lundi 2 février 2015

1965 par 12, 50 ans déja !

Comme pour les années en 4 l'an dernier, je m'intéresserait en 2015 aux années en 5 cette année à commencer, demi-siècle oblige, par 1965, un bon cru en plus... Enjoie !

JaNVieR
Odetta "Odetta Sings Dylan"
ou "Hommage majeur"

Attention, ceci est un album historique. Non seulement parce qu'il fut l'un des premiers, et le premier avec une réelle importance, hommage à Bob Dylan mais aussi parce qu'il représente une sorte de validation de l'excellence du songwriting d'une jeune pousse par une dame l'ayant précédé de presque 10 ans et ayant été, entres autres, l'une des influences déterminantes de sa débutante carrière.
Originaire de Birmimgham Alabama, Odetta (née Holmes, 1930-2008) a donc une dizaine d'années de carrière, quelques albums plutôt bien reçus ainsi que quelques apparitions sur le grand et le petit écran quand elle s'attaque au répertoire du jeune Bob, c'est donc une figure établie et respectée de la scène folk, blues et jazz. Militante infatigable des droits civils, révérée par Rosa Parks ou Martin Luther King, qui la surnomma la Reine de la Musique Folk Américaine, elle deviendra une référence pour quelques jeunes artistes plein d'avenir tels que Joan Baez, Janis Joplin, Mavis Staples ou, oui, évidemment !, Bob Dylan a qui elle renvoie présentement l'ascenseur. Bien sûr, tout ceci se produit avant la transformation électrique du Zim', quand il n'est encore vu que comme le plus bel héritier des Woody Guthrie, Pete Seeger et autres chantres d'un traditionalisme étatsunien progressiste, c'est donc un répertoire revu à minima, juste un peu plus hanté d'une gravité afro-américaine faisant la différence. Les chansons ? Vous les connaissez sans doute tous et il n'en sera que plus intéressant de comparer le blanc au noir, le juif récalcitrant au l'ébène libéré. Odetta y met toute sa passion, celle d'une voix à nulle autre pareille, forte et franche et habitée par le lourd héritage d'un passé de souffrances et s'y trouve bien entourée par trois sidemen intégralement dévoués à son entreprise relectrice.
Odetta Sings Dylan, tellement typique de son époque et de sa scène et donc un peu vieilli, patiné, reste, cinquante ans après sa sortie, une addition on ne peut plus recommandée à la collection de ceux qui aiment la musique roots américaine, et Bob Dylan, et Odetta évidemment ! 

1. Baby, I'm in the Mood for You 2:50
2. Long Ago, Far Away 2:50
3. Don't Think Twice, It's All Right 5:42
4. Tomorrow is a Long Time 6:20
5. Masters of War 6:18
6. Walkin' Down the Line 4:01
7. The Times They Are A-Changin' 4:39
8. With God on Our Side 5:13
9. Long Time Gone 3:44
10. Mr. Tambourine Man 10:44
Bonus
11. Blowin' in the Wind 4:11
12. Paths of Victory 2:24

Odetta – vocals, guitar
Bruce Langhorne – guitar, tambourine
Peter Childs – guitar
Les Grinage – bass

Odetta

FéVRieR
John Coltrane "A Love Supreme"
ou "A Jazz Supreme"

Il y a un fait sur lequel tout le monde s'accorde quand on en vient à évoquer John Coltrane, Love Supreme est son opus majeur, celui qui restera, legs essentiel d'un jazz prospectif et spirituel.
Vous ne l'avez pas encore écouté ? Mais qu'attendez-vous ? Plusieurs points pour achever de vous convaincre peut-être ? C'est parti. Il s'agit d'un album de 1965 qui, un demi-siècle après sa sortie continue d'attirer chaque nouvel auditeur gagné à la cause d'un jazz free mais cependant mélodique, spirituel mais surtout trippé. On y retrouve toujours le quatuor classique de Coltrane avec les extraordinaires Jimmy Garrison et Elvin Jones en rythmique souple et adaptable et McCoy Tyner au piano tintant comme une chorale d'anges, une équipe bien rodée alliant grâce et classe. L'album, live en studio comme c'est toujours de coutume dans le jazz de nos jours, fut enregistré le 9 décembre 1964, sur une partition inspirée à Coltrane par divers lectures mystiques entreprises depuis la fin de son héroïnomanie. Et tout ça vous donne ? Une suite régulièrement citée dans les grandes œuvres de la musique tous genres, époques et chapelles confondues, un album qu'on ne dompte pas à la première écoute mais s'incruste durablement, souffle brûlant, lumière aveuglante de beauté, dans chaque panthéon personnel.
A Love Supreme ? Indispensable, tout simplement.

1. Acknowledgement 7:47
2. Resolution 7:22
3. Pursuance/Psalm 17:53

John Coltrane – vocals, soprano and tenor saxophone
Jimmy Garrison – double bass
Elvin Jones – drums
McCoy Tyner – piano

John Coltrane

MaRS
Bob Dylan "Bringing It All Back Home"
ou "House of Rising Folk"

Moins révolutionnaire qu'Highway 61 Revisited, vous savez l'album du passage à l'électricité, Bringing It All Back Home, album transitoire s'il en fut, ouvre de nouvelles pistes à un Bob Dylan qui s'est, jusque là, contenté d'être sagement folk et protestataire, exactement ce que son auditoire d'alors attend de lui.
Mais Bob a d'autres idées en tête et commence sérieusement de se sentir à l'étroit dans le cadre limité d'une expression purement acoustique de son art, il a aussi d'autres ambitions textuelles que d'être un baladin pour la cause du jour. Du coup, sept petits mois après un universellement acclamé Another Side of Bob Dylan, un album où le Zim' est encore seul à bord, l'artiste se prend-il de l'envie de s'entourer d'autres instrumentistes et, pourquoi pas puisque la technique lui permet encore d'étendre son spectre, d'y ajouter un soupçon d'électricité. Pas de quoi faire fuir le folk chaland cependant, on reste, à de rares exceptions près, dans la continuité de ce que produisait Bob seul. Mais bon, le germe est là qui ne fera que se développer majestueusement dans l'opus à venir, bientôt, dans cinq mois seulement (ha ! les sixties et leur rythme effréné !).
Le germe est là, la qualité aussi. Sur la lancée de ses trois précédentes galettes (étant entendu que la première, éponyme, surtout constituée de reprises et de traditionnels, ne saurait totalement compter), Bob Dylan réussit l'impossible, continuer de produire des chansons d'exception telles que, présentement, Subterranean Homesick Alien, un classique instantané, Maggie's Farm, une chanson d'une brillante intelligence textuelle qui plus est, Bob Dylan's 115th Dream, délire surréaliste de première bourre, Mr. Tambourine Man bien sûr, souvent repris (même avant sa sortie par Bob, voir l'album Odetta Sings Dylan sorti deux mois plus tôt), ou encore, pour ne pas citer l'entièreté de la tracklist, le délicat It's All Over Now Baby Blue. et, évidemment, le chef d'œuvre absolu qu'est It's Alright, Ma (I'm Only Bleeding)... Une époustouflante collection bien mise en son par le producteur avec lequel Bob Dylan est suffisamment familier pour se livrer un peu plus pour le bonheur de tous, Tom Wilson avec qui il collabore depuis quelques sessions non créditées de The Freewheelin' Bob Dylan.
Tout ça fait du premier des deux opus de Dylan en 1965, quelle année, un essentiel de toute collection qui se respecte en plus d'une étape essentielle dans la création du mythe Dylan. Oui, autant qu'Highway 61 Revisited, c'est dire l'excellence de la chose !

1. Subterranean Homesick Blues 2:21
2. She Belongs to Me 2:47
3. Maggie's Farm 3:54
4. Love Minus Zero/No Limit 2:51
5. Outlaw Blues 3:05
6. On the Road Again 2:35
7. Bob Dylan's 115th Dream 6:30
8. Mr. Tambourine Man 5:30
9. Gates of Eden 5:40
10. It's Alright, Ma (I'm Only Bleeding) 7:29
11. It's All Over Now, Baby Blue 4:12

Bob Dylan – guitar, harmonica, keyboards, vocals
&
John Boone
, Bill Lee, John B. Sébastian, Joseph Macho Jr. – bass guitar
Al Gorgoni, John P. Hammond, Bruce LanghorneKenny Rankin – guitar
Paul Griffin – piano, keyboards
Frank Owens – piano
Bobby Gregg – drums

Bob Dylan

aVRiL
The Beau Brummels "Introducing The Beau Brummels"
ou "La classe américaine !"

Si on pense souvent aux années soixante comme à celles de l'explosion du rock britannique et son invasion conséquente du Nouveau Continent il n'en faudrait pas pour autant démettre les groupes nord-américains tombés, eux aussi, dans la même marmite fusionnante. Prenez, Introducing the Beau Brummels, permier album de cinq californiens dans le vent qui n'on rien à envier à leur homologues d'Outre-Manche, hé bien, c'est une sacrée bonne galette !
La recette du bonheur selon les Beau Brummels ? Un peu de folk, un peu de pop, beaucoup de rock, une énergie qui défie l'entendement et, bien sûr !, un vrai sens de la mélodie démontré dès cet inaugural long-jeu...Simple, non ? Précisons, ce qui est loin d'être la norme de l'époque, que 10 des 12 compositions sont des originales dues, en leur intégralité, au talent du guitariste Ron Elliott. Evidemment, tout ceci est notablement influencé par ce qui a déboulé peu de temps avant de l'autre côté de l'Atlantique et principalement des travaux débutants de fameux Fab Four (Laugh, Laugh en exemplaire succès).
A noter qu'on retrouve, derrière les manettes, un individu qui va bientôt faire beaucoup de bruit en la personne de Sylvester "Sly" Stone qui, comme nous pouvons le constater, s'y entend aussi pour faire sonner les disques des autres (voir aussi le premier groupe de Grace Slick, Great Society), présentement avec précision et sans artifice particulier livrant les Beau Brummels tels qu'en eux -mêmes, rocker 60s d'une diabolique efficacité.
Séparés en 1968 avant deux brèves formations chacun dotée d'un album plus qu'acceptable (1975 et 2013), quasiment oubliés de nos jours sauf à être un fanatique des Flintstones (où leur döppelgangers apparaîtront le temps d'un épisode) les Beau Brummels méritent qu'on se retourne sur leur cas et, en particulier, sur quelques enregistrements de jeunesse particulièrement réussis tel que cet Introducing chaudement recommandé.

1. Laugh, Laugh 2:54
2. Still in Love With You Baby 2:32
3. Just a Little 2:23
4. Just Wait and See 2:22
5. Oh Lonesome Me 2:22
6. Ain't That Loving You 2:22
7. Stick Like Glue 1:58
8. They'll Make You Cry 3:05
9. That's If You Want Me To 2:23
10. I Want More Loving 2:23
11. I Would Be Happy 2:40
12. Not Too Long Ago 3:06

Sal Valentino - vocals
Ron Elliott - lead guitar
Ron Meagher - guitar
Declan Mulligan - bass
John Petersen - drums

The Beau Brummels

Mai
Herbie Hancock "Maiden Voyage"
ou "Jeune Pousse exploratoire"

Un nouvel album décisif dans la jeune carrière d'un pianiste de jazz qui va compter dans les décennies à venir, voici Herbie Hancock et son déjà 5ème long-jeu depuis 1962, Maiden Voyage.
Déjà, il y a le groupe réuni pour l'occasion, que des stars en devenir ou déjà affirmées, de Freddie Hubbard à la trompette à George Coleman au sax ténor, compléments idéal du mélodiste et instrumentiste d'exception qu'est déjà Hancock, à une section rythmique à faire saliver d'envie tout amateur de jazz qui se respecte (Ron Carter et Tony Williams, excusez du peu !), une assurance tous risques concernant l'interprétation. Ensuite il y a les compositions, cinq, toutes signées d'Herbie, et là, mazette, quelle fête ! Dans un cadre moins aventureux que son prédécesseur (le très recommandé Empyrean Isles de 1964), Hancock trouve la parfaite balance entre expérimentation et mélodie, jazz modal et hard bop, sachant prendre des risques, comme ses compagnons de session, sans jamais perdre l'auditeur dans d'absconses démonstrations. Un développement qu'on peut largement imputer au passage d'Hancock au sein du groupe du grand Miles Davis avec qui il collabore depuis 1963.
Doté, également, d'une production claire et nette mettant parfaitement en valeur la qualité des interprétations de chaque excellent musicien impliqué, Maiden Voyage demeure une des œuvres les plus évidemment recommandées de l'impressionnant répertoire d'un jazzman d'exception. Un classique, ça s'appelle.
 
1. Maiden Voyage 7:53
2. The Eye of the Hurricane 5:57
3. Little One 8:43
4. Survival of the Fittest 9:59
5. Dolphin Dance 9:16

Herbie Hancock — piano
Freddie Hubbard — trumpet
George Coleman — tenor saxophone
Ron Carter — bass
Tony Williams — drums

Herbie Hancock

JuiN
The Yardbirds "For Your Love"
ou "Going Somewhere"

Quand un des plus beaux exemples du british blues boom décide de coller un peu plus au goût du jour ça donne ? For Your Love des Yardbids, évidemment !
Voici donc les Yardbirds au premier tournant de leur carrière. Eric Clapton, mécontent de la tournure que prennent les évènements soucieux qu'il est de continuer de jouer le blues qu'il vénère, est sur le départ, Jeff Beck, son remplaçant, qui apparaît d'ailleurs sur trois titres de l'album sera plus compatibles aux ambitions pop et psychédéliques de la formation, avant de se lasser à son tour mais ça c'est une autre histoire. Pour le moment, Clapton encore présent (il le sera aussi sur une face du second opus de 65, Having a Rave Up), les Yardbirds marchent sur le fil entre leur passé (l'impeccable Five Live Yardbirds et son énergique relecture du blues étatsunien) et ce qui est alors la tendance du moment, une musique plus pop vers laquelle glissent quasiment toutes les formations britanniques et nord-américaines. Les deux tendances sont, pour le moment, toujours d'actualité avec, côté blues, I'm Not Talking, Got to Hurry, I Ain't Got You, I Ain't Done Wrong, I Wish You Would et Good Morning Little Schoolgirl comme autant d'exemples que ces petits blancs savent s'approprier l'idiome blues avec un talent certain, et, côté pop la naissance de quelques morceaux destinés à devenir d'authentiques classiques (For Your Love bien sûr mais également A Certain Girl malgré l'évidente ressemblance aves les Beatles ou Sweet Music produit par un Manfred Mann qui passait par là. Force est de constater que c'est sur le blues que les Yarbirds convainquent le mieux, pas que le reste soit indigne, juste que le groupe y parait moins à son aise que ce soit avec Beck ou Clapton, une leçon qu'il retiendront pour leurs futurs développements n'oubliant jamais, même quand ils s'en éloigneront, ces bases blues qui leur vont si bien au teint.
50 ans après, encore un peu plus dans cette version richement bonussée, For Your Love demeure un album recommandé où, outre le fait de croiser deux des plus fines gâchettes de la six-corde, on entend un groupe de qualité produire une musique qui ne l'est pas moins même si, diable !, qu'il est difficile de concurrencer les quatre gros (Beatles, Stones, Who, Kinks) qui ne le sont pas devenus sans raison...

1. For Your Love 2:31
2. I'm Not Talking 2:33
3. Putty (in Your Hands) 2:18
4. I Ain't Got You 2:00
5. Got to Hurry 2:33
6. I Ain't Done Wrong 3:39
7. I Wish You Would 2:19
8. A Certain Girl 2:18
9. Sweet Music 2:30
10. Good Morning Little Schoolgirl 2:46
11. My Girl Sloopy 5:38
Bonus
12. Baby, What's Wrong (demo) 2:38
13. Boom, Boom (demo) 2:25
14. Honey in Your Hips (demo) 2:19
15. Talkin' 'Bout You (demo) 1:56
16. I Wish You Would (demo) 4:17
17. A Certain Girl (demo) 2:21
18. Got to Hurry (take 4) 2:35
19. Sweet Music (take 4) 2:28
20. Heart Full of Soul (demo, sitar version) 1:54
21. Steeled Blues 2:38
22. Paff Bumm (German issue) 2:27
23. Questa Volta 2:33
24. Paff Bum (Italian issue) 2:36

Keith Relf – lead vocals, harmonica
Eric Clapton – lead guitar on all tracks except "I'm Not Talking", "I Ain't Done Wrong", and "My Girl Sloopy"
Chris Dreja – rhythm guitar
Paul Samwell-Smith – bass, vocals
Jim McCarty – drums, vocals
&
Jeff Beck – lead guitar on "I'm Not Talking", "I Ain't Done Wrong", and "My Girl Sloopy"
Giorgio Gomelsky – backing vocal on "A Certain Girl"
Brian Auger – harpsichord on "For Your Love"
Denny Pierce – bongos on "For Your Love"
Ron Prentice – bowed bass on "For Your Love"
Manfred Mann – keyboard and backing vocals on "Sweet Music"
Paul Jones – backing Vocals on "Sweet Music"
Mike Hugg – vibes on "Sweet Music"
Tom McGuinness – guitar on "Sweet Music"
Mike Vickers – guitar on "Sweet Music"

The Yardbirds

JuiLLeT
The Beach Boys "Summer Days (And Summer Nights!!)"
ou "Sunny Music"

Presque aussi décisive que leur sortie du mois de mars de la même année (Today!), la galette estivale de 1965 des Beach Boys est, comme son titre l'indique, Summer Days (and Summer Nights!!), une petite œuvre pleine de soleil et de bonne humeur... Pas si mal déjà, non ?
Evidemment, Brian Johnson fomentant déjà ses futures extravagances pop, il y a moult détails, finesses à détailler à l'écoute attentive de l'opus. Evidemment, avec un pareil groupe de compositeurs, Brian Wilson et Mike Love en tête, il y a une belles poignées de chansons imparables à retrouver ici (California Girls évidemment mais aussi Help Me Rhonda, qui sera numéro 1, Let Him Run Wild ou Girl Don't Tell Me) voisiné, hélas, de morceaux nettement moins essentiels mais néanmoins agréables (quoique, Salt Lake City, bof quoi).
Une étape sur la route d'un incontournable Pet Sounds (moins d'un an après !) Summer Days (and Summer Nights) est une amusante galette de perfect pop... A défaut de mieux. Oui, je sais, ce sont tout de même les Beach Boys, le plus grand groupe américain de pop music de tous les temps mais, bon, qui aime bien châtie bien.

1. The Girl from New York City 1:54
2. Amusement Parks U.S.A. 2:29
3. Then I Kissed Her 2:15
4. Salt Lake City 2:00
5. Girl Don't Tell Me 2:19
6. Help Me, Rhonda 2:46
7. California Girls 2:46
8. Let Him Run Wild 2:20
9. You're So Good to Me 2:14
10. Summer Means New Love 1:59
11. I'm Bugged at My Ol' Man 2:17
12. And Your Dream Comes True 1:04

Al Jardine – lead, harmony and backing vocals; electric rhythm guitar; hand claps
Bruce Johnston – harmony and backing vocals; acoustic grand piano, hammond organ, celeste; hand claps
Mike Love – lead, harmony and backing vocals; hand claps
Brian Wilson – lead, harmony and backing vocals; bass guitar; acoustic upright piano; hammond organ; hand claps, timpani
Carl Wilson – lead, harmony and backing vocals; lead, rhythm, acoustic and twelve-string guitar; hand claps
Dennis Wilson – harmony and backing vocals; drums, tambourine, hand claps
&
Israel Baker
– violin
Arnold Belnick – violin
Hal Blaine – drums, timbales
Glen Campbell – electric guitar
Frank Capp – vibraphone
Roy Caton – trumpet
Jerry Cole – twelve-string guitar
Al De Lory – organ
Joseph DiFlore – viola
Steve Douglas – tenor saxophone
James Getzoff – violin
William Hinshaw – french horn
Harry Hyams – viola
Plas Johnson – tenor saxophone
Carol Kaye – electric bass guitar
Bernard Kundell – violin
Jay Migliorii – baritone saxophone
Leonard Malarsky – violin
Jack Nimitz – bass saxophone
Bill Pitman – electric guitar
Ray Pohlman – bass guitar
Lyle Ritz – upright bass
Howard Roberts – guitar
Leon Russell – piano
Billy Lee Riley – harmonica
Ralph Schaeffer – violin
Sid Sharp – violin
Billy Strange – rhythm guitar, ukulele; tambourine
Ron Swallow – tambourine
Tommy Tedesco – lead guitar
Julius Wechter – claves
Marilyn Wilson – harmony and backing vocals
Tibor Zelig – violin

The Beach Boys

aoûT
The Beatles "Help!"
ou "BoF +extra"

Ils n'ont pas encore abandonné la scène mais y pensent sans doute déjà, en 1965, les Beatles font du cinéma, et un album pour accompagner, Help! que ça s'appelle, c'est vachement bien.
Evidemment, on est encore loin des ambitions à venir mais, diantre !, il y a matière à s'enthousiasmer pour cette excellent collection de chansons pop de premier ordre. Côté classiques incontournables, deux titres dominent évidemment l'affiche, la chanson titre, imparable d'énergie et de bonne humeur (malgré des paroles douces-amères) et, aussi nostalgique mais en nettement plus doux, un Yesterday que moult artistes n'auront de cesse de reprendre avec plus ou moins de succès. Ceci ne doit pas amoindrir l'intérêt de quelques autres : You've Got to Hide Your Love Away où Lennon se prend pour Dylan et le fait bien, I Need You qui, proche du son des débuts du groupe vaut présentement pour l'excellence de sa mélodie, You're Gonna Lose That Girl et It's Only Love où déjà le son Rubber Soul se fait jour,  Ticket to Ride bien sûr avec son gimmick de batterie inoxydable et sa mélodie qu'on reprend si volontiers à tue-tête (désolé pour les voisins !), un Act Naturally délicieusement rétro, le meilleur morceau de Ringo jusque là (et une reprise de Buck Owens, accessoirement), I've Seen Her Face petit swing acoustique si typique de Macca, et enfin la seconde reprise de l'album, la dernière que les Beatles enregistreront dans leur carrière, le rock énergisant de Dizzy Miss Lizzy ou Lennon s'époumone de plaisir comme au temps d'un glorieux Twist and Shout... Que des merveilles ou presque, preuve de la créativité alors bouillonnante du quatuor et, en particulier, du duo Lennon/McCartney. Et la "gouvernance sonique" d'un George Martin, le 5ème Beatle, présidant à la réussite de ses poulains (aux œufs d'or) qu'on n'oublie évidemment.
Album charnière, encore attaché au passé mais clairement prêt à larguer les amarres, Help! est évidemment recommandé et ne fait définitivement pas son demi-siècle !
 
Original Mono Mix
1. Help! 2:23
2. The Night Before 2:36
3. You've Got To Hide Your Love Away 2:11
4. I Need You 2:32
5. Another Girl 2:08
6. You're Going To Lose That Girl 2:22
7. Ticket To Ride 3:08
8. Act Naturally 2:33
9. It's Only Love 1:59
10. You Like Me Too Much 2:39
11. Tell Me What You See 2:40
12. I've Just Seen A Face 2:08
13. Yesterday 2:09
14. Dizzy Miss Lizzy 3:02
Original Stereo Mix
15. Help! 2:23
16. The Night Before 2:37
17. You've Got To Hide Your Love Away 2:12
18. I Need You 2:32
19. Another Girl 2:09
20. You're Going To Lose That Girl 2:21
21. Ticket To Ride 3:12
22. Act Naturally 2:33
23. It's Only Love 1:59
24. You Like Me Too Much 2:39
25. Tell Me What You See 2:40
26. I've Just Seen A Face 2:08
27. Yesterday 2:09
28. Dizzy Miss Lizzy 2:54

John Lennon – lead, harmony and background vocals; acoustic (six and twelve-string) and rhythm guitars; electric piano
Paul McCartney – lead, harmony and background vocals; lead, acoustic and bass guitars; acoustic and electric pianos; güiro
George Harrison – lead, harmony and background vocals; acoustic, rhythm and lead guitars
Ringo Starr – drums, handclaps and assorted percussion (tambourine, maracas, cowbell, bongos, claves and brushed snare); lead vocals (on "Act Naturally")
&
George Martin
– piano and producer
John Scott – flutes on "You've Got to Hide Your Love Away"
String quartet on "Yesterday", arranged by Martin in association with McCartney


The Beatles

SePTeMBRe
Otis Redding "Otis Blue/Otis Redding Sings Soul"
ou "Soulman!"

Le premier grand album d'Otis, son meilleur peut-être, Otis Blues (Otis Redding Sings Soul), est le 3ème album du natif de Géorgie, une confirmation, presque une révélation du grand animal soul qu'on tient là.
Pas que Pain in My Heart et The Great Redding, Otis Sings Soul Ballads n'ai pas été de jolies réussites, le premier plus que le second trop contraint dans le format ballade soul, avec déjà un groupe aux petits oignons fourni par la bonne maison Stax, une sorte de rareté ou blancs et noirs groovent de concert sans que personne n'y trouve trop rien à redire, un exploit dans un Sud encore nettement ségrégationniste, mais c'est ici, peut-être parce qu'il a enfin confiance dans ses énormes capacités qu'Otis se révèle comme l'animal dangereusement sensuel passé à la postérité. Il faut dire que la sélection, 2 originaux en ouverture complémentées d'un beau choix de neuf reprises bien arrangées, et pas que soul puisqu'incluant le Satisfaction des Rolling Stones !, en impose et continue, cinq décennies plus tard, de fournir une belle portion de chaque best  of du grand Otis, il n'y a pas de fumée sans feu dit-on.
Or donc quand un groupe aussi "tight" que celui formé de Cropper, Booker T, Donald Dunn et Cie (dont Isaac Hayes qui double à la coproduction) s'allie à la resplendissante animalité d'un Otis déjà au sommet de son art, ça nous fait ? Un chef d'œuvre intemporel, sapristi !, un immanquable ô combien conseillé.

1. Ole Man Trouble 2:55
2. Respect 2:05
3. Change Gonna Come 4:17
4. Down in the Valley 3:02
5. I've Been Loving You Too Long 3:10
6. Shake 2:35
7. My Girl 2:52
8. Wonderful World 3:00
9. Rock Me Baby 3:20
10. Satisfaction 2:45
11. You Don't Miss Your Water 2:53

Otis Redding – vocals
Booker T. Jones – keyboards, piano
Isaac Hayes – keyboards, piano, producer
Steve Cropper – guitar, producer
Donald Dunn – bass
Al Jackson, Jr. – drums
Wayne Jackson – trumpet
Gene Miller – trumpet
Andrew Love – tenor saxophone
Floyd Newman – baritone saxophone
William Bell - backing vocals
Earl Sims - backing vocals


Otis Redding

oCToBRe
The Paul Butterfield Blues Band "The Paul Butterfield Blues Band"
ou "Toute la musique que j'aime..."

Avant les expérimentations s'inspirant de la musique indienne pour fourbir un blues psychédélique de première importance (East West), voici les débuts du quintet étatsunien de Paul Butterfield, du blues (semi) blanc répondant avec classe et passion à l'invasion britannique, rien que ça !
Répondant avec leur propre version du blues électrique Chicagoan popularisé par, entre autre, le label Chess via des géants tels que Muddy Waters ou Howlin' Wolf. une version, donc, nettement plus proche des sources, plus authentique que celles des Stones, Yardbirds et autres blues-boomers de la perfide Albion. Il faut dire que Butterfield a le gosier qu'il faut, et un beau talent d'harmoniciste qui ne nuit nullement, et a su s'entourer d'un groupe de qualité où, particulièrement, les guitaristes Mike Bloomfield et Elvin Bishop brillent, forcément, c'est du blues !
Avec, en plus, une sélection de titres, originaux comme standards, qu'on s'enfile comme un bon bourbon millésimé, une production (de Paul Rothchild, qui s'occupera bientôt des Doors, et Mark Abramson, aux manettes du son chez Love) claire et crue, parfaite pour le genre, on n'a plus qu'à battre des nageoires et à déguster ! Santé !

1. Born in Chicago 2:55
2. Shake Your Money-Maker 2:27
3. Blues with a Feeling 4:20
4. Thank You Mr. Poobah 4:05
5. Got My Mojo Working 3:30
6. Mellow Down Easy 2:48
7. Screamin' 4:30
8. Our Love Is Drifting 3:25
9. Mystery Train 2:45
10. Last Night 4:15
11. Look Over Yonders Wall 2:23

Paul Butterfield — vocals, harmonica
Mike Bloomfield — electric guitar
Elvin Bishop — electric guitar
Jerome Arnold — bass
Sam Lay — drums, lead vocal on "I Got My Mojo Working"
&
Mark Naftalin — organ on "Blues with A Feeling," "Thank You Mr. Poobah," "Screamin'," "Our Love Is Drifting," "Mystery Train," and "Last Night"

The Paul Butterfield Blues Band

NoVeMBRe
The Kinks "The Kink Kontroversy"
ou "Karrément !"

Toujours un peu en gestation, les grands albums viendront bientôt, les Kinks ne produisent pas moins, en 1965, un des meilleurs rock'n'roll britanniques de leur temps qui soit, et un troisième album trouvant de nouvelles pistes qui seront conséquemment  développées, une œuvre charnière que ce The Kink Kontroversy, donc.
L'excitation des premiers soubresauts convulsifs d'un primal You Really Got Me ne sont plus qu'un, déjà, lointain souvenir (13 mois, en ces bouillonnantes sixties, c'est une petite éternité !), ce qui a suivi n'a pas franchement fait évoluer le schmilblick les Kinks, comme la majorité de leurs contemporains, ayant choisi de creuser leur sillon, d'imposer leur style et leur son, mais il est clairement temps de changer de braquet. On l'entend dès Milk Cow Blues, un classique en devenir dès la première écoute, dans un songwriting plus mature, une production plus léchée, ce que confirme la suite, pas dans un déluge d'innovations instrumentales mais dans l'affirmation, l'élargissement des capacités de musiciens désormais plus roué qu'il ne l'étaient initialement. En résulte quelques vraies pépites (Ring the Bells, Gotta Take the First Plane Home, Till The End of the Day, The World Keeps Around, Where Have All the Good Times Gones et, puisque bonus il y a, l'impeccable Dedicated Follower of Fashion) entourées de chansons un peu moins essentielles mais également agréables, autant de preuves que leur lecture de sales gosses britanniques de l'idiome blues et rock est en train de prendre de tout autres atours, d'attirantes couleurs chamarrées, et une finesse, une intelligence textuelle jusqu'alors embryonnaire.
Grand pas en avant dans la glorieuse carrière du membre le moins souvent cité du Big 4 du British Boom (avec les Beatles, les Rolling Stones et les Who, donc), The Kink Kontroversy porte bien ses 50 piges, pas pris une ride le machin !

1. Milk Cow Blues 3:44
2. Ring the Bells 2:21
3. Gotta Get the First Plane Home 1:49
4. When I See That Girl of Mine 2:12
5. I Am Free 2:32
6. Till the End of the Day 2:21
7. The World Keeps Going Round 2:36
8. I'm On an Island 2:19
9. Where Have All the Good Times Gone 2:53
10. It's Too Late 2:37
11. What's in Store for Me 2:06
12. You Can't Win 2:42
Bonus
13. Dedicated Follower of Fashion 3:05
14. Sittin' on My Sofa 3:08
15. When I See That Girl of Mine (Demo version) 2:01
16. Dedicated Follower of Fashion (Alternate stereo take) 3:01

Ray Davies – lead and backing vocals, rhythm guitar, harmonica
Dave Davies – lead guitar, backing vocals, lead vocals on "I Am Free" and "What's in Store for Me", shared lead vocals on "Milk Cow Blues" and "You Can't Win"
Pete Quaife – bass guitar, backing vocals
Mick Avory – drums (tracks 1, 2 and 9), percussion
Clem Cattini – drums (tracks 3-8, 10-12)
Nicky Hopkins – keyboards
Rasa Davies – backing vocals (track 6 and 9)

The Kinks

DéCeMBRe
The Byrds "Turn! Turn! Turn!"
ou "Fais tourner !"

Moins essentiel que son devancier ? C'est ce que disent les critiques de référence de Turn! Turn! Turn! en tout cas. Toujours est qu'il qu'en 1965, pour leur seulement second opus, les Byrds continuent d'inventer leur propre recette pop, rock et folk, ce n'est pas rien !
Evidemment, il y a moult ombres tutélaires planant sur le son de la jeune carrière de ces Oyseaux, à commencer par Bob Dylan déjà repris 4 fois sur leur opus inaugural sorti un peu plus tôt (Mr. Tambourine Man, juin 1965) et dont deux emprunts du répertoire, et non des moindres !, sont encore présents ici (Lay Down Your Weary Tune, The Times They Are a-Changin'). Leur compagnonnage  avec quelques morceaux traditionnels (Turn! Turn! Turn!, une adaptation du Nouveau Testament de Pete Seeger, He Was a Friend of Mine, aux paroles modifiées par McGuinn pour l'occasion, Satisfied Mind, précédemment enregistré par Ella Fitzgerald ou Joan Baez, et Oh! Susannah, une vieillerie publiée en 1848) et une poignée de compositions originales se fait sans difficulté du fait d'une unicité stylistique d'arrangements bienvenue. Parce qu'il est bien là le haut-fait de McGuinn, Clark, Crosby et Cie, dans cette manière d'accommoder la tradition à l'aulne d'un son plus adapté au goût du jour, un son notablement influencé par la horde britannique qui vient d'envahir l'Amérique du nord mais suffisamment (bien) adapté pour y trouver sa propre identité. La formule avait merveilleusement bien fonctionné sur Mr. Tambourine Man, elle conduit avec la même efficacité, le même élan modernisateur la collection de belles chansons présentement proposée.
Evidemment, la surprise n'est plus autant au rendez-vous ce qui conduira, sans doute, les Byrds a bientôt chercher de nouvelles pistes compatibles avec leurs désidératas artistiques de modernisateurs de la tradition (dès l'opus suivant, Fifth Dimension, où un psychédélisme de saison vient nettement pointer le bout de son nez), reste que cette seconde galette, dûment bonussée dans son édition remasterisée présentement commentée, a sacrément bien vieilli et s'écoute, un demi-siècle après sa sortie, une référence de la culture pop/rock/folk de sixties décidément révolutionnaires.

1. Turn! Turn! Turn! (To Everything There is a Season) 3:49
2. It Won't Be Wrong 1:58
3. Set You Free This Time 2:49
4. Lay Down Your Weary Tune 3:30
5. He Was a Friend of Mine 2:30
6. The World Turns All Around Her 2:13
7. Satisfied Mind 2:26
8. If You're Gone 2:45
9. The Times They Are a-Changin' 2:18
10. Wait and See 2:19
11. Oh! Susannah 3:03
bonus
12. The Day Walk (Never Before) 3:00
13. She Don't Care About Time [Single Version] 2:29
14. The Times They Are A-Changin’ [First Version] 1:54
15. It's All Over Now, Baby Blue [Version 1] 3:03
16. She Don't Care About Time [Version 1] 2:35
17. The World Turns All Around Her [Alternate Mix] 2:12
18. Stranger in a Strange Land [Instrumental] 3:04

Jim McGuinn - lead guitar, acoustic guitar, vocals
Gene Clark - rhythm guitar, harmonica, tambourine, vocals
David Crosby - rhythm guitar, vocals
Chris Hillman - electric bass (backing vocal on 4)
Michael Clarke - drums (tambourine on 5, harmonica on 16)
&
Terry Melcher - organ on "He Was a Friend of Mine"

The Byrds

31 commentaires:

  1. 1965, 50 ans déjà !

    Odetta "Odetta Sings Dylan"
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    John Coltrane "A Love Supreme"
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    Bob Dylan "Bringing It All Back Home"
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    The Beau Brummels "Introducing The Beau Brummels"
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    Herbie Hancock "Maiden Voyage"
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    The Yardbirds "For Your Love"
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    The Beach Boys "Summer Days (And Summer Nights!!)"
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    The Beatles "Help!"
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    Otis Redding "Otis Blue/Otis Redding Sings Soul"
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    The Paul Butterfield Blues Band "The Paul Butterfield Blues Band"
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    The Kinks "The Kink Kontroversy"
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    The Byrds "Turn! Turn! Turn!"
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  2. magnifique collection: Beau travail!

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  3. Génial !!! merci beaucoup.

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  4. Woots of Wok'n'woll Baby !
    Après un petit dèj. explosif Head in the dirt (merci Hanni), je passe directement au Milk Cow Blues fameux, entre autres propositions que tu nous fais là. Et je pioche ce qui me tente et que je n'ai déjà : Janvier, Avril, Juillet, Octobre, Novembre, Décembre ! Sacrée année !
    Merci à toi.

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    1. De bons choix bien rock'n'roll, enjoie et merci de ton passage.

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  5. Splendide, j'en prends la moitié (fév-mars-mai-juin-sept-oct), le reste je l'ai ou m'intéresse moins...
    Tiens au fait, 1967 vous l'avez déjà fait ? (c'est bêtement l'année de ma naissance)
    Vincent

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    1. En 2014, j'ai fait 1974, 1984, 1994 et 2004.
      Cette année, je fais 1965 (fait !), 1975, 1985, 1995 et 2005.
      Pour 67, il faudra attendre 2017 si je suis encore là et que je n'ai pas encore changé de formule.
      Merci de ton passage et de tes compliments, aussi ! ^_^

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    2. Avec plaisir.
      Vis-à-vis des Yardbirds, j'ai un challenge pour vous: je cherche depuis quelques temps leur album public "Live Yardbirds feat. Jimmy Page" enregistré le 30 mars 1968 à NY. Il a été diffusé par EPIC en 1971, et ré-édité officellement par Mooreland Street en CD en 2000 avec 2 morceaux soundcheck en plus, avant d'être retiré des ventes par J.Page himself. Il a été depuis rediffusé en bootleg par une société mexicaine (Lost Diamond) dans une moins bonne qualité, et je recherche donc plutôt cette version Mooreland Street (ASIN: B00004Y76F je crois). Auriez-vous cela dans votre discothèque ?
      Bon mardi,
      Vincent

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    3. Désolé, je n'ai pas.
      Souhaitons que ton appel soit entendu par un visiteur... Bonnes recherches.

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    4. On ne saurait tout avoir...
      J'en profite pour vous féliciter pour la qualité de votre blog, tant au niveau des artistes et albums proposés, que de la qualité des critiques, et aussi de la qualité des fichiers mp3 (320kbps), et enfin vis-à-vis du choix du site de stockage, très rapide même en gratuit.
      Tout ceci fait qu'aujourd'hui, votre blog est le 1er que je visite quotidiennement. Merci beaucoup.
      Pour paraphraser John Miles, j'adore la musique dans beaucoup de styles, que j'essaye de découvrir depuis mes 12 ans (l'année de Regatta de Blanc et Breakfast in America, j'ai faille dire la Java de Broadway mais ça c'est l'année avant ;-) . J'ai aujourd'hui près de 400 Gb de mp3 en tous sens, et donc si je peux aider un jour, ce sera avec plaisir :-)
      Vincent

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    5. Merci Merci Merci... Et je n'ai rien d'autre à ajouter.
      Ha, si ! A bientôt !

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  6. Merci pour cette proposition musicale et surtout pour la qualité des textes, ce qui devient si rare sur les blogs musicaux où à part le lien pour downloader on ne trouve rien de rien. Sans la jouer nostalgie, le panorama musical de ces périodes était autrement plus passionnant que ce que l'on trouve maintenant malgré tous les progrès technologiques. Merci de continuer, c'est rassurant et surtout bonne suite.

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    1. Merci de ton passage et de tes compliments. Bonnes écoutes !

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    2. "le panorama musical de ces périodes était autrement plus passionnant que ce que l'on trouve maintenant" On peut aussi ne pas être d'accord avec cette idée. Je trouve ce panorama très qualitatif mais tristement homogène et loin d'être aussi passionnant que l'époque contemporaine... Une Matana Roberts ne ferait pas pâle figure à côté de John Coltrane... aussi saint soit-il!

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    3. On peut aussi l'attribuer aux styles présentés, ce que je fis.
      En l'occurrence, la musique mainstream (pop, rock, soul) était tout de même nettement plus intéressante et novatrice en ces swinging sixties que maintenant. Evidemment, le constat est autres concernant les musiques expérimentales et improvisées ou les musiques du monde et la musique électronique (coincée en rayon ethnologie pour la première, pas encore née pour la seconde).

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    4. A moins d'avoir été lobotomisé par rock and folk pendant 15 ans je ne pense pas que la musique pop de cette époque là soit plus intéressante que celle de maintenant à moins de considérer que c'est uniquement Lady Gaga et Justin Bieber qui représente la pop d'aujourd'hui (dans ce cas je suis d'accord).
      Mais si on se donne la peine de chercher un peu on peut trouver l’équivalent de l'année 1965 sur un seul mois.
      Sur janvier 2015 le Kitty daisy & Lewis me passionne plus que les Beatles. Le nouveau Dylan (qui mord un peu sur février) rivalise avec lui-même mais je lui prèfére Amen Dunes.
      Enfin je ne vais pas tous les faire... mais rien que pour janvier il y en a un paquet en jazz, pop, rock qui peuvent rivaliser... Peter Kernel, Hanni El Khatib, Hypercolor (chez Tzadik), The Wave Pictures avec Billy Childish et même des anciens qui sont toujours là comme les Waterboys,
      Le plus terrible c'est qu'en 1965 (du moins si on s'en tient à ta liste) il n'y avait rien en dehors des Etats-unis et l'Angleterre... Quel impérialisme culture!!!!
      Aujourd'hui on respire mieux
      Boubacar Traoré (janvier 2015) et Samba Touré (janvier 2015) c'est pas de la musique ethnologique, c'est du blues et du rock qui ne vient pas des états-unis.
      Un autre problème vient du fait que les disques dont tu parles, certains comme le Coltrane, je les ai vraiment trop écouté. C'est probablement la raison principale pour laquelle je trouve la période contemporaine plus passionnante.

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    5. Sauf que, à mon goût, le dernier Waterboys est épouvantable! Dommage qu'un garçon ayant autant de talent ne puisse s'empêcher de pousser encore les gros potards les plus lourdingues! C'est tout de même bon de te lire car tu es plutôt seul à penser ainsi.
      P.S. : en 1965, il se passait des tas de choses en dehors des States et de l'Angleterre, au Brésil, par exemple...

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    6. Idem pour le Waterboys, Jimmy, ça sent le retour forcé...

      @Sb
      Je ne pense pas qu'on puisse comparer les précurseurs et leur héritiers, ça vaut tant pour les musiques difficiles que faciles.
      Concernant mon précédent commentaire, j'ai bien dit "mainstream" donc grand public ce que ne sont pas forcément les références que tu cites et, qui plus est, encore une fois, l'influence du passé est essentielle à leur réussite.

      Et vive les débats, hein ! ^_^

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    7. Je suis d'accord également pour dire qu'il est un peu absurde de comparer la beauté des filles des années 60 avec celle d'aujourd'hui. Il n'y a pas de raison objective pour qu'elles soient moins belles aujourd'hui.
      Ok pour la musique c'est un peu différent.
      Le problème d'aujourd'hui c'est surtout que le meilleur côtoie le pire alors que dans les sixties, les producteurs faisaient un gros travail de filtrage. C'est plus un problème de visibilité de la prod qu'un problème de qualité de la prod. Il est plus facile de repérer les 3 meilleurs disques parmi 20 disques de qualité moyenne que parmi 100 000 disques de qualité diverses. Ça marche aussi pour les Waterboys à côté de la musique mainstream pour moi ça passe même si en valeur absolue on n'est peut-être loin du compte.
      L'influence du passé est également essentielle pour les Bob dylan, Beatles, Coltrane and co. Je ne vois pas la différence si ce n'est un efffet de rupture plus facile et plus important dans les années 60.

      @Jimmy
      Certes "il se passait des tas de choses en dehors des States et de l'Angleterre, au Brésil, par exemple..." mais l'impérialisme culturel anglo-saxon a commencé bien avant les années 60. La Bossa nova est un phénomène typique d'acculturation. L'impérialisme culturel n'a pas que du mauvais. Je ne suis pas un sympathisant de Boko Haram. J'assume le fait que mes musiciens préférés soient new-yorkais.
      Simplement aujourd'hui mon blog référence des disques en provenance de 69 pays différents. C'est encore peu par rapport au 197 pays de la planète... mais si j'avais eu un blog dans les années 60... combien en aurais-je de référencé?

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    8. Sur l'iensemble tu as raison et la démocratisation n'a donc pas forcément que du bon, mais sur l'influence, il est à préciser que de nombreux territoires restaient vierges jusque dans les genres les plus abordables, nous avons donc affaire, en grande partie, à des pionniers ce qu'on ne rencontre plus très souvent aujourd'hui, sauf dans les musiques que tu traites sur ton blog et son dites difficiles.

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    9. Pour les influences, peut-être que les enregistrements manquent... . Dans une interview Zorn raconte qu'un jour il a vu à la télé une pub qui utilisait un zapping de musiques qui changeaient toutes les 4 secondes et que ça l'avait fasciné. Je ne me suis pas trop plongé sur les Beatles peut-être qu'ils sont dans la continuité de leur environnement sonore (que nous n'avons plus).
      Les pionniers d'aujourd'hui sont ceux qui mélangent les genres... Le nouveau Kreng (http://vimeo.com/116146765) qui sort le 6 février mélange de doomcore avec de la musique classique... alors que l'on est chez Miasmah. On n'est déjà plus dans l'underground, l'expé imbuvable... Dans 50 ans on le considérera comme un classique.

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  7. Quel déballage de grands noms… je me demande ce que pourrait donner une telle compile dans 50 ans avec la production de 2015.
    Comme d'habitude, je vais goûter à tous les plats. La première entrée (Odetta) m'a l'air succulente !
    Beau travail !

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    1. Merci ! ^_^
      2015 50 ans plus tard ? 12 titres de Zorn (1 par mois !) ! :-p
      Et bonnes écoutes, bien sûr !

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    2. Pourvu que je sois mort d'ici là !!!!!

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  8. Certes, il y avait l'embarras du choix, mais il me semble qu'on est tout prêt du sans faute. Bravo, en particulier, pour le Odetta qui est sublime - et toujours pour la qualité de tes billets.

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    1. Merci Jimmy ! ^_^
      J'espère que le choix des prochaines décennies auront aussi ton assentiment.

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  9. Me voilà rassurée, je retrouve mes petits. Et trouve tes articles très juste, car, si tous ne sont pas des chefs d'oeuvre (en faif très peu le sont comme tu le signales, ce qui ne sera pas le cas avec lannée 1966),on y trouve d'immenses chefs d'oeuvre dans chacune des galettes.
    Mais cela dit, je trouve mon bonheur avec Odetta et Hancock.

    Je me rejoins aux complments, ton blog est vraiment admirable. Tes textes sont à la fois complets, pèdagogue et toujours passionnés mais lucides. Tu mets même tous les musiciens! Et même sur un disque comme Help, tu trouves le perfectionnisme de donner la versionet stéréo et mono (que je vais peut-être prendre aussi).
    Encoure un grand merci er un immense bravo!

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    1. Que dire ? A part merci, je ne vois pas. Merci, donc.

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