dimanche 19 juin 2016

1996 par 12 (12 mois, 12 albums)

20 ans, une éternité, hier. Étonnant comme le temps passe vite, comme les souvenirs se distendent et comme ce qui reste donne toujours l'impression que c'était mieux que ça n'était vraiment. Ceci dit, passé au filtre zornophagique, la sélection, pour péremptoire et incomplète qu'elle soit, a de quoi faire saliver... Enjoie !

JaNVieR
Victor "Victor"
ou "unRUSHed"

Il est le premier à sortir de chez Rush pour un projet solo, il est aussi celui qui a été le plus frustré par des années 80 dominées par les synthétiseurs (ceci explique sans doute cela), alors, oui, il y a un véritable esprit de revanche créatif dans le Victor d'Alex Lifeson (qui donne à son projet le même nom que son album, et se fait défigurer pour la pochette, sans doute trop humble pour se mettre tout à fait en avant, le garçon), un album qui semble aussi vouloir faire la liaison entre la renaissance du rock cru alors en plein boum nord-américain, le grunge quoi !, et sa propre lecture du truc, plus progressive et expérimentale. Pas étonnant, donc, de retrouver Edwin d'I Mother Earth, exemple canadien du genre, au chant sur cinq des neuf compositions non-instrumentales de l'album, plus surprenant d'y entendre un duo avec une dame plus dans la vague new-wave pop, Lisa Dalbello, et encore plus de se rendre compte que le maître de cérémonie lui-même donne de la voix (en spoken words, certes), tout ça sans que l'opus ne perde une once de sa cohérence. Parce que si Lifeson,  producteur exclusif, compositeur très dominant et arrangeur tout-puissant, a eu audiblement envie de s'amuser, les projets annexes ça sert aussi à ça, il n'en a évidemment pas perdu de vue, surtout d'ouïe d'ailleurs, l'ensemble auquel il souhaitait aboutir à savoir un album qu'on qualifiera, faute de mieux, de prog-hard alternatif moderne où l'on reconnait l'inimitable patte du guitariste sur des compositions globalement rondement menées si, évidemment, pas aussi essentielles que ses meilleurs travaux en trio avec les deux vieux potes que vous savez. Mais, tout de même, Don't Care et Promise sont deux costaudes et réussies entrées en matière, Start Today avec Lisa a un refrain qui vous prend bien, le spoken-words At The End entre blues et prog fait son petit effet, le duo des pintades sur le fun Shut Up Shuttin' Up (l'une d'elles étant Mme Lifeson en personne !) déridera l'anglophone sur un album qui, dans son ensemble, s'écoute sans qu'on n'y détecte de véritable ratage. Étonnant d’ailleurs  de se souvenir qu'à l'époque l'album avait été plutôt vertement reçu alors que, 20 ans plus tard, il tient encore joliment la route et fait regretter qu'Alex n'ait pas décidé de donner de suite à ce side-project prometteur et recommandé.

1. Don’t Care 4:04
2. Promise 5:44
3. Start Today 3:48
4. Mr. X 2:21
5. At the End 6:07
6. Sending Out a Warning 4:11
7. Shut Up Shuttin’ Up 4:02
8. Strip and Go Naked 3:57
9. The Big Dance 4:14
10. Victor 6:25
11. I Am the Spirit 5:31

Alex Lifeson - Spoken vocals (5, 10), guitars, keyboards, bass, mandola, programming
Les Claypool - Bass (9)
Peter Cardinali - Bass
Bill Bell - Guitar
Dalbello - Lead vocals (3)
Edwin - Lead vocals (1, 2, 6, 9, 11)
Blake Manning - drums
Colleen Allen - Horn

ALEX LIFESON

FéVRieR
The Pogues "Pogue Mahone"
ou "unSHANEd but oh! so Celtic"

Est-il possible de réussir un album des Pogues sans leur emblématique frontman édenté ? C'est la question que pose et à laquelle répond Pogue Mahone, cru de 1996 et dernier opus en date (depuis 20 ans, donc probablement le dernier tout court) des anglo-irlandais sans un Shane MacGowan dont les excès alcooliques légendaires l'avaient rendu si ingérable que le groupe n'avait eu d'autre choix que de le remercier. Présentement, et ce depuis le précédent album (le décevant Waiting for Herb) c'est le fondateur Spider Stacy, habituellement flûtiste de la formation, ici concentré sur sa tâche vocale uniquement, qui prend le difficile relais... Et s'en sort avec plus que les honneurs ! Alors, certes, Pogue Mahone n'est pas au niveau de la trilogie inaugurale des folk-punkeux, à l'impossible nul n'est tenu, mais relève notablement le niveau de la première galette sans Shane en se recentrant sur les racines celtiques de la formation constituant du même coup, ce qu'on est pas sensé savoir alors, ce qu'eux-mêmes ne savent sans doute pas, une fermeture de boucle idéale pour la carrière discographique du groupe. Et voilà ce que de bonnes chansons, dont une reprise de Bob Dylan qui trouve idéalement sa place (When the Ship Comes In) et une adaptation de Guillaume Apollinaire qu'on n'attendait carrément pas mais fait son petit effet (Pont Mirabeau), et surtout la conscience de ce que les Pogues savent faire le mieux donne : un album pas exactement génial mais taquinant efficacement les cordes sensibles de l'âme auditrice. Recommandé.

1. How Come 2:50
2. Living in a World Without Her 3:20
3. When the Ship Comes In 3:14
4. Anniversary 4:06
5. Amadie 1:53
6. Love You 'Till the End 4:32
7. Bright Lights 2:37
8. Oretown 3:50
9. Pont Mirabeau 3:31
10. Tosspint 3:32
11. Four O'Clock in the Morning 3:12
12. Where That Love's Been Gone 3:50
13. The Sun and the Moon 3:22
Bonus
14. Eyes of an Angel 2:54
15. Love You Till the End (Stephen Hague Mix) 3:54

Spider Stacy - vocals
Jem Finer - banjo, guitar, hurdygurdy, translation
Andrew Ranken - drums, vocals
Darryl Hunt - bass guitar, backing vocals
James McNally - accordion, whistle, low whistle, Uillean Pipes
David Coulter - mandolin, ukulele, djembe, shaker, tambourine
Jamie Clarke - guitar
&
Stephen Warbeck - mandolin, piano, accordion
Jon Sevink - fiddle
Caroline Lavelle - cello
Jocelyn Pook - viola
Jules Singleton - violin
Sonia Slany - violin
Anne Wood - violin
Debsey Wykes - backing vocals
Steve Brown - backing vocals
Stephen Hague - backing vocals

SPIDER STACY (à qui incombe la lourde tâche...)

MaRS
Underworld "Second Toughest in the Infants"
ou "Rave with your Head on!"

Dubnobasswithmyheadman, le premier opus électronique d'Underworld, on préfèrera oublier ce qui s'est passé avant puisqu'il ne mérite pas notre attention, avait été une révélation, Second Toughest in the Indants est une confirmation, encore plus dans la version bonussée ici présente, une version cousine d'un film alors tout nouveau tout beau (Trainspotting) puisque le principal bonus en est la musique utilisée par Danny Boyle pour son épopée dope (Born Slippy évidemment). L'album dans son ensemble est un incroyable exercice d'équilibre entre transe technoïde hyper-sudatoire et musique électronique intelligente, sensible et mélodique parce que si, évidemment, cette musique peut servir à danser, elle est avant tout l'expression complexe d'un trio qui se soucie réellement de créer des ambiances, de repousser les limites des "boum boum" des rave parties en leur donnant une vie en dehors du dance-floor. Certes l'album est nettement plus transe cette fois-ci que le coup d'avant mais ménage de salutaires plages de planeries ouateuses qui font parfaitement le balancier. Et puis, franchement, comme tout est fait avec une classe et un esprit qu'on ne croise pas si souvent dans les musiques électroniques, il n'en faut pas plus, et certainement pas de se lancer dans l'analyse méthodique de l’œuvre, pour la recommander pour ce qu'elle est : une des plus belles réussites d'une intelligent techno qui, au cœur des 90s, révolutionne le monde de la musique au moins autant que les agissements électriques des gars de Seattle... Essentiel !

1. Juanita : Kiteless : To Dream of Love 16:36
2. Banstyle/Sappy's Curry 15:22
3. Confusion the Waitress 6:47
4. Rowla 6:31
5. Pearl's Girl 9:36
6. Air Towel 7:37
7. Blueski 2:55
8. Stagger 7:37

Bonus CD
9. Born Slippy .NUXX 11:40
10. Rez 9:55

Karl Hyde - vocals, guitars
Rick Smith - keyboards and mixing, backing vocals
Darren Emerson - keyboards and mixing

UNDERWORLD

aVRiL
Nearly God "Nearly God"
ou "Down and Up"

Nearly God est le second album qui ne veut pas dire son nom d'un ex-Massive Attack, Tricky, présentement à son plus étouffant, claustrophobe même. Et un sacré contre pied au Maxinquaye qui l'avait vu se faire un nom dans un trip-hop qui a le vent en poupe prouvant qu'Adrian Thaws, son vrai nom, a d'autres envies musicales et une autre ambition que d'être un artiste fédérateur, vendeur. Dans les faits, albums de démos selon son auteur et collection polyphonique passionnante pour l'auditeur, Nearly God n'est pas l'album le plus confortable qui soit. C'est évident dès un Tattoo qui, reprise ô combien ré-imaginée d'un titre de Siouxsie and the Banshees, sur le papier, réunit tous les prérequis du Trip-Hop, beat dub-voisin, cordes éthérées, voix parlée/rappée aucunement agressive, mais s'avère un étouffant petit machin qui vous prend aux tripes pour ne plus vous lâcher et établit, d'un même élan, la feuille de route d'un album tout sauf putassier. De fait, la suite est à l'avenant et dépasse même souvent ce coup de semonce originel particulièrement quand Tricky invite d'autres vocalistes à enrichir ses névroses (Björk et Terry Hall sur deux titres chacun, la bonne copine Martina Topley Bird sur quatre mais aussi Neneh Cherry et Alison Moyet sur une piste chacune).  Et donc, entre état de grâce maladif (Poems, Black Coffee, I Sing for You), ambiance ouvertement dépressives (I Be the Prophet) et éclairs de lumières salvateurs (un peu partout et c'est très bien comme ça) Tricky fait beaucoup plus que d'asseoir sa domination sur un genre, il s'ouvre à de nouveaux possibles et emmène avec lui un auditoire qui, up d'être tenu si down, se délecte d'un exercice d'équilibriste aussi savant que réussi. Nearly God ? C'est peut-être encore, 20 ans après sa surprenante apparition, le plus beau moment de la carrière d'un artiste qui n'en manque pourtant pas, et un opus chaudement recommandé donc, comme vous l'aurez compris.

1. Tattoo 5:31
2. Poems 6:54
3. Together Now 3:10
4. Keep Your Mouth Shut 6:02
5. I Be the Prophet 4:55
6. Make a Change 6:01
7. Black Coffee 4:50
8. Bubbles 3:26
9. I Sing for You 6:21
10. Yoga 4:33

Producer – Tricky
Vocals – Bjork (tracks: 4, 10), Martina Topley Bird (tracks: 2, 5, 7), Terry Hall (tracks: 2, 8), Tricky (tracks: 1 to 5, 7, 8, 10), Neneh Cherry (3), Alison Moyet (6), Cath Coffey (9), Dedi Madden (9)
Songwriting – Bjork (tracks: 4, 10), Terry Hall (tracks: 2, 8), Tricky (tracks: 2 to 6, 8 to 10)

TRICKY

Mai
Soundgarden "Down on the Upside"
ou "Last but not Least"

Dernier opus du permier run de Soundgarden, depuis reformé mais ça c'est une autre histoire, Down on the Upside est à la fois l'album le plus cool et le plus abouti des natifs de Seattle, une double réussite en somme. Le plus cool par qu'on y retrouve un groupe semblant ne pas essayer quoique ce soit, se laissant naturellement guider par ses instincts et enchainant, sans temps mort ou baisse de ton, 16 titres et plus d'un heure du hard rock rétro-moderne qu'ils perfectionnent depuis leurs débuts et possèdent tellement qu'ils n'ont plus à se forcer que ce soit dans le jeu ou dans les arrangements. Le plus abouti parce que, justement, cette aisance, ce naturel jamais encore exprimé avec autant de confiance se ressent dans une sélection de chansons où les acquis du groupe, du heavy blues de leurs débuts aux développements hard psychédéliques de Superunknown, s'expriment avec une absolue maîtrise. En chansons, ça donne de vraies belles saillies électriques (Pretty Noose, Rhinosaur, Never the Machine Forever, etc., elles ne manquent pas !) mais aussi des décrochages plus cool (Zero Chance, Blow Up the Outside World, Switch Opens) ou quelques étrangetés (un Dusty presque roots, Ty Cobb à l'énergie communicative et l'emballage presque pop) qui, misent bout à bout, font de Down on the Upside une sacrée bonne galette. Rajoutez-y la mise en son parfaite d'Adam Kasper et du groupe. Au final, le seul regret que laissera ce 5ème Soungarden, au moins à l'époque, est d'être le dernier d'une formation qui en avait encore sous la semelle, ce que confirmera leur reformation et un le King Animal de 2012. Down on the Upside ? Un album qui a bien vieilli, bourré de bonnes chansons par un groupe au talent toujours inaltéré... Un immanquable en somme.

1. Pretty Noose 4:12
2. Rhinosaur 3:14
3. Zero Chance 4:18
4. Dusty 4:34
5. Ty Cobb 3:05
6. Blow Up the Outside World 5:46
7. Burden in My Hand 4:50
8. Never Named 2:28
9. Applebite 5:10
10. Never the Machine Forever 3:36
11. Tighter & Tighter 6:06
12. No Attention 4:27
13. Switch Opens 3:53
14. Overfloater 5:09
15. An Unkind 2:08
16. Boot Camp 2:59

Matt Cameron – drums, percussion, moog synthesizer (track 9)
Chris Cornell – vocals, rhythm guitar, mandolin and mandola (track 5), electric piano (track 14)
Ben Shepherd – bass guitar, mandolin and mandola (track 5), back photo
Kim Thayil – lead guitar
&
Adam Kasper – piano (track 9)

SOUNDGARDEN

JuiN
Lyle Lovett "The Road to Ensenada"
ou "Everybody Needs Some Lovett"

Pour son sixième long-jeu, celui que le monde hors-musical connait encore comme "Monsieur Julia Roberts à la drôle de tête" a mis les petits plats dans les grands et fomenté son œuvre la plus roots depuis son tout premier opus, Pontiac, presque un authentique album de country music, en vérité, surprenant de la part d'un Lyle Lovett toujours prompt à musarder loin de ses prétendues terres... Évidemment, la country de Lyle n'est pas de celle de ces cowboys de pacotille aux grands-messes explosives qui ne peuvent décemment plaire qu'à l'américain très moyen (genre Garth Brooks), c'est plus d'une relecture intelligente et sensée des canons du genre dans des chansons finement ciselées par un auteur, compositeur et interprète tout de même nettement plus doué que la moyenne (voir l'inaugural Don't Touch My Hat pour s'en convaincre). Évidemment (bis), Lyle ne peut pas s'empêcher de glisser quelques éléments à priori intrus au genre (Her First Mistake sur un rythme bossa, That's Right (You're Not from Texas) et ses atours jazzy,  fallait oser, ça fonctionne du tonnerre ! ) mais, ici, c'est tout de même à un Lovett qui s'assume country singer auquel nous avons affaire et, vu, ou plutôt entendu, la classe et la maîtrise du bonhomme dans l'exercice, encore plus quand on glisse dans la chanson douce-amère aux arrangements minimalistes (Who Loves You Better, Promises, The Road to Ensenada), il n'y a certainement pas à s'en plaindre. Aller, pour mégoter on admettra qu'on aime moins quand Lyle s'essaie au country rock mainstream sur un Private Conversation pas indigne mais un poil trop opportuniste pour ne pas faire grincer des quenottes mais c'est vraiment bien tout ce qu'on peut reprocher à cet excellent The Road to Ensenada toujours aussi recommandé, 20 ans après son apparition au monde.

1. Don't Touch My Hat 3:47
2. Her First Mistake 6:28
3. Fiona 4:09
4. That's Right (You're Not from Texas) 4:54
5. Who Loves You Better 4:46
6. Private Conversation 4:32
7. Promises 3:07
8. It Ought to Be Easier 4:11
9. I Can't Love You Anymore 3:14
10. Long Tall Texan 3:27
11. Christmas Morning 3:43
12. The Road to Ensenada 4:11
13. The Girl in the Corner 4:29

Lyle Lovett – acoustic guitar, Rhythm Guitar, vocals
&
Greg Adams – Trumpet
Sweet Pea Atkinson – Baritone Vocal
Sir Harry Bowens – Baritone Vocal
Jackson Browne – Harmony Vocals
Valerie Carter – background vocals, Harmony Vocals
Shawn Colvin – Harmony Vocals
Luis Conte – percussion, Tambourine, Shaker
Stuart Duncan – Fiddle
Chuck Findley – Trombone, Trumpet
Paul Franklin – Pedal Steel, Steel Guitar
Willie Green, Jr. – Bass Vocal
Gary Herbig – Alto Saxophone, Baritone Saxophone, Tenor Saxophone
Chris Hillman – Harmony Vocals
Russ Kunkel – drums, Shaker
Kate Markowits – Background Vocals, Harmony Vocals
Arnold McCuller – Background Vocals, Tenor Vocals, Harmony Vocals
Randy Newman – Vocals
Dean Parks – Acoustic Guitar, Electric Guitar
Herb Pedersen – Harmony Vocals
Don Potter – Acoustic Guitar, Spanish guitar
Matt Rollings – Piano
Leland Sklar – Bass

LYLE LOVETT

JuiLLeT
Jawbox "Jawbox"
ou "Jawbreaker"

Premier album chez une major après un impeccable parcours indépendant, l'éponyme de 1996 de Jawbox sera aussi, hélas, le dernier opus d'une formation si talentueuse dans son expression post-punkoïde fine et forte qu'elle ne pouvait que manquer une fois son destin plié. En l'occurrence, c'est un Jawbox plus abordable, plus pop qui se présente pour ce début "grand-public" mais c'est, en vérité, surtout du fait de la production proprette de John Agnello parce que, sinon, on reconnait et apprécie toujours autant ce quatuor qui semble jouer "à l'aveugle" tant il se connait. Un quatuor qui n'a pas décidé d'édulcorer son propos pour attirer les foules et qui, du coup, ne les attirera pas, dommage. Dommage parce que c'est d'une sorte de Nirvana débarrassé des derniers oripeaux d'une encombrante adolescence dont il s'agit, un groupe qui sait certes trousser de la mélodie mais ne se départit pas pour autant de ses acquis post-hardcore (ha ! ces riffs !) de textes parfois difficiles (surtout parce qu'ils tranchent avec l'américanisme glorieux de leur compatriotes) et n'est pas tant en colère qu'en révolte, ce qui est plus sourd, moins immédiatement fédérateur. un groupe, enfin, qui fait vraiment de la musique, construit ses chansons comme autant de précieuses petites miniatures post-punk... Enorme ! Sans doute cette musique, plus infectieuse qu'accrocheuse, n'était-elle pas faite pour trôner sur les hit-parades, n'empêche quel énorme gâchis de talent surtout quand le subsidiaire d'Atlantic chez qui ils ont signé les remercie, leur mettant le bon gros coup sur le carafon qui les poussera à plier les gaules... Et sans doute une belle opportunité manquée au passage par le groupe et son label en planquant en piste fantôme l'excellente reprise du Cornflake Girl de Tori Amos... Bref, Jawbox est depuis devenu un groupe culte, un de ces nombreux trésors que la scène de Washington DC (on citera aussi Faraquet, The Dismemberment Plan ou Fugazi) aura offert au monde sans qu'il ne s'en soucie vraiment. Allez, séance de rattrapage pour tous !

1. Mirrorful 3:02
2. Livid 3:55
3. Iodine 3:35
4. His Only Trade 1:58
5. Chinese Fork Tie 2:29
6. Won't Come Off 2:46
7. Excandescent 4:25
8. Spoiler 2:28
9. Desert Sea 3:05
10. Empire of One 2:48
11. Mule/Stall 1:56
12. Nickel Nickel Millionaire 2:35
13. Capillary Life 3:22
14. Absenter 3:07
15. Cornflake Girl 4:21

J. Robbins – Vocals, electric guitar
Bill Barbot – Electric guitar, vocals
Kim Coletta – Bass guitar
Zachary Barocas – Drums

JAWBOX

aoûT
Eels "Beautiful Freak"
ou "Coup de Cœur"

Après une carrière solo qui est passée inaperçue, enfin jusqu'à ce que le présent groupe décolle stratosphériquement, E, Mark-Oliver Everett à l'état-civil, lance son Eels sur le tout nouveau label de messieurs Katzenberg, Spielberg et Geffen, Dreamworks, et c'est une révélation ! Remise dans son contexte, la domination nord-américaine du grunge, Beautiful Freak est un album tout sauf opportuniste, et un succès tout sauf acquis d'avance. De fait, la pop d'Everett, encore quasiment un artiste solo même s'il se planque derrière une identité de groupe, n'est, en effet, pas franchement ce qui a le vent en poupe mais, avec une vraie intelligence d'arrangements (qui, mine de rien, font la liaison entre le Eels qu'on découvrira bientôt et le grunge light qui fonctionne alors si bien) et surtout une sacrée collection d'excellentes chansons, l'album trouvera bel et bien son public. Il faut dire que les chansons, justement, sont un atout sur lequel il n'est pas inutile de revenir avec, d'entrée, un Novocaine for the Soul (et son petit sample de Fats Domino) établissant une ambiance entre rêve et dépression qui colle parfaitement à son époque. La suite, continue de creuser le sillon d'une indie-pop aux arrangements malins qu'elle rocke un peu plus fort que la moyenne de l'opus (Rags to Rags, Not Ready Yet ou Mental et leurs guitares saturées), développe une influence Tom Waits (Susan's House, Beautiful Freak, Spunky, tous leurs petits éléments roots et ce décallage si typique de Mister E et de son assumé modèle) ou propose simplement de merveilleuses chansons aux mélodies qui se gravent immédiatement dans le cervelet de l'auditeur (rien que l'emballage final de Your Lucky Day in Hell et Manchild... wow !) pour ne plus le quitter. Bref, album en équilibre entre tradition et prospective, Beautiful Freak est un début de carrière en trombe (douce) comme on n'en croise pas si souvent, et un opus qui, remarquablement, n'a pas pris une ride tout en appartenant totalement à son époque d'origine, la marque d'une œuvre d'exception à côté de laquelle il ne faut surtout pas passer !

1. Novocaine for the Soul 3:08
2. Susan's House 3:43
3. Rags to Rags 3:53
4. Beautiful Freak 3:34
5. Not Ready Yet 4:46
6. My Beloved Monster 2:13
7. Flower 3:38
8. Guest List 3:13
9. Mental 4:01
10. Spunky 3:11
11. Your Lucky Day in Hell 4:28
12. Manchild 4:05

Butch – drums, backing vocals, production, engineering
E – vocals, guitar, Wurlitzer electric piano, production, engineering
Tommy Walter – bass guitar, backing vocals
&
Jon Brion – guitar, trombone, Chamberlin
Mark Goldenberg – guitar, keyboards, production, engineering
Jim Jacobsen – keyboards, loops, engineering
Paul Edge – turntables

EELS

SePTeMBRe
Neneh Cherry "Man"
ou "by a Woman"

C'est traditionnellement l'album solo de Neneh Cherry qu'on a tendance à oublier, mais dont on n'oublie pas les deux singles (Woman et 7 Seconds, en duo avec Youssou N'Dour), le malaimé d'une trilogie originelle qui trip-hoppe avec une classe rarement égalée et mérite largement qu'on se repenche sou son cas, c'est Man, le cru 1996 (20 ans déjà !) de la suédoise. Mais, Man, c'est surtout l'album de la maturité, celui où le rap disparait corps et âme et se voit supplanté par une esthétique indie-rock qui s'imbrique aussi bien que les rimes rythmiques précédentes et avait d'ailleurs pointé le bout de son nez sur l'opus d'avant (Homebrew), un album qui se construit sur l'émotion exprimée par son interprète plus que toute autre chose, un album profondément, fondamentalement féminin. Alors, certes, ce n'est plus la découverte d'une jeune artiste solo dans un genre tout beau tout neuf de Raw Like Sushi, à ceci s'est substitué une écriture et des arrangements moins tape à l’œil, plus traditionnels quelque part, où Miss Cherry, encore une fois bien entourée (voir plus bas), peut se laisser aller à ses envies, ses espoirs et ses tristesses. Dans des chansons moins stylistiquement originales donc, mais diablement bien troussées ! Des exemples ? Un Woman tout en cordes soul émouvantes qui ouvre magistralement la galette, un Feel It qui n'est pas sans rappeler Morcheeba par son mélange de mélodie pop/soul et d'instrumentations pop/rock, un Hornbeam bien habité par une guitare maline et omniprésente et une mélodie diablement entêtante, un Golden Ring au minimalisme instrumental aussi louable que réussi (une belle guitare acoustique en constitue l'essentiel), un Bestiality joliment folk ou la splendeur finale d'un Everything aux émotions à fleur de peau. Et ce ne sont que des exemples parce que, vraiment, rien ne déçoit sur ce troisième opus qui en remontre aisément à ses deux prédécesseurs. Hélas le public, celui qui finit toujours par décider, et la frilosité de sa maison de disque qui ne défendra pas l'album aux States où, pourtant, Neneh avait fait son petit effet, feront de l'opus un demi-échec commercial... Mais certainement pas un échec artistique parce que, là, Neneh assure admirablement. L'album ayant, qui plus est, très bien vieilli, il n'y a plus qu'à vous recommander, chaudement, ce Man by a woman.

1. Woman 4:30
2. Feel It 5:41
3. Hornbeam 5:02
4. Trouble Man 3:57
5. Golden Ring 3:40
6. 7 Seconds 4:59
7. Kootchi 5:06
8. Beastiality 2:49
9. Carry Me 4:22
10. Together Now 3:11
11. Everything 4:58

Neneh Cherry - vocals
Louis Pavlou - percussion, drums on "Kootchi"
Cameron McVey - Producer, beats
Gavyn Wright - string arrangements
Mark Saunders - programming
Will Malone - string arrangements
Jonny Stephens - electric guitar, Casio
Steve "Grippa" Hopwood - guitar, backing vocals
Jonny Dollar - guitar, programming, beats, string arrangements
Paul Anthony Taylor - programming
Youssou N'Dour - vocals on "7 Seconds"
Christian "Falcon" Falk - Producer, programming on "7 Seconds"
Jonas Lindgren - violin on "7 Seconds"
Kristoffer Wallman - keyboards on "7 Seconds"
Bernard Butler - guitar on "Woman"
Mickey P. Petralia - beats on "Woman"
Mike Thompson - French horn on "Woman"
Jeff Bryant - French horn on "Woman"
Bill McDonald - bass, rhythm guitar, vocals on "Kootchi"
Rich King - guitar on "Kootchi"
Eagle-Eye Cherry - piano on "Trouble Man"
Makoto Sakamoto - drums on "Hornbeam"
Rudi Lagrilliere - guitar on "Golden Ring"

NENEH CHERRY

oCToBRe
Fountains of Wayne "Fountains of Wayne"
ou "Superpop"

La revanche de la power-pop est un éternel recommencement sans cesse fomenté par de nouvelles formations plus ou moins recommandables (plus souvent moins que plus, hélas), aussi quand on tombe sur une belle bande de mélodistes qui sait en plus mettre un peu de nerf et d'âme dans ses ritournelles, on ne se plaint pas et accueille à bras ouverts ces Fountains of Wayne et leur éponyme de 1996. Alors certes, il y aura ceux qui iront dire que tout ceci n'est absolument pas original, et qui auront raison d'ailleurs, mais tel n'est pas le propos ici avec un groupe plus soucieux de pondre de la chanson pop rock qui tue que de réinventer la roue. Évidemment, les influences du trio sont claires, de Big Star à Cheap Trick en passant par les XTC, les Cars ou les obligatoires Beatles, mais quand c'est pour offrir à l'auditoire des chansons aussi entêtantes que Sink to the Bottom, Survival Car ou Please Don't Rock Me Tonight (pour ne citer qu'elles) on aurait mauvaise grâce de s'en plaindre, d'autant que l'énergie et la bonne humeur de ces Fountains of Wayne est extrêmement communicative. En résumé, les amateurs de pop à guitare ne voudront surtout pas manquer le chapitre inaugural d'une saga toujours en cours parce que, vraiment, on tient là un album absolument charmant de la première note d'un Radiation Vibe plein d'allant à la splendide berceuse finale, Everything's Ruined. Recommandé.

1. Radiation Vibe 3:40
2. Sink to the Bottom 3:12
3. Joe Rey 2:40
4. She's Got a Problem 3:26
5. Survival Car 2:02
6. Barbara H. 3:22
7. Sick Day 4:33
8. I've Got a Flair 2:52
9. Leave the Biker 2:42
10. You Curse at Girls 2:05
11. Please Don't Rock Me Tonight 2:50
12. Everything's Ruined 2:44

Chris Collingwood – vocals, guitar, keyboards
Adam Schlesinger – vocals, guitar, keyboards, drums
Danny Weinkauf – bass guitar
&
Dominique Durand – backing vocals on "Survival Car"

FOUNTAINS OF WAYNE

NoVeMBRe
Noir Désir "666.667 Club"
ou "Opus générationnel"

666.667 Club c'est l'album où Noir Désir se prend un peu pour Trust, parle des pontes médiatiques, de la montée du FN, de la corruption, tout un prêchi-prêcha auquel la formation ne nous avait pas habitué (enfin, pas aussi "CGTalement") mais qui, fort heureusement, donne de plutôt bonnes chansons (de l'arraché Fin de Siècle aux accrocheurs Un Jour en France et L'Homme Pressé en passant par le véloce Comme Elle Vient, on a fait pire !) mais a tout de même quelque chose d'un peu agaçant, parce que nous n'avons pas besoin de ces messieurs et de leur débats de comptoir du café du commerce pour se faire son opinion, non mais ! De fait, quand la poésie prend le relais de la diatribe (A Ton Etoile, encore plus belle retravaillée toute en cordes par Yann Tiersen mais déjà très bonne ici, Ernestine en sorte de folk-rock aérienne bien troussée, A la Longue en forme de blues laidback mais passionné, Septembre en Attendant tout en retenu émouvante, ou le salutairement minimaliste salut au disparu leader du Gun Club, Jeffrey Lee Pierce, bien hommagé sur Song for JLP), l'émotion prouve qu'elle dépasse souvent le combat et donne, surtout, des chansons moins susceptibles de se prendre un sacré coup de vieux les années passant. Mais allez, tout ça c'est pour mégoter parce que, franchement, dans le genre immanquable d'une génération, ceux qui avaient entre 18 et 25 ans à cette époque dirons-nous, le Club de Noir Des' se pose un peu là et, encore mieux, sauf donc quelques paroles aujourd'hui un peu datées, a magnifiquement tenu le choc des ans. Et dire que ça n'en fait pas le chef d’œuvre absolu de leur discographie, honneur qui revient à Tostaky, ha, oui, dans ces 90s de retour à l'électricité, Nirvana & Cie sont passés par là, Noir Désir est l'incontestable et incontesté leader du rock de chez nous, et le mérite, quoiqu'on pense de la suite et des "évènements"...

1. 666.667 Club 3:41
2. Fin de siècle 5:34
3. Un jour en France 3:13
4. À ton étoile 4:27
5. Ernestine 4:42
6. Comme elle vient 2:25
7. Prayer for a Wanker 3:09
8. Les Persiennes 4:09
9. L'Homme pressé 3:46
10. Lazy 5:34
11. À la longue 4:27
12. Septembre, en attendant 3:01
13. Song for JLP 2:21

Bertrand Cantat – chant, guitare, harmonica, tom
Serge Teyssot-Gay - guitare, orgue
Denis Barthe - batterie, percussions, chœurs
Jean-Paul Roy - basse
&
Frédéric Vidalenc - basse sur Septembre, en attendant
Félix Lajkó - violon
Akosh Szelevényi - saxophone, sanza, bombarde transylvanienne, clarinette basse, cloches tibétaines

NOIR DESIR

DéCeMBRe
Hint "Dys"
ou "Chercher le Noise... Trouver le Beau"

Deuxième chapitre d'une histoire hélas trop courte, pas facile de faire une musique différente dans un pays au business souvent ultra-conformiste, Dys est une merveille d'album de, lançons-nous, post-noise-progressive-electronic  music, ouais, tout ça !, mais il faut dire qu'ils en ont dans le cœur et dans le chou les trois angevins de Hint ! Comme, en plus, les petits problèmes de mise en son qui plombait quelque peu leur précédent opus, 100% White Puzzle (dont certains titres sont d'ailleurs ici offerts en bonus dans des versions remixées du plus bel effet), ont été résolus, c'est sereinement qu'on peut se concentrer sur ce qu'Arnaud Fournier, Hervé Thomas et Pascal Ianigro ont à nous proposer. En l'occurrence, c'est à l'alliance de la variété et de la qualité à laquelle nous sommes confrontés avec, d'emblée, histoire de bien préparer l'auditeur à la trépanation fine à laquelle il s'expose, un Dys- qui, mêlant noise rock rampant, saxophone free jazz hurlant et salutaires décrochages planants, prouve l'étendue stylistique et l'indéniable talent du trio. La suite est, en somme, le développement de cette piste inaugurale avec du noise-core de compétition (Flexible, Global Futuro), de l'ambient-jazz (ou pas d'ailleurs) d'une vraie beauté mélodique (Inlandsis, Équilibre Instable, Oil Tanker Shipwrecking) et tous les possibles de ces éléments à priori incompatibles mais ici accouplés avec classe, goût et intelligence. A mon sens, le groupe fera encore mieux avec son ultime opus, Wu-Wei, deux ans plus tard mais, déjà, ici, la formule (qui n'en est pas vraiment une) atteint sa plénitude et fait de Dys-, l'album, un immanquable de la musique alternative de France et d'Hint un des tous meilleurs groupes à la marge au monde en 1996, il y a 20 ans déjà.

1. Dys- 4:40
2. Flexible 4:46
3. Inlandsis 5:42
4. Lady of pain 3:08
5. Aquarium 4:54
6. Équilibre instable 2:04
7. Vatnajökull 0:33
8. Oil-tanker shipwrecking 5:14
9. Global futuro (indoor use only) 5:17
10. The hap (no america mix) 4:32
11. Eyes in axis (diaphonic interferences mix) 6:33
12. 100% white puzzle (K2 mix) 6:52

avec
Arnaud Fournier
Hervé Thomas
Pascal Ianigro

HINT

28 commentaires:

  1. 1996 par 12 (12 mois, 12 albums)

    Victor "Victor"
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    The Pogues "Pogue Mahone"
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    Underworld "Second Toughest in the Infants"
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    Tricky "Nearly God"
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    Soundgarden "Down on the Upside"
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    Lyle Lovett "The Road to Ensenada"
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    Jawbox "Jawbox"
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    Eels "Beautiful Freak"
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    Neneh Cherry "Man"
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    Fountains of Wayne "Fountains of Wayne"
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    Noir Désir "666.667 Club"
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    Hint "Dys"
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  2. Tiens, ça fait longtemps que j'ai pas réécouté Nearly God, tu m'en donnes l'envie, merci.
    Beautiful Freak, évidemment, et puis je vais découvrir ce Man de Neneh Cherry, que je ne connais pas (en même temps, je n'ai vraiment creusé que son dernier disque, le très bon Blank Project).

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    1. Ce qui me fait penser qu'il faudra bien que je me penche sur ce Blank Project à l'occasion, merci pour le rappel.
      Bonne découverte de Man... En attendant la suite ? ^_^

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  3. Réponses
    1. A ce point ? O_O
      Perso, je trouve que j'ai choisi pas mal d'album abordables avec même certains qu'on peut définir comme "grand-public" (Neneh, Lyle, Eels, Pogues et même Noir Désir pour nous français)...

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  4. Ah bah voilà ... années pourries... sauf Noir Des, Pogues....ah si .. Eels, le gros clash qui débute le truc... bon..j'ai 3/12.. un cancre quoi ;D..ceci dit, t'as pas mis les barèmes :DD

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    1. Hé bien, je ne peux que te conseiller de te pencher sur Underworld, Tricky, Neneh Cherry, Fountains of Wayne, Lyle Lovett, Hint, Tricky et Soundgarden. Perso, des années pourries comme ça, j'en redemande ! ^_^

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    2. oups, j'adore Lyle Lovett, un oubli.. du coup je vais au rattrapage ;D
      J'ai déjà écouté les autres, sans pouvoir en faire des hameçons pour cette période.. qd je te disais que j'étais kéblo et borné ;S

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    3. Pas si pourrie cette fin de millénaire!
      Jawbox , Préférant leur album précédant For Your Own Special Sweetheart mais néanmoins a visiter sans hesitation, Hint ou Doir nez choisi ton camp a la mi temps, Tricky alter ego de son Pre-Millennium Tension sorti la même année. .Sélection de bon acabit. Il aurait fallu un Jesus Lizard ( Shot) ou Lou Reed ( Set The Twilight Reeling ) mais y'a que 12 mois dommage.

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    4. @ Charlu,
      Bloqué et borné ? Ce n'est pas l'impression que j'ai eu de toi, pas l'impression que laisse la variété de musiques dont tu parles sur ton blog non plus... A1lez, un petit effort. ;-)

      @ djoombatt
      Oui, il en manque, et tu as raison, le Jawbox d'avant est encore meilleur (mais pas de 1996) mais voilà, comme tu l'as dit, elle n'est pas pourrie cette année 1996, tout le contraire même !
      Merci de ton passage et de ton commentaire.

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  5. Ta sélection est pour l'essentiel totalement inconnue de moi (à part Eeels, Underworld, les Pogues et Noir Désir). Je connais un peu Foutains of Wayne et Neneh Cherry. Assez Tricky mais pas celui-là.

    En fait, je me serais attendue au 2eme Beck, Odelay, qui fait partie de ses meilleurs (même si je n'avoue pas l'écouter souvent).
    Te connaissant, j'aurais vu Tool, Sepultura (que je trouve excellent, sans être forcément une grande experte du genre ou du groupe) ou le premier Fiona Apple (que tu apprécie pourtant) ou les mANIC sTREET pEACHERS. Bref, une sélection assez surprenante.

    Pour ma part, j'aurai If you're feeling Sinister de Belle and Sebastian, CAsanova de Divine Comedy (même s'il a été un peu surestimé), Murder Balllads de Nick Cave, The Scorde des Fugees.

    Mais le grand album de 1996, sans doute le seul authentiquement grand, est à mon sens le Eels, et là tu ne t'es pas trompé en le mettant.

    Pour ce qui est des Pogues, voilà un groupe sous-estimé. Et ce que tu dis sur SPIDER STACY est très juste car il a écrit (je crois) l'une de mes préférés du groupe :Thousand of Sailing.

    Donc je vais pour ma part écouter ce Tricky. A son propos, je trouve qu'on l'a un peu surestimé aussi. Alan VEGA faisait du Tricky bien avant lui, mais pas grand monde écoute Alan VEGA malheureusement...

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    1. A part le Fugees, tous ceux que tu cites sont excellents et furent considérés. Après, c'est le choix du cœur.

      Et oui, le Eels fut mon gros coup de coeur de 96 et se devait donc de figurer dans la sélection.

      Je confirme pour Spider qui n'est pas MacGowan mais a fait de l'excellent boulot en étant, qui plus est, fiable. Ceci dit, les Pogues sans Shane sont toujours un peu orphelins...

      Surestimé Tricky ? Il y a toujours des gens qui ont fait avant mais, à mon humble avis, Tricky le fait mieux.

      Merci de ton commentaire, Audrey.

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  6. Je t'ai envoyé un mail (vacances) !

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    1. Vu ! Je t'envois mon volume avant dimanche !

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  7. Une sélection assez éloignée en majorité des disques que j'écoutais à l'époque. A l'exception de Nearly God que j'écoute toujours régulièrement.
    On m'avait prêté le Eels que j'avais bien aimé, et en le réécoutant je trouve que ça reste un très bon album. Idem pour le Noir Désir (même si je préfère tjs Tostaky).

    Bonne idée de nous rappeler l'existence de Hint. J'étais passé à côté à cette époque, je connaissais plus Héliogabale et Bästard et surtout j'étais fan de Sloy. D'ailleurs ce milieu des années 90 était une période intéressante pour la musique produite en France.

    En plus de ça j'ai pris cet album de Neneh Cherry que je ne connais pas du tout.

    Voici mes petits chouchous de cette année 1996:

    - Jon Spencer Blues Explosion "Now I Got Worry"
    - Sloy "Planet Of Tubes"
    - Beck "Odelay"
    - dEUS " In A Bar, Under The Sea"
    - Aphex Twin "The Richard D James Album"
    - Oval "Systemisch"
    - Microstoria "snd"
    - Tortoise "Millions Now Living Will Never Die"
    - Palace Music "Arise Therefore"
    - Lambchop "Hank"
    - Diabologum "#3"
    - Katerine "Mes Mauvaises Fréquentations"

    Merci, comme toujours

    Oya

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    1. De belles propositions, Oya, mais aussi d'autres qui me sont totalement inconnues, Microstoria et Oval. Tu peux m'en dire un peu plus ?

      A+

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    2. Oval est un groupe allemand de musique électronique expérimentale et minimaliste (aujourd'hui on appelle ça "glitch"). Il a été fondé en 91 par Markus Popp, Sebastian Oschatz et Frank Metzger.
      Ces 2 derniers ont quitté l'aventure après l'album "Systemisch" publié à l'origine en 1994 sur le label allemand Mille Plateaux, et rapidement épuisé.
      Il a été réédité en 1996 par le label de Tortoise Thrill jockey
      (mon édition, yep j'ai un peu carotté ;-)).
      Microstoria est un projet parallèle de Markus Popp, cette fois en collaboration avec Jan St Werner (membre de Mouse on Mars si ça te dit quelquechose). Toujours chez Thrill Jockey.

      Markus Popp continue toujours de publier des albums sous le nom d'Oval. il a développé un logiciel de musique interactive, collaboré avec Bjork, Squarepusher, R. Sakamoto, Jim o Rourke... Bref c'est un petit génie à découvrir.

      Tu peux écouter Systemisch sur sa page Bandcamp:

      https://oval.bandcamp.com/album/systemisch

      Bonne découverte.

      Oya

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    3. Merci de ces précisions, je vais aller voir de quoi il en retourne.

      Et, pour information, évidemment que je connais Mouse on Mars, j'en avais d'ailleurs fait une compilation pour un autre blog :
      http://baistophe.blogspot.fr/2010/04/mouse-on-mars-abo-362.html

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    4. Mes disques de 1996 se seraient rapprochés de ceux d'Oran ;).... mais ta sélection va me permettre de découvrir d'autres choses (je parle des premiers mois évidemment. ...parce que je connais la plupart du reste. ..) !!!

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    5. Bonnes découvertes alors ! Si tu arrives à solutionner ton problème de téléchargement, évidemment.

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  8. Belle Selection pour une belle année !
    Quelques perles que je réécoute régulièrement (666.667, Beautiful Freak...), quelques albums que je n'ai pas écouté depuis longtemps (le Soundgarden, pas le meilleur, Tricky,Underworld...) et quelques galettes moins connues pour moi sur lesquelles je vais me pencher.
    Et un des albums de mon panthéon personnel, le -Dys de Hint, sur lequel j'aurai quelques corrections, puisque, sauf erreur de ma part, Hint est un duo (le multi-instrumentiste Arnaud Fournier et le guitariste-bassiste Hervé Thomas). C'était un des premiers groupes français à jouer avec cette formule de duo en live sur les samples (à la Ground Zero) et à introduire des projections derrière leurs concerts. Le 3è larron de l'album (Pascal Ianigro, batteur et ingé son du Karma Studio où l'album est enregistré) n'a fait que des pistes de batteries qu'ils ont utilisé et n'est pas vraiment un membre du groupe à mon sens.
    De plus, la photo n'est pas de Hint, mais de La Phaze, le groupe où Arnaud Fournier jouera pendant l'hibernation de Hint.
    Je ne peux conseiller d'écouter, au-delà des 3 albums de Hint, leurs collaborations avec les Portobello Bones et le live de leur tournée de Reformation-fusion avec EZ3kiel où ils transcendent leurs vieux morceaux à 6 musiciens !

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    1. Tu m'as presque mis le doute, dis donc ! Mais non, pas d'erreur, Hint est bien un trio si l'on considère, comme le font aussi les Young Gods par exemple, leur ingé-son, Pascal Ianigro (qui n'est pas pour rien sur la photo) comme un membre à part entière du groupe, ce qu'il me semble bien avoir lu que font Fournier et Thomas. J'adore Hint aussi, d'où leur présence d'ailleurs, je les avais raté du temps de leur carrière mais j'ai eu la chance de les voir dans leur expérience scénique commune avec Ez3kiel, sacré concert ! Tu te doutes bien, comme en plus j'aime Ez3kiel, que je me suis jeté sur le live !
      Bref, merci de ton passage et de ton commentaire, MaNu! ^_^

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    2. PS : tu pourras voir que j'ai édité la photo, pas une d'époque (de la tournée avec EZ3kiel) mais c'est mieux que rien. ;-)

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  9. Quelle curieuse selection pour 1996
    A part le Eels et le Noir dez,Je n' aurai pas choisi les autres.
    Pourtant cette année là y a eu de quoi faire une bonne liste
    Voici quelques bons albums :
    The Flower Kings : Retropolis
    Spock's Beard : Beware Of Darkness
    Hostsonaten : 1er album
    High Wheel : There
    The Divine Comedy - Casanova
    Nada Surf - High & Low (Le hit "Popular")
    Joseph Arthur - Big City Secrets (Incontournable !!! comme le Eels)
    Kent - Nouba
    Quidam - 1er Album
    Astonvilla - 1er album (Raisonne)
    Jerome Miniere - Monde Pour N' Importe Qui
    Porcupine Tree - Signify (Sublime album !!!)
    Khadja Nin - Sambolera (titre de l' été TF1 95 "Sambolera mali son"
    Cat Power - What Would The Community Think
    Pendragon - The Masquerade Overture
    Placebo - 1er album
    Fiona Apple - Tidal (Un must !!!)
    Beth Orton - Trailer Park
    Jean-Louis Murat - Dolores
    Voila une bonne année de 19 mois !!!

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    1. Si tu me le permets, je classe tes propositions dans plusieurs catégories :

      1 - Même pas en rêve, non mais qu'Est-ce que c'est que cette m****e !
      The Flower Kings : Retropolis
      Spock's Beard : Beware Of Darkness
      Pendragon - The Masquerade Overture
      Placebo - 1er album
      Quidam - 1er Album
      Khadja Nin - Sambolera (titre de l' été TF1 95 "Sambolera mali son"

      2 - Jamais entendu parler de ces zozos !
      Hostsonaten : 1er album
      High Wheel : There

      3 - J'y ai pensé mais un autre est passé devant
      The Divine Comedy - Casanova
      Porcupine Tree - Signify (Sublime album !!!)
      Jean-Louis Murat - Dolores
      Fiona Apple - Tidal (Un must !!!)

      4 - Mouais...
      Nada Surf - High & Low (Le hit "Popular")
      Joseph Arthur - Big City Secrets (Incontournable !!! comme le Eels)
      Kent - Nouba
      Astonvilla - 1er album (Raisonne)
      Jerome Miniere - Monde Pour N' Importe Qui
      Cat Power - What Would The Community Think
      Beth Orton - Trailer Park

      Comme tu vois, ça confirme mon fol amour du néo-prog (sérieux ? Pendragon ?). Mais merci d'avoir pris le temps et tout ça... Et si dans les autres il y en a que tu ne connais pas, pense à leur donner leur chance.

      A+

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    2. Si il y a un Pendragon a écouter c' est celui la !!
      High Wheel !!! Quand même ;)
      https://www.youtube.com/watch?v=585Bo0lBeng
      https://www.youtube.com/watch?v=5maj-we6dy4
      http://www.progarchives.com/artist.asp?id=149
      J' suis surpris que tu n' aimes pas Les Flower Kings ???
      Et le Joseph Arthur son 1er edité par P Gabriel (real world) pour moi son meilleur album
      Et Spock's Beard même après le départ de Morse c' est resté un super groupe !!!

      A+

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    3. Pour le plaisir une bonne demi heure d' High Wheel ;)
      https://www.youtube.com/watch?v=O-KHwHDVS3c

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    4. J'irai voir High Wheel, par curiosité.
      Je vois que Hostsonaten est du prog italien, j'aime bien le prog italien, mais formé par un ex-Finisterre, formation qui ne m'a jamais parlé plus que ça, je doute...
      Bref, je n'ai aucun enthousiasme pour le néo-prog passé les quatre premiers Marillion et quelques IQ mais c'est vraiment tout... Question de goût mais un machin comme Pendragon, qui sont de gentils garçons méritants, ça confine à l'horreur pour moi.

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