dimanche 26 juin 2016

William en Intégrale Volume 2 (Live, Classique, Cinéma et Raretés)

Après ses 13 albums de chansons dans le billet précédent, il est temps d'aller fouiller dans les placards de William Sheller avec l'album alien, les musiques de film, la musique classique et, évidemment, les live ! Une belle sélection complémentaire en somme. Enjoie !

eaRLy SHeLLeR
Lux æterna (1972)

Un album unique dans la carrière de William Sheller qui compose ici une messe pour le mariages d'amis rencontrés alors qu'il composait la bande originale du film "Erotissimo". Lux Aeterna démontre que, chez le jeune William, il y a déjà toutes les cartes qui en font l'artiste capable d'assimiler la musique classique, la pop et la chanson française pour créer son propre style.
Composé en 1969, Lux Aeterna n'est donc pas une œuvre "courante" de la carrière de William Sheller. Influence de son époque, l'album a des atours profondément psychédéliques tout en dévoilant les racines classiques du compositeur. Le soutien d'un chœur, la qualité des arrangements et des compositions, le souffle lyrique de l'ensemble font de Lux Aeterna, qui n'eut aucun succès à sa sortie en 1972, une première pièce maîtresse de la carrière d'un artiste en devenir mais qui devra encore patienter quelques années et l'improbable novelty hit "Rock'n' dollars" et son album correspondant pour, en 1975, enfin rencontrer un succès ô combien mérité. Philips, label de William Sheller, profitera d'ailleurs de cette reconnaissance naissante pour rééditer Lux Aeterna qui, sans doute trop atypique et éloigné de son album d'alors, n'eut que peu de retentissement. Cependant, temps passant et bouche à oreille fonctionnant, l'album deviendra culte et continue d'épater tous ceux qui le découvrent et ont une vision rétrécie et ô combien partielle de l'art de M. Sheller.
C'est avec grand plaisir que je vous invite à découvrir le vrai bonheur que constitue cette œuvre hybride et passionnante d'un Sheller avant le Sheller que nous connaissons aujourd'hui.

1. Introït 3:22
2. Ave frater, rosae et aurae 4:25
3. Opus magnum (Part. 1) 2:47
4. Opus magnum (Part. 2) 3:09
5. Lux æterna 1:30
6. Sous le signe des poissons 5:57
7. Hare Krishna 6:21
8. Sous le signe du verseau 6:44
Bonus
9. My Year Is a Day 3:04
10. Couleurs 2:11
11. Les 4 Saisons 3:44
12. Leslie Simone 2:51
13. Adieu Kathy 2:19
14. She Opened the Door 3:00
15.  Living East Dreaming West 3:20

CiNéMa SHeLLeR
Erotissimo/L'écrivain public (2005)

Outre le fait que ce sont deux bandes originales de films, il faut avouer que le rapprochement d'Erotissimo et de L'écrivain public a beaucoup du mariage de la carpe et du lapin parce que, franchement, à part leur auteur évidemment, tous les sépare. Le premier des deux est une œuvre de jeunesse d'un William qui prend ce qu'on lui donne et se retrouve à composer quelques thèmes pour une comédie érotique typique de son temps. Le score est court, quelque part cousin de ce que Sheller a fait avec Lux Aeterna mais évidemment beaucoup plus léger, une sorte de pop psyché groovy qui se laisse écouter à défaut de plus. Le second, pour un vrai film à la française (même s'il est en fait franco-suisse) signé d'un certain Jean-François Arniguet, avec Robin Renucci en (plus si) jeune premier romantique, est un score de musique de chambre et de piano seul permettant, en plus d'avoir le rare loisir d'illustrer des images, à William d'explorer la face classique de son art. Et c'est du beau boulot, une belle collection de mélodies sentimentales où l'on reconnaît aisément la patte du compositeur, une belle collection qui s'écoutera facilement sans les images qu'elle est sensée illustrer. En résumé ? Avec deux facettes, plus complémentaires qu'opposées comme le démontrent ses albums de chansons, d'un compositeur vraiment inspiré, c'est une belle addition beaucoup moins anecdotique qu'il ne pourrait y paraître à la collection de tout amateur de William. Recommandé.

Erotissimo (1969)
1. Erotissimo 4:16
2. Generissimo 1:47
3.Excitissimo 1:14
L'écrivain public (1993)
4. Ouverture 2:53
5. Solitudes 4:01
6. Eclats 2:52
7. Aria 4:45
8. Le Canot 1:45
9. Prelude 1 3:41
10. Prelude 2 2:41
11. Lettre 1 1:48
12. Ouverture (piano) 2:57
13. Aria (piano) 2:23
14. Le Petit Canot (piano) 0:57
15. Hungaria (quatuor) 2:51
16. Adagio (quatuor) 2:57
17. Allegro (quatuor) 4:23
18. Final 4:44

Arlette (1997)

Ben oui, ce n'est pas parce qu'on est un des plus grands chanteurs français, un des plus fins arrangeurs et compositeurs de l'hexagone que tout ce qu'on touche se change en or. Prenez la bande-son d'Arlette, comédie lourdingue avec Josiane Balasko et Christophe Lambert, William Sheller y fait ce qu'il peut, compose de petits thèmes sympathiques mais pas assez mémorables pour se tenir sans le nanar qu'ils sont censés accompagner. Il y a des exceptions bien sûr, un Générique plus pop que la moyenne d'un score sinon largement orchestral, un Voyage en Ballon ou une Échappée Belle un peu plus épiques que ce qu'il les entoure et qui du coup sortent du lot, une jolie réorchestration des Yeux Noirs, et, pour finir, une Arietta pleine de joie de vivre... C'est peu, c'est aussi la faute à des vignettes vraiment trop courtes pour avoir le temps de pleinement se développer et qui laissent conséquemment sur l'auditeur sur sa faim. C'est ainsi, c'est le jeu de la bande-son, un jeu auquel Sheller ne s'adonnera d'ailleurs plus. Chat échaudé craint l'eau froide ?

1. Générique 3:43
2. Wedding Chorale 1:09
3. Jeu De Cartes 1:14
4. Franck 1:07
5. Valse Lente 1:32
6. Le Vieux Chateau 1:16
7. Voyage En Ballon 2:22
8. Feu D'artifice 0:58
9. Techno Club 0:58
10. Les Noces À Lulu 0:52
11. Rivera Barcarolle 0:57
12. Suite Cocotte 1:52
13. Les Yeux Noirs 1:06
14. En Calèche 0:35
15. Garden Party 1:58
16. Vision Hindoue 1:15
17. Hollywood Flash 0:58
18. Mauvais Rêves 1:42
19. L'échappée Belle 1:29
20. Au Casino 2:35
21. Le Père, Les Adieux 1:36
22. Arietta 1:20

SHeLLeR CLaSSiQUe
Quatuors (2003)

S'il exprime souvent sa sensibilité classique sur ses albums de chansons, il arrive aussi à William Sheller de vouloir proposer, sans doute sans visée commerciale, sa musique instrumentale de chambre ou orchestrale. Présentement habitées par le Quatuor Parisii, les compositions de William n'ont pas l'ambition, irréaliste d'ailleurs, de venir concurrencer Bach, Mozart, Schubert ou Bartók, non, ce sont de simples petites fantaisies de chambre composées par un amoureux de musique (en général, et classique en particulier) qui se trouve avoir aussi les armes pour une telle expérience en plus du goût de sortir des sentiers battus qu'il pratique habituellement. Au passage il y confirme une propension à fusionner cette base académique de flaveurs pop bienvenues comme on peut le constater sur, par exemple, le bien nommé Pepperland. Il y affirme aussi une identité mélodique forte puisqu'on y reconnaît régulièrement sa patte ce qui, mine de rien, n'était pas gagné d'avance. Bref, si ces quatuors ne sont évidemment pas destinés à tournebouler les sens des mélomanes experts du format, ils sont la juste, honnête et précieuse expression d'un compositeur qui est définitivement plus qu'un simple chanteur de variété et donc un opus recommandé, et pas qu'à ses fans les plus fidèles.

Les Viennois
1. Script 4:14
2. Ondis 3:41
3. Foehn 2:52
Livre I
4. Baba-Yaga 5:27
5. Luna 2:46
6. Obsession-Jardin 3:33
7. Hawaï-Fifties 4:44
Livre II
8. Aria-Klein 3:54
9. Pepperland 4:49
10. Hungaria 3:06
11. Le Petit Schubert Est Malade 3:01
12. Néo-Nocturne 6:44

Ostinato, Œuvres Symphoniques (2006)

De la musique symphonique, par William Sheller mais confiée à un chef d'orchestre, on imagine sous l’œil attentif du compositeur, c'est le programme d'Ostinato, première collection d'œuvres symphoniques classiques d'un compositeur qui a souvent tourné autour dans ses albums de chansons et qui, présentement, franchi enfin le pas. Et ? C'est beau ! Plus que ça, c'est exactement ce qu'on imaginait d'un Sheller symphonique à savoir une collection de quatre pièces variées où l'identité mélodique du compositeur n'est pas soluble dans l'environnement choisi. Parce qu'il faut le dire, Sheller est immédiatement reconnaissable ici, que ce soit sur le poème symphonique "Sully" où on a l'impression, à tout moment, que sa voix pourrait apparaitre, ou dans sa façon (comparable à ce qu'il a fait sur Le Nouveau Monde par exemple) de mettre un instrument pas souvent mis à l'honneur en avant, en l'occurrence la trompette sur un Concerto final du plus bel effet. Si, évidemment, la galette sera plus ouvertement recommandée à celles et ceux qui suivent avec intérêt la carrière de ce petit bonhomme au grand talent, on conseillera tout de même aux amateurs de musique classique orchestrale de se pencher sur cet Ostinato d'excellente qualité qui ne changera pas le monde de la musique, il n'est pas fait pour ça, mais constitue audiblement plus qu'une récréation pour son auteur.

Symphonie "Sully"    
1. Mouvement No. 1 - Allez allant 6:55
2. Mouvement No. 2 - Modéré 5:18
3. Mouvement No. 3 - A Tempo Juste 6:00
Symphonie de Poche
4. Mouvement No. 1 (Pantomime) 3:06
5. Mouvement No. 2 (Sérénade) 2:27
6. Mouvement No. 3 (Bergamasque) 3:26
Élégies  pour violoncelle & orchestre
7. Élégie No. 1 5:03
8. Élégie No. 2 5:38
Concerto pour trompette & orchestre
9. Mouvement No. 1 - Allègre et modéré 7:11
10. Mouvement No. 2 - Lent 4:57
11. Mouvement No. 3 - Animé 4:55

SHeLLeR eN SCèNe
Olympia 82 (1982)

Sheller a déjà cinq album de chansons quand il se lance, enfin !, dans l'exercice de la captation live. C'est en 1982 que ça se passe, et à l'Olympia, excusez du peu... Entouré d'un groupe de qualité, qui lui permet de couvrir chaque aspect de son répertoire, c'est à une sorte de best-of live que se livre William, un best-of live où l'on notera l'absence de son tout premier tube, l'encombrant Rock'n'Dollars. Parce que Sheller n'est pas un chanteur rigolo même s'il sait être un chanteur léger (J'suis pas bien et Rosanna Banana, du dernier album en date, ceci explique sans douce cela, c'est pas bien sérieux, ni bien fameux d'ailleurs) et que ses thèmes de prédilection, beaucoup de chansons d'amour tristes et de bulles de nostalgie, n'ont que peu avoir avec les déhanchement variéteux de la plupart de ses collègues. Et donc, Sheller fait un live sérieux, appliqué, d'un immense professionnalisme mais qui, franchement, manque de la flamboyance d'un Olympiade ou de l'émotion d'un Sheller en Solitaire. Un live qui s'écoute sans déplaisir, évidemment, avec de pareilles chansons !, mais n'emporte pas autant qu'on l'aurait voulu. On se doute que la pression de l'enregistrement, dans ce qui était alors le vrai temple de la chanson française et pas une salle comme une autre comme elle l'est maintenant, est largement ce qui impacte cet premier Sheller en scène un poil timide.

1. Symphoman 6:07
2. Un endroit pour vivre 4:20
3. Fier et fou de vous 3:10
4. Oh ! J'cours tout seul 5:29
5. Les petites filles modèles 4:08
6. Les orgueilleuses 3:40
7. Les mots qui viennent tout bas 4:00
8. Dans un vieux rock'n'roll 4:47
9. À franchement parler 4:26
10. Prélude à l'ampoule 2:27
11. Petit comme un caillou 3:02
12. Sonatine 3:06
13. La Toccatarte 2:18
14. Nicolas 3:19
15. J'suis pas bien 3:37
16. Une chanson noble et sentimentale 3:46
17. Rosanna Banana 5:45
18. La Bavaroise 3:05
19. Le Carnet à spirale 2:44

William Sheller et le quatuor Halvenalf (1984)

A l'Olympia comme si vous y étiez avec un chanteur/pianiste et un quatuor à cordes, le programme est sympathique, la captation itou, voici William Sheller et le Quatuor Halvenalf dans le plus mythique des salles parisiennes où, du 11 au 16 septembre 1984, fut enregistré le présent live album... Plus de 30 ans déjà !
On y retrouve Sheller tel qu'en lui-même, équilibriste précieux cheminant sur sa corde raide faite de chanson française, de pop anglo-saxonne et de musique classique et proposant, comme autant de perles rares, une sélection de ses plus belles chansons retravaillées pour sa voix, son piano et le quatuor à cordes l'accompagnant. Forcément, dénuée de tout artifice excessif, la performance est intime, recueillie presque, impression qu'une setlist forcément taillée pour la circonstance ne fait que renforcer. C'est l'occasion d'apprécier, dans une captation parfaite, les compositions de ce diable de William débarrassées de leurs oripeaux de modernité et d'y trouver, ce qui est tout sauf une surprise venant de quelqu'un possédant son bagage académique, de vraies petites merveilles d'harmonie et de sensibilité où Sheller le parolier en remontre à Sheller le compositeur, c'est dire !
Ce live, un peu plus que sur les albums studio où l'on retrouve les versions originales des chansons l'habitant, est chaudement recommandé à tous les amateurs de chanson française de qualité, de pop fine et orchestrale (de chambre), de bonne musique tout simplement. Ça fait du monde !

1. Ouverture 4:02
2. Maman est folle 2:15
3. Les mots qui viennent tout bas 2:38
4. Le capitaine 3:47
5. Chanson lente 2:39
6. J'suis pas bien 3:22
7. À franchement parler 3:37
8. Oh! J'cours tout seul 2:49
9. Les filles de l'aurore 3:45
10. Le Carnet à spirale 2:19
11. Nage libre 2:02
12. Une chanson noble et sentimentale 2:49
13. Symphoman 5:17
14. Simplement 4:17
15. Mon dieu que j'l'aime 4:33

Sheller en solitaire (1991)

Après un live avec groupe, un suivant accompagné d'un seul quatuor à cordes, Sheller réduit encore la voilure et s'expose, seul en scène, pour le plus grand bonheur des amateurs de moments intimistes. En l'occurrence, enregistré au Studio Davout devant un petit parterre de privilégiés (deux centaines d'invités, les chanceux !), William démontre que son travail d'arrangeur, ô combien précieux et apprécié, n'est pas le cache-misère de ses compositions, que celles-ci, débarrassées de tout ornement instrumental, rapprochées de leur expression originelle, tiennent toujours merveilleusement la route. Comme en plus l'homme est un pianiste non seulement d'excellent niveau mais, qui plus est, au toucher immédiatement reconnaissable (comme Higelin, tiens, dans un style forcément différent), les microscopiques doutes qui avaient pu saisir l'auditeur au moment d'entamer la galette disparaissent instantanément. Le miracle, parce que miracle il y a, étant que même les chansons les plus, imaginait-on, dépendantes de leur arrangement, ce Symphoman d'ouverture qui ne s'appelle pas comme ça pour rien par exemple, y gagnent une personnalité intimiste qu'on n'envisageait même pas. Fort. Mais, évidemment, la plupart des choix tend vers la portion la plus douce du répertoire de William avec même une nouvelle chanson, Un Homme Heureux, qui connaîtra le succès, mérité, que l'on sait. Voilà, si vous voulez avoir l'impression d'avoir William dans votre salon, on imagine pire invité !, Sheller en Solitaire sera l'instrument idéal, un vrai beau live tout en douceur que seul ce diable d'homme pouvait réussir avec autant de goût.

1. Symphoman 5:39
2. Maman est folle 2:03
3. Basket-ball 5:06
4. Genève 3:53
5. Les mots qui viennent tout bas 3:03
6. Les miroirs dans la boue 4:08
7. Un endroit pour vivre 4:02
8. Fier et fou de vous 2:57
9. Nicolas 3:12
10. Oh ! J'cours tout seul 4:05
11. Chanson lente 2:46
12. Une chanson qui te ressemblerait 3:24
13. Les filles de l'aurore 4:03
14. Petit comme un caillou 2:54
15. Un homme heureux 4:52
Bonus
16. Vienne 4:25

Olympiade (1995)

Dans la foulée d'un Albion qui restera comme un de ses plus gros fours commerciaux, mais pas un mauvais album, ça non !, accompagné non pas des musiciens qui l'avaient assisté à faire son album de hard rock à lui de l'autre côté de la Manche mais d'une assemblage savant entre groupe de rock et orchestre de chambre, à géométrie variable selon les besoins et les désirs du Maître de Cérémonie, c'est un Sheller en total contrôle et complètement à son aise (un état de fait bien illustré par la photo de la pochette d'ailleurs) qui propose, comme à l'accoutumé, un best-of live réactualisé de sa belle œuvre. Modérément réactualisé en l'occurrence avec le seul La Navale de son dernier opus en date, c'est peu, et une opportunité que William saura heureusement saisir sur son prochain live, celui du Théâtre des Champs-Élysées, mais ça, c'est une autre histoire. D'autant qu'on aurait mauvaise grâce à se plaindre avec la fêtes des sens qui nous est réservée avec, notamment, la chance d'y découvrir quelques titres des deux plus beaux opus de son répertoire (Univers et Ailleurs) en plus d'une belle revue d'effectif d'une carrière déjà bien remplie... Mais toujours pas de Rock'n'Dollars ! Et puis il y a ce petit supplément de fantaisie, cette drôle d'idée que d'inviter deux Dames qu'il aime, Marie-Paule Belle (pour une jolie composition douce-amère) et Micheline Dax venu siffler (!) un aria de sa composition, étonnant, et réussi. Bref, Olympiade, live d'un artiste au sommet de son art, vaut tous les best-of de la création parce qu'en plus il a de l'âme ! Recommandé.

CD 1
1. Les petites filles modèles 3:49
2. La tête brûlée 6:18
3. Basket-ball 5:08
4. Oh ! J'cours tout seul 4:40
5. Cuir de Russie 3:30
6. Nicolas 3:19
7. Le carnet à spirale 2:19
8. Fier et fou de vous 3:00
9. À franchement parler 4:44
10. L'homme que je n'aime plus (chanté par Marie-Paule Belle) 3:37
11. Une dépression d'hiver 5:33
12. Aria (sifflé par Micheline Dax) 4:23

CD 2
1. Une chanson noble et sentimentale 3:07
2. Les miroirs dans la boue 3:51
3. Un homme heureux 4:32
4. Maman est folle 2:16
5. Les orgueilleuses 3:06
6. Les filles de l'aurore 3:47
7. Photos-souvenirs 2:59
8. C'est l'hiver demain 4:13
9. La Navale 6:16
10. Quand j'étais à vos genoux 5:55
11. Dans un vieux rock'n'roll 3:06
12. Le nouveau monde 5:58

Live au Théâtre des Champs-Élysées (2001)

Le petit frère d'Olympiade en plus électrique ? Il y a de ça dans le cru live de 2001 de William Sheller, un live qui le voit pour la première fois, sauf pour un Sheller en Solitaire capté devant une minuscule audience au Studio Davout, s'éloigner de l'Olympia où furent enregistrées toutes ses performances précédentes. Pas que ce changement ait quelque incidence que ce soit sur l'art désormais bien installé du bonhomme, d'ailleurs. On notera aussi, avec la même exception que l'album en solitaire, que c'est la première fois qu'un live de Sheller est issu d'une performance unique, en l'occurrence le 11 novembre 2000 au Théâtre des Champs-Élysées. Sinon, c'est l'habituel session des meilleurs titres avec, cette fois, dans le rôle de ceux qu'on n'avait encore jamais eu, pas mal d'extraits du très réussi Les Machines Absurdes (alors son dernier album en date), une belle sélection d'un Albion qui mérite d'être réévalué (dont l'Excalibur version quasi-heavy metal parfaitement interprété) et, mais si cette fois c'est vrai, il a osé, il l'a fait... Rock'n'Dollars !, pour l'anniversaire de son quart de siècle, il était temps ! Captation la plus emportée de sa carrière, parce que la formation assemblée pour l'occasion sait faire parler la poudre quand c'est nécessaire,  Live au Théâtre des Champs-Élysées n'est aucunement un live de trop, une vraie belle addition à un "body of work" qui en impose !

CD 1
1. Symphoman 6:32
2. Moondown 4:20
3. Indies (Les millions de singes) 4:43
4. Les orgueilleuses 3:26
5. To You 2:40
6. Centre-ville 3:18
7. Un endroit pour vivre 3:45
8. Les enfants sauvages 4:42
9. C'est l'hiver demain 4:16
10. Relâche 4:58

CD 2
1. Le témoin magnifique 8:33
2. Genève 4:13
3. Un archet sur mes veines 3:44
4. Parade (Le bel adieu) 4:11
5. La maison de Mara 2:04
6. Une chanson qui te ressemblerait 3:03
7. Chamberwood (La vilaine maison) 3:00
8. Le capitaine 4:01
9. Excalibur 7:14
10. Rock'n'dollars 3:05
11. Chanson lente 5:33

Parade au Cirque Royal (2005)

Un live dé-hexagonalisé puisque enregistré au Cirque Royal de Bruxelles le 14 mars 2005, ce n'est pas si courant chez Monsieur Sheller qui, sorte de Woody Allen parisien, n'enregistre généralement ses live qu'en capitale. Ça ne veut pas pour autant dire que le dépaysement est total. Pas de fine expérimentation, pas d'énorme changement de direction (voir Albion, un bon album, un gros échec), d'autant que, concert oblige, on a quand même envie de faire plaisir. Alors, avec des musiciens du cru, Sheller donne un récital de chanson "rockestrale" et "symphop" tout à fait dans la lignée d'Olympiade (mon favori), et du Live Au Théatre des Champs-Elysées, classique. Et une belle tracklist qui, 17 morceaux durant, nous entraîne dans l'histoire de la musique de William Sheller. Une sorte de best-of avec, en supplément irremplaçable, le cœur que met ce petit bonhomme dans chacune de ses apparitions scéniques. Un peu routinier tout ça ? On va dire ça, parce qu'il est vrai que nous avons tous, nous qui suivons William, de nombreuses versions live et studio d'une majorité de ces chansons. Il est tout de même agréable de les apprécier dans un nouveau contexte, et d'y voir rajoutées de petites nouvelles qui en imposent ! Du pur Sheller, du bon Sheller.

1. Symphoman 5:54
2. Toutes les choses qu'on lui donne 4:06
3. Nicolas 2:56
4. Fier et fou de vous 3:03
5. Le Carnet à spirale 2:09
6. Le Capitaine 4:00
7. Relâche 4:15
8. Mon hôtel 3:09
9. J'en avais envie aussi 3:38
10. Oh ! J'cours tout seul 3:55
11. Un homme heureux 4:01
12. Les Filles de l'aurore 3:28
13. Indies (Les millions de singes) 4:24
14. Excalibur 6:31
15. Dans un vieux rock'n'roll 4:06
16. Rock'n'dollars 2:44
17. Les Machines absurdes 3:18

William Sheller et le quatuor Stevens (2007)

Il nous avait déjà fait le coup avec le Quatuor Halvenalf 23 ans plus tôt, Sheller remet le couvert et, cette fois-ci accompagné du Quatuor Stevens, nous fait faire le tour du propriétaire d'un répertoire qu'il aime à retoucher. C'est sur la scène du Carré Magique de Lannion (Côtes d'Armor), pour son second live d'affilé délocalisé de ses terres parisiennes donc, que se déroule la captation de l'évènement. Comme d'habitude chez Sheller, la sélection est constitué des immanquables de son répertoire augmentés de quelques surprises, qu'il s'agisse de chansons plus récentes ou d'autres rarement entendues en scène. Comme d'habitude chez Sheller, la finesse de l'arrangement n'a d'égale que la qualité de l'interprétation avec, notamment, un quatuor encore mieux employé que sur sa précédente tentative (le bénéfice de l'expérience, sans doute)... Alors, évidemment, il y a ceux qui iront dire qu'on n'a là, fondamentalement, qu'un live de plus, ceux-ci n'ont pas compris que l'art de Sheller est dans la nuance, dans le détail (qui ne manque jamais) et que, par conséquent, chaque nouvelle version de chacune de ses magnifiques chansons est bonne à prendre. Et puis, avec d'aussi beaux moments que Cuir de Russie, Un Archet Sur Mes Veines, Le Capitaine ou le désormais incontournable Un Homme Heureux (où, comme sur la Chanson d'Automne de conclusion, le quatuor fait sa petite pause), avec même un utile décrochage dans son art instrumental (Babayaga), ont aurait mauvaise grâce de se plaindre et, donc, on ne se plaindra mais et goûtera pleinement à une belle heure et quart de chansons péri-classiques, comme d'habitude chez Sheller, de qualité très supérieure... Recommandé.

1. Ouverture 4:02
2. Toutes les choses qu'on lui donne 3:49
3. Maman est folle 2:13
4. Les Mots qui viennent tout bas 2:45
5. Simplement 4:10
6. Cuir de Russie 3:31
7. Babayaga 3:48
8. Le Carnet à spirale 2:24
9. Nicolas 3:16
10. Les Filles de l'aurore 3:50
11. Mon hôtel 3:25
12. To You 2:43
13. À l'après-minuit 3:40
14. Le Capitaine 3:28
15. Les Orgueilleuses 3:12
16. Un archet sur mes veines 3:42
17. Oh! J'cours tout seul 3:33
18. Les Machines absurdes 2:58
19. À franchement parler 4:28
20. Un homme heureux 4:42
21. Dans un vieux rock'n'roll 3:38
22. Chanson d'automne 3:51

Piano en ville (2010)

Petit live sans public uniquement disponible sur les plateformes de téléchargement, Piano en Ville n'apporte strictement rien à la carrière du grand monsieur qu'est William Sheller, rien sauf le plaisir de l'entendre, seul au piano, jouer quelques jolis extraits de son riche répertoire dont certains, Felix et Moi (d'Avatars) et Les Enfants du Week-End (qu'on retrouvera sur le Stylus de 2015), pour la toute première fois. Sans doute pas essentiel, sauf aux fans de ce petit bonhomme au si grand talent, Piano en Ville est une petite bulle intimiste qui fait du bien par où elle passe, ce qui n'est déjà pas si mal même si, avec seulement 17 petites minutes, c'est vraiment beaucoup trop court.

1. Felix et moi 2:15
2. J'me gênerai pas pour dire que j't'aime encore 3:12
3. Mon dieu que j'l'aime 1:53
4. Les Enfants du week-end 2:22
5. Chanson noble et sentimentale 2:19
6. Chamber music 4:56


7 commentaires:

  1. William en Intégrale Volume 2 (Live, Classique, Cinéma et Raretés)

    "Lux æterna" (1972)
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    "Musique des films L'écrivain public et Erotissimo" (1993)
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    "Musique du film Arlette" (1997)
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    "Quatuors" (2003)
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    "Ostinato" (2006)
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    "Olympia 82" (1982)
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    "William Sheller et le quatuor Halvenalf" (1984)
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    "Sheller en Solitaire" (1991)
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    "Olympiade" (1995)
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    "Live au Théâtre des Champs-Élysées" (2001)
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    "Parade au Cirque Royal" (2005)
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    "William Sheller et le quatuor Stevens live" (2007)
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    "Piano en ville" (2010)
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  2. William Sheller m'a toujours fasciné et repoussé en même temps parce qu'il y a parfois un coté dramatique désenchanté qui pèse un peu. En gros si tu cherches de la gaité passe ta route...Mais quand tu es dans de bonnes dispositions c'est magique. Alors merci pour les albums et je vais écouter attentivement les live...(tu feras un Yves Simon un jour ? c'est un grand aussi le Vosgien et le spectre est assez large pour te donner envie de nous raconter)Ph

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    1. Il est vrai que Sheller n'est pas l'artiste le plus joyeux qui soit, n'est pas Patrick Sébastien qui veut ! ;-) Pour le choix dans les live, laisse toi guider par mes billets, ils sont très différents les uns des autres. Et, enfin, Yves Simon ? Je connais mal, quelques albums épars dans sa discographie, advienne que pourra...
      Merci de ton passage, Shadok !

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  3. Une intégrale de Sheeler, quel beau cadeau ! Merci ! Après avoir eu (presque) tout en cd, j'avais retrouvé quelques albums épars en MP3, mais là, c'est du très beau travail ! Thanks again !

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    1. You're welcome.
      C'est vrai que les Sheller, hors coffrets qui sont toujours un peu un piège à con de la vente "en lot", ne sont pas facile à trouver individuellement. Encore moins les quelques raretés que je propose présentement.
      Merci de ton passage et de ton commentaire, Avarenne

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  4. tu sais que "Piano en ville" je l'ai eu dans les paluches.. trouvé pour 6e ds les bacs Gibert.. dingo, y'a un mec ou une meuff qu'à filé ça à ces filou de Gibert.. un truc "officieux".. remarque, moi je l'ai filé à ma cousine, hyper hyper fan du gars. D'ailleurs j'étais avec elle pour le live "Olympiade".. on l'a même attendu dans l'arrière court de cette salle mythique .. complètement sympa le gars. D'ailleurs "Olympiade" ..y'a un piano qui s'ouvre dedans, quand on ouvre la pochette du disque.
    Et bien il me manquait l'Olympia 82... merci Zozo

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    1. J'ai aussi l'édition limitée d'Olympiade, celle en pop-up, c'est joli mais ça s'abîme vite... Sinon, merci de ton passage et bonne écoute de l'Olympia 82, pas le meilleur live de William (voir mon billet) mais certainement un bon moment à passer. Enjoie.

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