme: par quel LP je devrais débuter? Ailleurs?

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    1. Allez, rien que pour toi, un top 3 (qui au passage démontre que Sheller s'est bonifié avec le temps) :

      1 - Ailleurs
      2 - Univers
      3 - Les Machines Absurdes

      Ailleurs est le plus difficile des 3, Les Machines Absurdes le plus accessible.

      Enjoie !

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  3. Quel dérouleur magnifique, que c'est beau de les voir s'aligner ainsi.. des albums pas évidents à trouver (les 5 premiers lp) avant la boite Mercury 2010 (1975/2000) (manque "Nicolas") et l'intégral 2015.
    J'aime tout de Sheller, c'est récurent. Et même si Albion m'a ravagé la tète à sa sortie, j'ai un gros faible pour "Ailleurs", puis "Univers".

    Tous les chanteurs ont leur petite boite, intégrale ou essentielle.. depuis des années, j'attends celle d'Yves Simon.

    en attendant, vive Sheller

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    1. Mon intégrale, c'était Chemins de Traverse, forcément incomplète aujourd'hui mais tellement plus complète que la petite dernière, dont je crois d'ailleurs que Sheller n'est pas totalement satisfait.
      Merci de ton passage, Charlu.

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    2. Merci à toi... sérieux.. il me manquait "Nicolas"..
      Ma trinité à moi du début..ou peut être mon tryptique de par ici.. c'est Gainsbourg/Polnareff/Sheller.
      Puis des mecs sont venus foutre le doute.. Bashung/Murat/A

      merci beaucoup pour Nicolas.

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    3. Pas de trilogie chez moi mais quelques fondamentaux :

      - Brel
      - Ferré (j'en découvre encore !)
      - Gainsbourg
      - Higelin
      - Thiéfaine
      - Bashung
      - Sheller
      et mêmes quelques plus jeunes en tête desquels je place le délicieux Thomas Fersen.
      Tiens, j'ai pas cité Murat, je l'aime beaucoup ausi mais, parfois, il m'agace !

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  4. Je suis étonné de voir que ce type — dont on ne parle jamais — propose une discographie aussi dodue !

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    1. On n'en parle pas jamais, on n'en parle pas assez. Et puis, 13 albums en 40 ans, je ne trouve pas ça si dodu, finalement...

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  5. William est vraiment un grand arrangeur et les mélodies sans être trop accrocheuses, sont bien agréables à l'écoute. Artiste discret (en tout cas plus que certains :-), et avec toujours des opus bien soignés. Merci cher Zornophage, c'est un régal. Bonne suite et notamment celle relative à William.

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    1. Merci à toi, merci aussi à William et à très bientôt pour les suites des aventures de Mr. Hand ! ;-)

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  6. Plus je regarde les pochettes, plus je me dis que William Sheller a vraiment un petit air de Phil Collins. Comme l'angliche, il évolue dans une sphère plutôt progressive… finalement William Sheller ne serait-il pas notre Genesis à nous ? J'déconne ou pas ?!?!?

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    1. Je vais faire court et user d'une absolue franchise : oui, tu déconnes.

      ^_^

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    2. OK, je note !!!!!
      Sinon, tu as trouvé mon mail à propos des compiles de vacances ?

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    3. Sérieux, si je devais le comparer à un autre artiste, je dirais que Sheller est notre McCartney.
      Sinon, je t'ai répondu... ^_^

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  7. Je connais depuis "Sheller en solitaire " et j'aime tout depuis. ...mes préférées restent peut-être "J'cours tout seul " et "Nicolas ".....Je ne connais pas les débuts par contre. ...et je n'arrive plus à telecharger chez toi (et d'autres. ...)....tant pis. ..Je suppose qu'après c'est les lives ! !!!! Sont super aussi. ...

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    Réponses
    1. C'est Zippyshare qui coince. Ça vient sans doute de ton antivirus...
      Et après ce sont en effet les live mais pas que, wait and see ! ;-)

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  8. Réponses
    1. Je t'en prie.
      Et la suite c'est tout de suite, maintenant !
      Enjoie.

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  9. Merci beaucoup pour cette maxi compil'. Je suis William depuis ses débuts donc grosse partie de vinyles, mais il m'en manquait.
    Pour les fondamentaux français, je partages ta belle liste (Fersen inclus, bien sûr) j'y ajouterais volontiers Barbara (une femme, enfin !), Lavilliers, Charlélie Couture, et quelques jolies choses chez Reggiani et Pierre Rapsat.
    Gil

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    Réponses
    1. Ha oui, tiens, j'avais oublié CharlElie ! Son parcours est imparfait avec quelques excellents albums. Lavilliers, franchement, j'ai du mal, l'aventurier de Saint-Etienne a toujours été un peu trop gonflé et mytho pour moi. Barbara, mon problème, c'est sa voix, mais je respecte, totalement. Quand aux deux dernier que tu cites, Reggiani, j'ai une double compilation, que j'aime mais j'avoue ne jamais être allé gratter plus loi, et Pierre Raspat dont je crois bien que c'est la toute première fois dont je lis le nom. Plus d'infos ?
      Merci de ton passage et de ton commentaire, Gil.

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  10. Oui, oui, Reggiani n'est pas un gros créatif, surtout un interprète, mais il le fait bien.
    Pierre Rapsat (pas Rasepatte comme tu l'as écrit !) est belge et a fait ses premières armes dans les 70's et début des 80's. Assez rock au début, il a vite ajouté pas mal de synthé accrocheurs dans sa musique. Il est intéressant dans sa démarche et par sa voix (je fonctionne plutôt à l'affectif). Les Belges, ils font souvent beaucoup avec pas grand chose. Je l'ai découvert avec l'album "Un coup de rouge , un coup de blues", puis "Lâchez les fauves". Son album de la maturité (plus posé, plus fouillé, plus homogène) est pour moi "Ligne claire", avant le "Dazibao" final, avant qu'il ne succombe aux attaques du crabe en 2002 (mais pas devenu star pour autant ...). Les albums (j'ai du mal à être impartial) ne sont pas de qualité uniforme. Il vaut mieux commencer par des morceaux. Pour cela 2 grosses compils : « Les saisons », anthologie volume 1 et « Jardin secret », anthologie volume 2.
    Je possède surtout des vinyles, mais je dispose aussi de mp3 dans diverses qualités, pas si faciles à trouver sur le net.
    Gil

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    Réponses
    1. je vais "investiguer". Merci de ces précisions.

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