jeudi 25 juin 2015

70s Progressive Rock (10 ans, 10 albums, LISTE B)

Parce qu'une fois ne suffisait définitivement pas, on revient sur le cas du rock progressif des années 70 avec une sélection de 10 albums complémentaire de celle du 1er billet, un déroulé où folie, mélodie, grâce et maîtrise vont main dans la main. Enjoie !

1970
Magma "Kobaïa"
ou "Alien Prog"

Première déclaration d'intention, première symphonie martienne du plus unique des groupes de rock progressif de chez nous, un des plus uniques tout court d'ailleurs, c'est évidemment de Magma que l'on cause, Kobaïa est un double album où Stravinsky, Orff, WagnerJohn Coltrane évidemment, on va y revenir, King Crimson et l'Opéra de Quat'Sous de Brecht/Weill se rencontrant sur une lointaine planète, s'affrontant pour le meilleur et l'exceptionnel : un grand chaos apparent qui fera florès.
Mais évidemment, Magma est plus que la somme de ses influences, Magma c'est avant tout la création maniaque d'un batteur et vocaliste totalement atypique, un petit gars de Nogent-sur-Marne, fils adoptif du pianiste de Nougaro, en quête de la note suprême depuis que, adolescent, il découvrit un jazzman aussi halluciné que passionnant : John Coltrane. Parce que s'il y a une influence qu'on ne peut pas mettre sous l'éteignoir, une qui est suffisamment présente et décisive pour que tout l'art à venir du combo en général et de son indéboulonnable leader en particulier s'en ressente c'est bien celle du mythique natif de Caroline du Nord.
Et donc Magma, c'est du jazz ? Oui ! Et non. C'est du jazz libre et contemporain empruntant, présentement, à la naissance de la décennie progressive, aux possibles de son temps mais pas pour suivre les outre-manchots ou outre-atlanticards et autres teutons-au-chou, non, pour créer une symphonie qui deviendra un univers, avec sa propre langue, son propre son et même, honneur ultime, son propre genre, ce zeuhl qui gagnera bien d'autres formation, bien d'autres territoires. Et c'est ici que tout commence, sur un double album, pas moins, un chœur post-apocalyptique et transcendant, un opéra spatial, une création savante où les capacités d'instrumentistes, pas forcément tous virtuoses d'ailleurs, sont avant tout le matériau organique sur laquelle l'œuvre est construite. Pas de blabla inutile, de performances nombrilistes voir onaniste mais un tout, d'une terrible cohérence, d'une incroyable noirceur, qui laisse tout sauf indifférent.
Magma fera mieux ? Sans doute. Mais la naissance d'un mythe, d'un genre et d'un personnage (Vander !) qui continue, tel qu'en lui-même, à faire vivre son Art, ça se célèbre ça s'apprécie sur un excellent Kobaïa, le nom de leur planète à eux, qu'on continue de décortiquer avec ravissement, 45 ans après.

CD 1
1. Kobaïa 10:15
2. Aïna 6:15
3. Malaria 4:20
4. Sohïa 7:00
5. Sckxyss 3:47
6. Auraë 10:55

CD 2
7. Thaud Zaïa 7:00
8. Nau Ektila 12:55
9. Stoah 8:05
10. Muh 11:13

Klaus Basquiz – vocals
François Cahen – piano
Claude Engel – guitars, flute, vocals
Teddy Lasry – soprano sax, flute
Richard Raux – alto and tenor sax, flute
Alain "Paco" Charlery – trumpet, percussion
Francis Moze – electric bass, contrabass
Christian Vander – drums, vocals

MAGMA

1971
Caravan "In the Land of Grey and Pink"
ou "Canterbury Gold"

Pilier de cette passionnante Canterbury Scene, aux côtés de Soft Machine, National Health, Hatfield and the North, Gong, et, à moindre titre, d'Egg, Comus, Quiet Sun, etc., excusez du peu !, Caravan en est aussi l'un des fondateurs, l'un des détenteurs d'un son, mariant jazz libre (ici tenu à un strict minima), indéniable anglicité et progressisme naturel qui fait tellement d'effet aux amateurs d'évasion sonique de qualité.
Dans les faits, In the Land of Grey and Pink est l'avant-dernier album de la formation originelle de Caravan, le troisième d'icelle, celui où le futur Hatfield and the North Richard Sinclair, qui quittera ses partenaires l'année suivante, après un Waterloo Lily un poil décevant, s'implique le plus dans le songwriting et le chant jusqu'à en devenir le quasi-leader. Découpé en deux parties, une face dédiée à de courtes chansons, l'autre au massif Nine Feet Underground et ses presque 23 minutes, il exemplifie à la perfection les deux facettes compositionnelles d'une formation autant capable de chansons pop progressives toutes en nuances et joliesses mélodiques que de magistrales explorations progressives symphoniques où moult soli virtuoses, moult textures réussies viennent émailler une création qui tient beaucoup de la jam sans pour autant perdre un seul instant un focus compositionnel bien tenu. Forcément, Caravan n'ayant pas de vrai guitariste en son sein, les claviers en génrale et l'orgue bourré de fuzz en particulier de l'autre Sinclair, cousin du premier, David qui s'en donne à cœur-joie et nous offre, ce faisant, un paquet de belles émotions musicales.
Alors, certes, Caravan n'est pas exactement le plus edgy des groupes de la scène de Canterbury, contrairement à Soft Machine ils ne poussent pas leur art vers le free jazz, contrairement à Gong ils ne partent pas de dans de spatiaux délires psychédéliques mais ce qu'ils font, une musique finalement simple, accessible mais jamais simpliste, ils le font avec un classe et un naturel qui laisse bouche bée. C'est vrai sur tous les albums de leur période de gloire (1968-1973) et encore un peu plus cet In the Land of Grey and Pink qu'il est, à partir de là, facile de considérer comme leur magnum opus, ce qu'il est, indéniablement.
Présentement, en un remaster de qualité doté de nombreux titres bonus permettant de rallonger la bonne sauce, c'est l'œuvre qu'on conseillera à toutes celles et tous ceux qui souhaitent découvrir cette formation trop souvent confinée à un quasi-anonymat hors de la sphère progressive alors qu'elle mérite tellement mieux. Testez-le donc, vous ne serez pas déçus.

1. Golf Girl 5:05
2. Winter Wine 7:46
3. Love to Love You (And Tonight Pigs Will Fly) 3:06
4. In the Land of Grey and Pink 4:51
5. Nine Feet Underground 22:43
I. Nigel Blows a Tune
II. Love's a Friend
III. Make It 76
IV. Dance of the Seven Paper Hankies
V. Hold Grandad by the Nose
VI. Honest I Did!
VII. Disassociation
VIII. 100% Proof
Bonus
6. I Don't Know Its Name (Alias The Word) 6:12
7. Aristocracy 3:42
8. It's Likely to have a Name Next Week (Instrumental version of "Winter Wine") 7:48
9. Group Girl (First version of "Golf Girl") 5:04
10. Dissassociation/100% Proof (New Mix) (Closing section of "Nine Feet Underground") 8:35

Richard Sinclair – bass guitar, acoustic guitar, vocals
Pye Hastings – electric guitars, acoustic guitar, vocals
David Sinclair – organ, piano, Mellotron, harmony vocals
Richard Coughlan – drums and percussion
&
Jimmy Hastings
– flute, tenor sax, piccolo
Dave Grinstead – cannon, bell and Wind

CARAVAN

1972
Gentle Giant "Octopus"
ou "Many Arms"

Lettré, varié, technique, unique aussi, des groupes comme Gentle Giant, on n'en trouve pas sous le sabot de la première carne venue, quand, en plus, il s'agit de leur quatrième album, Octopus, peut-être leur meilleur, on ne sait pas où commencer la louange parce que, évidemment, vanter ses mérites, convaincre qu'il faut l'écouter même si ce n'est pas ce qu'il y a de plus simple dans le genre, devient une quête.
Contrairement à la majorité de ses collègues, Gentle Giant ne fait pas dans la pièce épique (ou à rallonge pour ceux qui n'apprécient pas le genre), leurs chansons ont des durées qui ne laissent pas suspecter ce qu'elles proposent, à savoir un déluge de soli ultra-précis, d'enchainements savants, de patterns atypiques, de mélodies différentes, etc. Parce que Gentle Giant ne fait pas dans la facilité, ce qui vient aux six membres de la formation, tous d'excellents instrumentistes, compile inspiration moyenâgeuse, ce Advent of PanurgeRabelais est traité avec tant de délicatesse, où la tentation troubadour est vite relayée par de fusionnantes aspirations avant d'évoluer, encore !, vers de symphoniques prétentions tout à fait convaincantes, etc. La description pour l'exemple du festival d'intelligence compositionnelle et harmonique de la chose. Parce que, fondamentalement, rien ne déçoit ici, titre après titre la tracklist nous fait voyager dans le petit monde précieusement foutraque de musiciens n'hésitant pas à emprunter ce que bon leur semble d'où que cela provienne. Un violon tsigane, du jazz presque funk, de délicates ou complexes harmonies vocales, de la musique de chambre, folk, rock, ancienne, avant-gardiste, tout fait ventre à cet ogre. Mais attention, le soin du détail est extrême, maniaque presque, ça fait donc du beau, du bien arrangé, de la surprise à chaque tournant mais toujours de la belle surprise, bien pensée et bien dessinée.
Alors on ne fait pas plus le détail, pas besoin !, on dit simplement que cet album-là, ne pas l'aimer, c'est un crime contre la musique, carrément !

1. The Advent of Panurge 4:41
2. Raconteur, Troubadour 4:01
3. A Cry for Everyone 4:04
4. Knots 4:11
5. The Boys in the Band 4:34
6. Dog's Life 3:11
7. Think of Me with Kindness 3:34
8. River 5:53

Gary Green - Electric guitar (tracks 4, 8), electric guitars (tracks 1, 3, 5), maracas (track 2)
Kerry Minnear - Piano (tracks 1-5, 7, 8), Hammond organ (tracks 1-5, 7, 8), Minimoog (tracks 1, 3, 5, 8), electric piano (tracks 2, 4, 8), Mellotron (tracks 2, 8), Clavinet (track 1), harpsichord (track 4), regal (track 6), vibraphone (tracks 4, 8), tambourine (track 2), cello (tracks 2, 6), lead vocals on tracks 1, 4 and 7, backing vocals
Derek Shulman - Lead vocals (tracks 1-4, 8), alto saxophone (track 5)
Phil Shulman - Trumpet (tracks 1, 2), alto saxophone (track 5), tenor saxophone (track 4), mellophone (track 7), lead vocals on tracks 1, 4, 6 and 8, backing vocals
Ray Shulman - Bass, violin (tracks 2, 4, 5), violins (track 6), viola (track 6), electric violin (track 8), acoustic guitar (track 6), tambourine (track 3), backing vocals
John Weathers - Drums (tracks 1-5, 7, 8), bongos (tracks 3, 8), varispeed cymbal (tracks 4, 8), xylophone (tracks 4, 6)

GENTLE GIANT

1973
Mahavishnu Orchestra "Birds of Fire"
ou "Flyin' Fusion"

Quand une fine équipe dédiée au jazz fusion le plus planant et progressif qui soit, Mahavishnu Orchestra évidemment, qui d'autre ?, sort un second album encore plus "trippé" que son prédécesseur, le pourtant déjà bien barré The Inner Mounting Flame, ça donne Birds of Fire, un immanquable, assurément.
Mais si ces Oiseaux de Feu sont encore plus spatiaux, encore plus mystiquement chargés, c'est un groupe nettement plus en cohérence, nettement moins dans l'affirmation de leur immense technique, dans la démonstration via de nombreux et impressionnants soli, et du coup plus dans la création compositionnelle, qui s'avance et qui, en 10 pistes et 40 petites minutes, propose ce qui reste sa plus grande réussite aujourd'hui. C'est évident dès la sélection-titre, un Birds of Fire toujours intimement cousin d'un jazz fusion développé par McLaughlin quand il participât à la transformation électrique d'un certain Miles Davis mais nettement plus ramassé et concentré, en l'occurrence sur la guitare de John mais aussi sur le violon de Jerry Goodman. La suite, presque toujours aussi énergique (à l'exception du charmant et acoustique Thousand Island Park), et jamais inutilement démonstratrice, exemplifie l'excellence de l'équipe réunie par Mahavisnu John où, d'un Billy Cobham récupéré chez Miles à un Jan Hammer encore un peu débutant mais déjà en total maîtrise de ses claviers, chaque musicien tend, avant tout, à magnifier les compositions du chef par de retenues et fines interprétations pour ce qu'il est convenu d'appeler un sans faute, tout simplement.
Peut-être parce qu'il pense avoir fait le tour de la question avec cette formation, , plus certainement à cause des rapports déplorables qu'entretiennent alors ses membres, McLaughlin renouvellera son groupe dès l'album suivant sans plus jamais tout à fait atteindre, cependant, la grâce jazzo-progressive ici démontrée sur ce qui reste une des galettes fusion les plus ouvertement recommandées au progueux en particulier et aux amateurs de jazz libre, moderne et mélodique en général.

1. Birds of Fire 5:50
2. Miles Beyond 4:47
3. Celestial Terrestrial Commuters 2:54
4. Sapphire Bullets of Pure Love 0:24
5. Thousand Island Park 3:23
6. Hope 1:59
7. One Word 9:57
8. Sanctuary 5:05
9. Open Country Joy 3:56
10. Resolution 2:09

John McLaughlin - Guitar
Rick Laird - Bass
Billy Cobham - Drums, Percussion
Jan Hammer - Keyboards, Moog synthesizer
Jerry Goodman - Violin

MAHAVISHNU ORCHESTRA

1974
Camel "Mirage"
ou "Divin Dromadaire (sans filtre)"

A l'ombre des géants de la période (Genesis, Yes, Pink Floyd, ELP, King Crimson, etc.) vit le jour un fougueux animal qui, blatérant à qui mieux-mieux, finit par se faire entendre de ses pairs et des amateurs du genre quand, après un premier album prometteur mais pas encore tout à fait au point, ils produisirent ce qui reste, à ce jour, 4 décennies après les faits, leur magnum opus, je pense évidemment à Camel et à son Mirage d'album, une tuerie !
Parce que, cette fois, assuré de leur art, de leurs techniques individuelles et de leur capacité à tout faire péter en groupe, c'est une formation qui lâche la bête à bosse qui se présente à nous, un Camel qui ose ne plus être le timide gentil petit groupe de son premier album pour venir chatouiller les crampons de Yes, de Genesis et même de King Crimson. Pas de doute, c'est de progressif symphonique dont il s'agit, les claviers monumentaux de Peter Bardens sont là pour nous le rappeler, les guitares stratosphériques et trépidantes d'Andrew Latimer itou, l'inventive section rythmique pas mieux, et les constructions alambiquées, mais retombant toujours sur leurs sabots, aussi.
Dans les faits, en 5 chansons, culminant avec les suites Nimrodel/The Procession/The White Rider (un emprunt textuel à l'univers de JRR Tolkien) et un Lady Fantasy parfait de son riff tranchant à son développement symphonique en passant par ses glissements subtilement jazzés, c'est un Camel triomphant qui fait le métier, une union de 4 musiciens menée de main de maître par ses deux leaders instrumentaux qui, d'ailleurs, trustent largement les crédits d'écriture. Ajoutez à ça la magistrale mise en son d'un Dave Hitchcock déjà connu pour de similaires exploits pour Genesis (Foxtrot) ou Caravan (presque tout de 1968 à 1976), un spécialiste du genre qui sut mettre en valeurs les nombreuses nuances instrumentales, les lumineuses trouvailles mélodiques d'une formation qu'on retrouvera rarement à pareille fête (quoique The Snow Goose, même dans sa version réenregistrée de 2013, et Moonmadness soient également fort recommandables).
Camel, outsider type de ces groupes qui sont arrivés trop tard pour être dans le premier wagon, est un combo dont la longue et riche carrière mérite amplement d'être explorer, et plus encore dans ces années de règne progressif et, en particulier, sur ce Mirage à la pochette aussi immédiatement reconnaissable que sa musique est trop méconnue au-delà du petit cercle des afficionados du rock progressif des années 70, un oubli à réparer.

1. Freefall 5:53
2. Supertwister 3:22
3. Nimrodel/The Procession/The White Rider 9:17
4. Earthrise 6:40
5. Lady Fantasy 12:45
- Encounter
- Smiles for You
- Lady Fantasy

Bonus
6. Supertwister (Live at The Marquee Club 1974) 3:14
7. Mystic Queen (Live at The Marquee Club 1974) 6:09
8. Arubaluba (Live at The Marquee Club 1974) 7:44
9. Lady Fantasy: Encounter/Smiles for You/Lady Fantasy (Original Basing Street Studios Mix - November 1973) 12:59

Andrew Latimer – guitars, flute, vocals on "Nimrodel/The Procession/The White Rider" and "Lady Fantasy"
Peter Bardens – organ, piano, Minimoog, Mellotron, vocals on "Freefall", Fender piano, Clavinet
Doug Ferguson – bass
Andy Ward – drums, percussion

CAMEL

1975
Harmonium "Si On Avait Besoin d'Une Cinquième Saison"
ou "De la Belle Province"

C'est le second album de nos cousins de la Belle Province, ces québécois qui se sont fait un nom, à l'international !, sans abandonner la langue de lointaines origines qui leurs sont si chères, une démonstration de progressif symphonique qui laisse, 40 ans après, toujours béat d'admiration, c'est Harmonium et leur Si On Avait Besoin d'Une Cinquième Saison de 1975, un immense album.
On est, en vérité, saisi dès une calme introduction de flute vite secondée par d'harmonieux arpèges acoustiques sur un Vert qui, bucolique comme pas deux, porte idéalement son titre, et rappelle stylistiquement les premières exactions progressives de Genesis, sur Trespass ou, quand la clarinette s'agite et que le tempo décolle, les jazzeries débutantes d'un King Crimson, rien que du très recommandé, donc. Dixie, plus chanson, tirant aussi sur la corde folk avec, en sus, un piano dixie, forcément !, confirme la déclaration d'intention du rock progressif pratiqué par Harmonium qui, toujours mélodieux, toujours fantaisiste, explore les possibles décontractés d'un genre que le quintet maîtrise à la perfection. Comme exemplifié, d'ailleurs, par une planerie réussie telle que Depuis l'Automne où, de mellotrons emphatiques en chœurs légers, Serge Fiori et Cie enfoncent le clou. Une construction, début acoustique puis crescendo symphonique light, plus ou moins reproduite sur le sympatoche En Pleine Face où un accordéon, instrument relativement rarement employé dans le progressif, vient agréablement nous taquiner l'oreille. Tout ça avant la grosse pièce, la quasi-inévitable suite ambitieuse, cet Histoires Sans Paroles qui, dépourvu de tout texte mais pas de toute voix, met les deux solistes naturels de la formation, Pierre Daigneault et sa flute baladeuse et Serge Locat en précieux claviériste, à l'honneur d'une pièce qui, malgré ses 17 minutes qui peuvent à priori faire peur, passe comme une lettre à la poste, bien habitée qu'elle est pas un ensemble instrumental cohérent et sensible.
Et Si On Avait Besoin d'une Cinquième Saison, bien produit quoiqu'un petit remaster serait le bienvenu, second des trois opus d'Harmonium et indéniablement leur plus réussi, même si les deux autres (l'éponyme de 1974 et L'Heptade en 1976) méritent le détour, justifie à lui seul l'intérêt de la communauté progressive pour une formation au parcours aussi météorique que passionnant. Recommandé.

1. Vert 5:35
2. Dixie 3:26
3. Depuis l'automne 10:28
4. En pleine face 4:50
5. Histoires sans paroles 17:12
- L'isolement
- L'appel
- La rencontre
- L'union
- Le grand bal

Serge Fiori – guitar, lead vocals
Michel Normandeau – guitar, vocals
Louis Valois – bass guitar, electric piano
Pierre Daigneault – flutes, clarinets
Serge Locat – keyboards

HARMONIUM

1976
Kansas "Leftoverture"
ou "American Standard"

C'est l'un des tous meilleurs albums de rock progressif américain en un temps où italiens, allemands et, évidemment, anglais dominaient largement les débats, c'est la réponse ensoleillée d'une bande de gars de Topeka, au Kansas bien-sûr !, à la noirceur de la majorité des créations européennes équivalentes, c'est Leftoverture, le cru 1976 de Kansas.
Parce que le rock progressif de Kansas, comme celui de Styx et de Journey avant le putassier virage radiophonique, a cette volonté typiquement américaine de faire couler le miel dans les cages appropriées, d'enluminer, d'harmoniser, de lisser le propos. Pour les meilleurs, Kansas en sont, peut-être même les tous meilleurs d'ailleurs, ça donne une musique toujours plaisante à l'oreille augmentée de trouvailles instrumentales et mélodiques qui épatent sans donner l'impression de vouloir trop en faire. Présentement, sur leur 4ème album, alors que leur réputation grandit sans cesse, la formation, menée avant tout par l'art compositionnel de Kerry Livgren, Steve Walsh ayant perdu l'inspiration (qu'il retrouvera bientôt, rassurez-vous), et débutant par un irrésistible Carry On Wayward Son, un peu comme si Yes jammait avec les Eagles sous le bienveillant patronage de Freddie Mercury et Brian May (ne fuyez pas !), leur premier succès dans les charts de leur mère patrie, qui plus est, un succès grandement mérité vu la qualité de la chanson.
Le reste de l'album, d'un The Wall délicieusement mélodique et tempéré ponctué de fantastiques intrusions solistes de Livgren et Walsh, d'un What's On My Mind bon rock pour les highways, d'un Miracles Made of Nowhere quasi bucolique avec ce petit violon charmant de Robby Steinhardt, d'un Question of My Childhood dynamique et accrocheur, à la petite symphonie un peu kitsch mais délicieuse telle quelle de Cheyenne Anthem, toujours progressif, toujours mélodique, nous emmène jusqu'à la pièce de résistance, le bien nommé, donc, Magnum Opus où toutes les ambitions du groupe s'agrègent en un tout gracieux, mélodique et fouillé digne des plus belles pages des "symphonistes" d'Outre-Manche avec ses moult développements entrainant l'auditeur de doucereuses mélodies à de trippants soli. A vrai dire, à part un Opus Insert correct mais finalement assez peu mémorable, c'est à un majestueux, assuré et fier festival progressif mélodique auquel nous avons affaire, une vraie Rolls du genre.
Leftoverture ? Kansas a fait ou fera aussi bien (Song for America et Point of Know Return valent leur pesant de cacahuètes) mais jamais mieux, c'est dire, considérant qu'on tient bel et bien là un grand d'Amérique, la force du machin !

1. Carry On Wayward Son 5:23
2. The Wall 4:51
3. What's On My Mind 3:28
4. Miracles Out of Nowhere 6:28
5. Opus Insert 4:30
6. Questions of My Childhood 3:40
7. Cheyenne Anthem 6:55
8. Magnum Opus 8:25
a. Father Padilla Meets the Perfect Gnat
b. Howling At the Moon
c. Man Overboard
d. Industry On Parade
e. Release the Beavers
f. Gnat Attack

Bonus
9. Carry On Wayward Son (live) 4:43
10. Cheyenne Anthem (live) 6:51


Steve Walsh - organ, piano, lead vocals (all tracks), additional synthesizers, vibraphone
Robby Steinhardt - violin, viola, backing vocals, lead vocals ("Miracles Out of Nowhere" and "Cheyenne Anthem")
Kerry Livgren - electric guitar, clavinet, Moog, Oberheim synthesizer, ARP synthesizers, piano
Phil Ehart - drums, percussion
Dave Hope - bass guitar
Rich Williams - electric and acoustic guitars
&
Toye LaRocca
– vocals
Cheryl Norman – vocals

KANSAS

1977
Anthony Phillips "The Geese and the Ghost"
ou "Another Genesis"

Il avait disparu de chez Genesis parce que, trop traqueur, il se sentait incapable d'assurer les performances de plus en plus nombreuses de son groupe, ça avait d'ailleurs été une bonne nouvelle puisqu'amenant une lame encore plus fine en la personne de Steve Hackett mais, tout de même, on se demandait bien ce qu'il était advenu de cet Anthony Phillips, vieux pote d'école des Banks, Gabriel et Rutherford, du dernier surtout, dont la rumeur disait seulement qu'il s'était concentré sur des études musicales nettement plus académiques... Et puis, 1977, The Geese and the Ghost, son premier opus.
Stylistiquement, il n'est pas surprenant d'entendre Anthony Phillips reprendre les choses exactement où il le avait laissées, 7 ans plus tôt, sur Trespass. Ainsi s'agit-il d'un rock progressif symphonique largement dominé par de beaux climats acoustiques où la guitare d'Ant domine outrageusement les débats, d'une musique où l'on entend que des années de formation "sérieuse" n'ont aucunement entamé la volonté de son auteur de construire tantôt d'ambitieuses suites instrumentales arrangées par un orfèvre qui sait visiblement où il va (Henry: Portraits from Tudor Times, The Geese and the Ghost, Sleepfall: The Geese Fly West), tantôt de douces chansons aux atours souvent folk (Which Way the Wind Blows, God If I Saw Her Now, Collections). Le fait exceptionnel, ce qui fait de ce retour surprise un authentique évènement, est évidemment l'étonnante qualité de l'ensemble où, certes, Phillips a su s'entourer (de son vieux pote Mike Rutherord en passant par Phil Collins venu deux fois pousser la chansonnette, le flûtiste John Hackett, le frère de son remplaçant, pas moins !, ou du cofondateur de Blodwyn Pig, Jack Lancaster) mais où il assume, étant aussi alternativement bassiste, claviériste ou batteur de l'exercice, une grande partie de la tenue instrumentale. Et quelle tenue instrumentale !, en particulier sur les deux mastodontes de la galette, où Ant démontre que si sa vie après Genesis a beaucoup à voir avec son ex-maison mère, il a aussi une voix à lui faite d'un classicisme romantique typiquement britannique qui lui va merveilleusement au teint. 
Rien que ça devrait suffire à vous faire franchir le pas, à vous donner envie de plonger dans cette aventure musicale ô combien réussie mais, si comme moi vous optez pour l'édition "définitive" de la chose, vous aurez en plus droit : à une remasterisation exemplaire de l'album, à un cd complet de bonus où, d'inédits en works in progress, vous aurez la belle occasion d'aptement prolonger l'expérience en en découvrant un peu plus sur la making-of de l'album, et à un mix audiophile (5.1 surround) du plus bel effet (sans oublier le bon gros livret qui va bien dans ce Deluxe qui ne dit pas son nom).
Vous hésitez encore ? Vous en connaissez beaucoup, vous, des albums de Genesis qui ont quasiment été oubliés ? Allez !, vous n'hésitez plus, courez !, la satisfaction est garantie !

CD 1: The Stereo Remaster
1. Wind-Tales 1:02
2. Which Way the Wind Blows 5:15
3. Henry: Portraits from Tudor Times 14:02
I. Fanfare
II. Lute’s Chorus
III. Misty Battlements
IV. Lute's Chorus Reprise
V. Henry Goes to War
VI. Death of a Knight
VII. Triumphant Return

4. God If I Saw Her Now 4:09
5. Chinese Mushroom Cloud 0:46
6. The Geese and the Ghost 15:40
I. Part I
II. Part II

7. Collections 3:07
8. Sleepfall: The Geese Fly West 4:33

CD 2: Bonus Tracks
1. Master of Time (demo) 7:37
2. Title Inspiration 0:31
3. The Geese & The Ghost – Part One (basic track) 7:46
4. Collections link 0:39
5. Which Way the Wind Blows (basic track) 6:25
6. Silver Song (Geese sessions) 4:22
7. Henry: Portraits from Tudor Times (basic track) 5:37
I. Fanfare
II. Lute's Chorus
III. Lute's Chorus Reprise
IV. Misty Battlements

8. Collections (demo) 4:14
9. The Geese & The Ghost – Part Two (basic track) 7:30
10. God If I Saw Her Now (basic track) 4:15
11. Sleepfall (basic track) 4:22
12. Silver Song (unreleased single version, 1973) 4:14

Anthony Phillips - guitars, bass guitar, dulcimer, bouzouki, synthesizer, mellotron, keyboards, piano, celesta, drums, percussion, vocals
Mike Rutherford - guitars, bass guitar, keyboards, synthesizers, drums, percussion
Phil Collins - vocals
Rob Phillips - oboes
Lazo Momulovich - oboes, cor anglais, organ
John Hackett - flutes
Wil Sleath - flute, baroque flute, recorder, piccolo
Jack Lancaster - flutes, lyricon
Charlie Martin - cello
Kirk Trevor - cello
Nick Hayley - violins
Martin Westlake - timpani
Tom Newman - hecklephone, bulk eraser
Vivienne McAuliffe - vocals
Send Barns Orchestra and Barge Rabble conducted by Jeremy Gilbert
Ralph Bernascone - soloist
David Thomas - classical guitar
Ronnie Gunn - harmonium

ANTHONY PHILLIPS

1978
Steve Hillage "Green"
ou "Space Guitar"

Dire que Green, quatrième album studio de l'ex-futur-ex-guitariste de la galaxie Gong, coproduit avec un autre amateur de panoramas spatiaux, Nick Mason de la maison Floyd, est une intense planerie tient indéniablement du doux euphémisme mais, d'un extraterrestre de la guitare tel que Steve Hillage, on n'attendait pas autre chose.
Indéniablement, alors qu'il n'en est plus membre depuis l'après schisme de 1976 et la disparition de Daevid Allen de la formation dès un fusionnant Shamal qui sera sa dernière participation à l'édifice jusqu'à un retour surprise dans la deuxième moitié des années 90 sans nouvel opus cependant, il y a moult traces de l'appartenance à la famille Gong sur ce spatial Green, jusqu'au remake réussi du Master Builder de You sous le titre de The Glorious Om Riff, en fait. C'est d'autant plus évident que les synthétiseurs et voix d'une fameuse "Gonguette", Miquette Giraudy, viennent émailler la création. Forcément, avec un titre pareil on n'en attendait pas moins, tout ceci sent le patchouli et la cigarette qui fait rire à plein nez, hippie un jour, hippie toujours, Hillage, qui a pourtant participé à la performance de Sham 69 au festival de Reading en 1977, ne s'éloigne fondamentalement pas de ses habituelles préoccupations. Et, de fait, l'album est un suite absolument logique mais magnifiée au Motivation Radio déjà largement fixé vers les étoiles paru l'année d'avant, un grand bain cosmique et planant, ornés des strates (osphériques !) de la guitare de Steve pour un trip qui vaut vraiment le détour.
Peut-être pas le plus essentiel des albums du Hillage solo, son premier, Fish Rising (1975), demeure le champion de la catégorie, mais possédant un tel charme qu'il n'en est vraiment pas loin, et sans doute le plus brillamment mis en son ce qui n'enlève rien au bonheur, au contraire !, Green, une influence décisive sur la démarche tribalo-raveuse d'Ozric Tentacles pour ne citer qu'eux, est une œuvre indispensable à quiconque se croit ne serait-ce que modérément amateur de musiques cosmiques progressives dont il est un des plus fiers exemples.

1. Sea Nature 6:43
2. Ether Ships 5:02
3. Musik of the Trees 4:53
4. Palm Trees (Love Guitar) 5:19
5. Unidentified (Flying Being) 4:30
6. U.F.O. Over Paris 3:11
7. Leylines to Glassdom 4:06
8. Crystal City 3:36
9. Activation Meditation 1:03
10. The Glorious Om Riff 7:46
Bonus
11. Unidentified (Flying Being) [Live at Glastonbury 1979] 4:53
12. Not Fade Away (Glid Forever) [Live at The Rainbow Theatre 1977] 7:28
13. Octave Doctors [Live at Glastonbury 1979] 3:40
14. Meditation of the Snake [alternative mix] 3:16

Steve Hillage – vocals, electric guitar, guitar synthesizer, synthesizer, production
Miquette Giraudy – synthesizer, vocoder, vocals
Curtis Robertson Jr – bass
Joe Blocker – drums
&
Nick Mason – drums on "Leylines to Glassdom"
for bonus tracks
Andy Anderson
– drums (live at Glastonbury)
Paul Francis – bass (live at Glastonbury)
Dave Stewart – rhythm guitar and glissando guitar (live at Glastonbury)
Clive Bunker – drums (live at Rainbow)
Colin Bass – bass (live at Rainbow)
Christian Boule – rhythm guitar and glissando guitar (live at Rainbow)
Phil Hodge – keyboards (live at Rainbow)
Basil Brooks – synthesizer (live at Rainbow)

STEVE HILLAGE

1979
Steve Hackett "Spectral Mornings"
ou "ReGenesis"

Troisième album solo de Steve Hackett, second depuis son départ de Genesis, Spectral Mornings est une réinvention, la découverte d'un artiste jusqu'alors contraint dans des schémas, un carcan qui l'empêchait de vraiment muer tel le grand compositeur, le magnifique arrangeur et, mais ça on le savait déjà, le fort polyvalent guitariste que nous (re)connaissons tous aujourd'hui.
Parce que si les deux précédents albums de Steve Hackett étaient excellents et sont toujours recommandés aujourd'hui, l'influence de son actuelle formation (pour Voyage of the Acolyte) ou le quasi-rejet d'icelle sans pour autant trouver une vraie nouvelle direction (sur Please Don't Touch touche (trop) à tout) est encore absolument envahissante, par son omniprésence comme sa presque disparition, donc. Ici, même si toutes les amarres ne sont pas larguées et que la communication avec son glorieux passé semble de nouveau rétablie,  et comme Steve a fait partie des plus belles heures de Genesis après tout, c'est bien son droit, la mue n'en est que plus remarquable.
Dans les faits, avec une production nettement plus moderne et un vrai groupe pour le seconder, dont frérot John et le fidèle Nick Magnus qui tiendra encore bien des années aux côtés du patron, Steve semble enfin oser, enfin s'imposer, enfin démontrer qu'il était non seulement un élément fondamental à la réussite artistique de la formule de ses anciens compagnons mais, aussi, une énorme perte quand, à force de lutter pour imposer ses titres, il fit sa valise privant, du même coup, la Genèse d'une transformation 80s plus digne. C'est évident dès Every Day qui, ressemblant étrangement à une outtake de Wind and Wuthering où la guitare aurait occupé le centre des débats, y appose une mise en son tendant déjà vers la décennie qui s'annonce. Ca l'est aussi sur Clocks/The Angel of Mons, Tigermoth ou la chanson titre, Spectral Mornings, où Hackett et son groupe déploient des trésors de progressisme symphonique mais beaucoup moins sur le reste de l'album où le divin six-cordiste flirte tour à tour avec une folk planante et grâcieuse (The Virgin and the Gypsy où la flute de John fait des merveilles), avec la musique traditionnelle chinoise ou, du moins, la vision occidentalisée qu'on peut en avoir (The Red Flower of Tachai Blooms Everywhere), une chanson pleine d'humour et de références musicales au kitsch assumé (le savoureusement distrayant Ballad of the Decomposing Man) ou, pas franchement une surprise avec Hackett, une démonstration de guitare classique toute en mélodie et en émotion (Lost Time in Córdoba).
Le tout, d'une belle cohérence sonique et artistique malgré les différents aspects abordés, constitue l'indéniable second sommet d'une carrière qui, pour confidentielle qu'elle soit, elle dépassera rarement le cadre des amateurs de rock progressif, proposera moult merveilles au fil des ans. Ajoutez à ça de généreux bonus et vous obtiendrez, comme vous l'avez déjà probablement déjà deviné, un vrai beau classique d'un rock prog modernisé mais nullement trahi par un de ses plus beaux fleurons. Vous hésitez encore ? Mais plongez, plongez donc !, vous ne le regretterez pas.

1. Every Day 6:14
2. The Virgin and the Gypsy 4:27
3. The Red Flower of Tachai Blooms Everywhere 2:05
4. Clocks – The Angel of Mons 4:17
5. The Ballad of the Decomposing Man 3:49
6. Lost Time in Córdoba 4:03
7. Tigermoth 7:35
8. Spectral Mornings 6:33
Bonus
9. Every Day (Alternate Mix) 7:08
10. The Virgin and the Gypsy (Alternate Mix) 4:29
11. Tigermoth (Alternate Mix) 3:19
12. The Ballad of the Decomposing Man (Alternate Mix) 4:23
13. Clocks (12" Single Version) 3:37
14. Live Acoustic Set 5:40
15. Tigermoth (Live Version) 3:58
16. The Janitor 1:41

Steve Hackett – guitar, keyboards, vocals, koto, harmonica
John Hackett – flute, keyboards
Dik Cadbury – bass
Peter Hicks – vocals
Nick Magnus – synthesizer, keyboards
John Shearer – drums

STEVE HACKETT

Pour conclure, un cri du cœur ! Parce que son Rock d'Ici, c'est très bien mais qu'il y a un truc qui manque... Alors, tous ensemble, afin d'être prêt à la rentrée, réclamons à Jimmy :
Et plus vite que ça, pleeeeease!

20 commentaires:

  1. 70s Progressive Rock (10 ans, 10 albums, LISTE B)

    Magma "Kobaïa"
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    Caravan "In the Land of Grey and Pink"
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    Gentle Giant "Octopus"
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    Mahavishnu Orchestra "Bird of Fire"
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    Camel "Mirage"
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    Harmonium "Si On Avait Besoin d'Une Cinquième Saison"
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    Kansas "Leftoverture"
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    Anthony Phillips "The Geese and the Ghost"
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    Steve Hillage "Green"
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    Steve Hackett "Spectral Mornings"
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  2. Et il est où mon Ange, hein ?, il est où ? >_<

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    1. Au même endroit que mon Type-O-Négative ! :-p

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  3. Keith Richard6425 juin 2015 à 13:24

    je ne savais pas qu'Harmonium était en fait...J.Geils Band !!!
    Longue vie à ton site et à ta malle aux trésors et merci pour les redécouvertes, les découvertes et les inconnus de mon encyclopédie musicale...

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    1. J'ai eu un gros doute, rhaaaaaaa, ces groupes des 70s qui se ressemblent tous avec leurs cheveux longs !!!

      Du coup, je vais corriger ça.

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  4. ... ça commence à sentir les seconds couteaux, pas facile hein? d'accord avec Keith, et Ange alors hein? Tu croyais y échapper? Zut coincé par les années? Je pensais virer Mahavishnu qui sentait l'entrée dans cette liste au chausse-pied. Tiens j'au rai bien fait l'effort de caser UK moins intrus... Bon, n'empêche que j'ai une ou deux petites lacunes que je pourrais combler. Pourrais, j'ai dit!!

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    1. Allez, dans l'ordre :
      - non, môssieu Antoine, ça ne sent pas les seconds couteaux, juste des groupes qui ont, la plupart, rencontré moins de succès.
      - Ange, ça viendra, peut-être et, non, Mahavishnu n'est pas déplacé, pas du tout même.
      - Quelles lacunes ? ^_^

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  5. - Oui
    - Oui
    - Pourrais, avec un S c'est du conditionnel!!
    ;-)

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    1. J'avais bien compris mais ça ne me dit pas de quelles lacunes il s'agissait...

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    2. ... si je veux était induit... Bon, moi, je vante avec force un grand disque prog sorti en 77 en pleine période Punk, ce que j'ai pu me faire chambrer, mais j'ai tenu et je tiens encore!!

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    3. Tu continues à parler en énigmes, Antoine, joueur tu es !
      Allez, donne moi juste l'album de 77, va savoir, il sera peut-être dans la liste C où, comme tu le verras, il reste de belles figures. ^_^

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    4. Un super group vraiment super... U.K.

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  6. Hello,
    Magma et Steve Hillage me sont bien connus.
    Magma c'est du très bon et cela vieillit plutôt bien (je l'ai écouté quand j'étais en seconde au lycée en 1970). Steve Hillage m'impressionnait avec tous ces effets de pédales à effets pour sa guitare. Je l'ai préféré en solo plutôt qu'avec Gong.
    Le Claude Engel de Magma, c'est le même que celui qui faisait les premières (très bonnes) musiques des disques de Richard Gotainer ?
    Merci beaucoup pour ce post
    musicyoucan

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    1. Oui, le Claude Engel est bien celui de Gotainer.
      Merci de ton passage et de ton commentaire. :-)

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  7. Bon, pas asseez fan de Genesis pour m'aventurer dans les carrières solos, je connais déjà le Caravan et le Mahavishnu Orchestra (vais te le prendre quand meme parce qu'il est sur une vieille K7), je vais m'aventurer dans Magma (parce qu'à force d'en entendre parler, faudra, tout comme Gong, que j'y jette une oreille) et surtout dans Gentle Giant parce que tu parles tellement bien...

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    1. Pour les carrières solo de Genesis, ça dépend évidemment de tes goûts mais, de l'acoustique de Phillips au patchwork d'Hackett, c'est deux belles collections qui s'offrent à toi.
      Curieux de savoir ce que tu auras pensé du Magma mais surtout du Gentle Giant, un groupe trop mésestimé.
      Merci de ton (re)passage. ;-)

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  8. C'te méga grosse caisse de bons disques encore une fois. Tiens..Harmonium.. un manquant dans ma caisse à moi.
    Tiens, je suis en train de faire découvrir "Crisis ? what crisis ?" à ma petite dernière... c'est bien comme entrée dans le prog tt en douceur .. je trouve.

    Et puis bim, je hurle avec toi..LE GRAND JEU..

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    1. Ha ! Harmonium, un charme fou ! Tu me diras...
      Pour l'entrée prog en douceur, Supertramp est pas mal, sinon, j'avais fait un beginner's guide qui fonctionnait plutôt très bien.

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  9. L'immense majorité des blogueurs participants jadis au Grand Jeu ayant totalement désertée mon blog, je me sens moyennement motivé. Je verrais peut-être à la rentrée...

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    1. Ou alors ils continuent de venir mais ne commentent pas autant qu'ils le devraient... Et puis, tu as fait une belle moisson de nouvelles émules avec le Rock d'Ici, non ?
      Ceci dit, je comprendrais que tu ne souhaites pas replonger au Grand Jeu mais, personnellement, je le regrette.

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