lundi 11 mai 2015

Power Trios ! (Volume 2)

Parce que deux fois ne suffisaient pas, volume zéro et volume un pour ceux qui n'auraient pas suivi, revoici la saga des power trios avec, cette fois encore, le plus large spectre possible de ce que trois musiciens réunis avec les meilleures intentions du monde sont capables d'accomplir. Power Trios volume 2, donc. Ready ? Steady... Go ! Et enjoie, évidemment !

RoCKiN' HaRD
Cream "Disraeli Gears" (1967)
ou "Une autre expérience"

Peut-être parce qu'ils ont recruté un tout jeune Felix Pappalardi, 28 ans et peu d'expérience dans le domaine, pour les produire pour le successeur de Fresh Cream, peut-être parce que, se connaissant mieux, parce que la collaboration entre le bassiste/chanteur et le poète/parolier Pete Brown a trouvé son rythme de croisière, c'est ici que la formation fomentée par Ginger Baker, Eric Clapton et Jack Bruce se définit telle qu'en elle-même, un groupe de rock blues psychédélique avant-gardiste du hard rock et du heavy metal, la principale concurrence de Jimi et de son Experience, aussi.
Pour se rendre compte de la transformation express et de l'importance d'icelle pour le groupe, évidemment, mais pour le monde de la musique en général aussi, il suffit de se pencher sur les deux premières pistes de l'album ou, pour le plupart d'entre-nous qui les connaissons par cœur, d'en évoquer les titres, Strange Brew et Sunshine of Your Love, pour se rendre compte que l'aimable formation de blues électrifié a largué les amarres et se laisse désormais aller à toutes les expérimentations qui lui passe par la tête et que permettent sa composition en Power Trio et, présentement, puisque nous sommes en 1967 et que le groupe participe indéniablement à la hype de son temps, à un psychédélisme qui enrichit notablement leur son et les conduira en jusqu'à la tête des charts. Et donc Strange Brew dont la construction sur la base d'un riff d'Albert King l'amène loin de l'idiome blues vers de chamarrées couleurs stroboscopiques, et donc Sunshine of Your Love où le chant de Bruce, d'inspiration quasiment classique dans son approche mélodique (sa marque de fabrique, quasiment), fait la différence.
Ce ne sont que deux exemples des libertés prises par Cream sur un album décisif dans son influence sur moult formation qui, à leur tour, via quelques galettes légendaires (Led Zeppelin I, Deep Purple in Rock, Look at Yourself, Tyranny and Mutation) rajouteront leur petit brique à l'édifice, mais rarement aussi décisivement que Disraeli Gears. Parce qu'outre les deux piliers précités, l'album possède son lot de merveilles : Dance the Night Away et ses inclinaisons opératiques, Blue Condition qui serait un blues classique s'il n'avait cette "hippie vibe" si profondément enraciné en lui, Tales of Brave Ulysses et son psychédélisme rock sans réserve et toujours un le concours d'un Jack Bruce aux mélodies atypiques, un We're Going Wrong planant/trippant et déstructuré, et même Mother's Lament où, si totalement britanniques qu'il y évoquent les Monty Python avant même l'apparition de la fameuse troupe comique, ils prouvent qu'ils ont aussi de l'humour ce qui n'est pas si courant en rock and roll.
Et comme, même quand le groupe s'aventure moins (World of Pain, SWLABR, Outside Woman Blues et Take It Back, toutes proches de leur précédent effort dans une relecture modernisée mais finalement fidèle du blues originel) il satisfait tant par son talent compositionnel ou d'arrangement que par l'incroyable maîtrise instrumentale d'un trio d'authentiques virtuoses, on obtient... Un album presque parfait, pardi !
Près d'un demi-siècle après sa sortie, pas l'album le plus populaire du monde mais indéniablement un des plus importants, Disraeli Gears , le tout meilleur album de ce Cream aussi éphémère que décisif, a tous les atours d'un classique inévitable, et c'est normal, c'en est un !

1. Strange Brew 2:46
2. Sunshine of Your Love 4:10
3. World of Pain 3:03
4. Dance the Night Away 3:34
5. Blue Condition 3:29
6. Tales of Brave Ulysses 2:46
7. SWLABR 2:32
8. We're Going Wrong 3:26
9. Outside Woman Blues 2:24
10. Take It Back 3:05
11. Mother's Lament 1:47

Ginger Baker – drums, percussion, vocals
Jack Bruce – bass, piano, vocals, harmonica
Eric Clapton – lead guitar, rhythm guitar, 12-string guitar, vocals

CREAM

No FuNK!
Grand Funk Railroad "Closer to Home" (1970)
ou "The Great American Trio"

On ne parle pas assez de Grand Funk Railroad, c'est un fait. On se pâme des triomphes de Cream, de l'Experience de Jimi Hendrix voire des proto-metalleux de Blue Cheer et oublie trop souvent qu'aux Etats-Unis, à Flint, dans la banlieue du bastion de l'industrie automobile étatsunienne qu'est Detroit, trois mecs bourrés de talent font aussi bien et aident à imposer durablement le Power Trio comme une formation incontournable du rock de ces débutantes 70s.
Notez que l'évocation de leur origine n'est pas tout à fait innocent. Si beaucoup de groupes choisissent de se détacher de leur origines populaires pour faire rêver un public en mal de dépaysement, Grand Funk Railroad est et restera le groupe "blue collar" par excellence, arborant même un logo cerclé de la mention "The American Band" et de la Star-Spangled Banner où est sur-imprimé le doigt accusateur d'une working class fière de ses origines mais pas pour autant prête à courber l'échine.
Mais revenons à la musique et à ce Closer to Home, leur troisième galette, qui voit le groupe non seulement confirmer tout le bien qu'on pensait de lui sur ses deux précédentes créations (On Time et Grand Funk) mais surtout élargir notablement le propos sur un opus toujours aussi énergique mais nettement plus diversifié. Parce qu'il y a des cordes sur Sin's a Good Man's Brother, une approche plus légère et pop-friendly sur Miss Mistreater, d'évidentes influences soul sur Get It Together, ou un blues plus cool et détendu sur I Don't Have to Sing the Blues tout simplement parce que l'écriture de Mark Farmer, le compositeur du trio, a des envies d'ailleurs et a acquis une nouvelle plénitude compositionnelle qui lui permet de céder à ce genre d'excentricités, parce que pour un groupe qui a tout basé sur la scène et une saine simplicité rock'n'blues sur-vitaminée, c'en sont. Le reste de la galette est d'une égale qualité les surprises en moins, il poursuit l'approche qui a vu Grand Funk Railroad s'imposer dans des salles de plus en plus imposantes devant un public de plus en plus nombreux et fervent pour qui se blues électrique et puissant, boosté par l'implacabilité d'une section rythmique bulldozer (Don Brewer à la batterie, l'ex-? and the Mysterians Mel Schacher à la basse), d'un chanteur/guitariste plein de morgue et de feeling également capable d'effrénés soli sur sa six-cordes violentée et compatissante. Du coup, les trois bonus live de la présente réédition, un domaine ou la formation excelle, deux de titres présents sur l'album, un troisième de leur précédente galette, sont carrément les bienvenus poursuivant aptement l'expérience d'une œuvre simple, efficace et brillamment troussée, toujours sous le patronage productif de Terry Knight également manager du tricéphale combo.
De Grand Funk Railroad on conseille souvent le Live Album qui suivra quelques mois plus tard, c'est pourtant celui-ci, ce Closer to Home si décisivement fomenté, qui devrait avoir l'insigne honneur du galop introductif de tout auditeur quand il s'agit des petits gars de Flint qui y sont, c'est le mot, resplendissants.

1. Sin's a Good Man's Brother 4:35
2. Aimless Lady 3:25
3. Nothing Is the Same 5:10
4. Mean Mistreater 4:25
5. Get It Together 5:07
6. I Don't Have to Sing the Blues 4:35
7. Hooked On Love 7:10
8. I'm Your Captain (Closer to Home) 10:09
Bonus
9. Mean Mistreater [Alternate Mix] 4:33
10. In Need [Live] 11:30
11. Heartbreaker [Live] 7:17
12. Mean Mistreater [Live] 5:22

Mark Farner - guitar, keyboards, vocals
Mel Schacher - bass guitar
Don Brewer - drums, vocals

GRAND FUNK RAILROAD

PRoG By THRee
Emerson, Lake & Palmer "Brain Salad Surgery" (1973)
ou "Proggin' like crazy"

C'est LE Power Trio du rock progressif, une formation où les égos s'additionnent pour créer un "symphonisme" qu'on jurerait créé par aux moins deux fois plus d'instrumentistes que les seuls Keith Emerson (claviers), Greg Lake (chant, guitare et basse alternativement) et Carl Palmer (batterie). En un mot comme en mille, E.L.P. est une folie, une folie qui touche parfois au divin, en particulier sur leur quatrième création, ce Brain Salad Surgery devenu depuis, à juste titre, un classique du genre.
Dès l'emballage, par l'artiste suisse H.R. Giger, très réussie ceci dit en passant, on sent qu'on n'a pas tout à fait affaire à un album comme les autres que, cette fois, E.L.P. a précautionneusement mis les petits plats dans les grands et, de fait, leur plus ambitieux, leur plus radical mais aussi leur plus réussi, Brain Salad Surgery n'est pas devenu par hasard le classique que nous connaissons aujourd'hui.  Parce que, dès la reprise de l'hymne britannique par excellence, le Jerusalem de William Blake et Hubert Parry repris à trois comme une chorale complète !, on sent que ce Brain Salad Surgery ne plaisante pas. Et comme le reste des courtes pièces avant d'attaquer la pièce de résistance, que ce soit l'adaptation réussie de la Toccata d'Alberto Ginastera ou les deux morceaux compétents qui suivent, la belle ballade Still You Turn Me On et le western braque de Benny the Bouncer, ce dernier confirmant qu'outre un égo surdimensionné, les trois initiales ont aussi le sens de l'humour, est du même tonneau, on est déjà bien servi.
Mais donc, pièce de résistance, vient le massif Karn Evil 9, originellement découpé en 4 parties réunies en une seule et unique pièce dans la présente édition, chef d'œuvre de progressisme débridé, emphatique, épique et excessif, partition décisive d'un opus déjà irréprochable qui en devient légendaire. Ecrit avec le concours de l'ex-parolier de King Crimson Peter Sinfield, c'est une demi-heure de folie qui y est proposée, une demi-heure où EmersonLake et Palmer en font évidemment des tonnes mais, surtout, construisent une symphonie progressive qui restera dans les annales grâce, notamment, aux lignes de chant accrocheuses de Greg Lake mais, plus certainement, du fait des élucubrations clavieristiques d'un Keith Emerson tout bonnement possédé. Séparé en 4 pistes (et deux faces dans le vinyl d'époque, la suite avait déjà de l'allure, réunie, telle qu'elle aurait toujours dû être, elle s'apprécie telle la grande œuvre, l'accomplissement ultime d'une formation qui n'en manque pourtant pas.
Produit par Greg Lake, ça équilibre avec un Emerson instrumentalement omniprésent, Brain Salad Surgery demeure le plus révéré de tous les albums d'E.L.P., ce n'est que justice et comme, avec la patine prise par le temps, c'est un album toujours éminemment écoutable aujourd'hui, il n'y a d'autre choix que de le recommander, chaudement.

1. Jerusalem 2:44
2. Toccata 7:22
3. Still...You Turn Me On 2:53
4. Benny the Bouncer 2:21
5. Karn Evil 9 29:38

Keith Emerson – Hammond organs, piano, harpsichord, accordion, Moog Modular IIIc synthesizer, Moog Minimoog synthesizer, Moog Constellation polyphonic ensemble, ring-modulated "computer" voice on "Karn Evil 9"
Greg Lake – vocals, acoustic, electric, and twelve-string guitars, bass guitar
Carl Palmer – drums, percussion, gongs, timpani, tubular bells, percussion synthesizers

EMERSON LAKE & PALMER

aFTeR THe JoKeR
Steve Miller Band "Fly Like an Eagle" (1976)
ou "Flyin' Higher"

Sans doute grâce à son gros tube et sa mémorable pochette, on vend souvent le Joker du Steve Miller Band comme l'ultime classique du guitariste du Milwaukee oubliant qu'à tous les points de vue, sauf le tube donc, son successeur fait encore mieux. Ha, Fly Like an Eagle, le bien nommé.
Pour situer, ce n'est plus le Steve Miller bluesman psychédélique des débuts, c'est son évolution "classic rock" des septantes, une affaire au charme daté (les effets de productions prêtent parfois à sourire mais rajoutent un charme certain à l'ensemble, un ancrage temporel) mais à l'indéniable qualité. Parce que tout ceci se tient admirablement, bien plus que sur The Joker où le bon voisinait l'inutile. Présentement, au sommet de son art avec son trio classique (Lonnie à la basse, Gary à la batterie) ou une formation d'emprunt pour une unique piste (The Window, qui vaut son pesant de cacahuètes spatiales !), Miller bluese plus cool qu'aucun autre en 1976 (ce qui devait énerver Eric "ex-God, now Slowhand" Clapton, d'ailleurs).
Il faut dire que, natif du Milwaukee délocalisé en hippie Californie (Frisco, what else ?!), sait y faire quand il s'agit d'électricité planante (Fly Like an Eagle, le titre, le rêveur Wild Mountain Honey ou le presque roots Mercury Blues, l'acoustique et suant Sweet Maree avec le bel harmonica de James Cotton en prime), ou de mélodies accrocheuses (le charmant country rock Dance Dance Dance, le gentil rock Take the Money and Run, le carré et efficace Rock'n Me, et même le proto-disco Serenade), le tout avec un naturel, et le feeling hors-pair du guitariste en chef, et quelques volutes post-psychédéliques, space rock light, parce que Steve y joue aussi du sitar et quelques claviers, pour épicer le brouet... Délicieux !
Avec, en plus, quelques jolis bonus dont un intéressant Rock'n Me en version presque ballade ou un amusant Take the Joker and Run (parce que Miller ne manque pas d'humour non plus), Fly Like an Eagle est un authentique classique des années 70 et un album, forcément !, encore recommandé aujourd'hui, et peut-être le tout meilleur de son auteur (c'est lui ou Brave New World). Satisfaction garantie pour les amoureux des 70s la tête dans les nuages.

1. Space Intro 1:15
2. Fly Like an Eagle 4:42
3. Wild Mountain Honey 4:51
4. Serenade 3:13
5. Dance, Dance, Dance 2:18
6. Mercury Blues 3:30
7. Take the Money and Run 2:50
8. Rock'n Me 3:05
9. You Send Me 2:42
10. Blue Odyssey 1:00
11. Sweet Maree 4:16
12. The Window 4:19
Bonus
13. Fly Like An Eagle '73 4:33
14. Take The Joker And Run 3:43
15. Rock'n Me '76 Slow 4:22

Steve Miller – vocals, guitar, keyboards, sitar
Lonnie Turner – bass guitar (all but 12)
Gary Mallaber – drums (all but 12), percussion
&
James Cotton
– harmonica (10, 11)
Curley Cooke – guitar (12)
Les Dudek – guitar (12)
Charles Calamise – bass guitar (12)
Kenny Johnson – drums (12)
John McFee – dobro (5)
Joachim Young – B3 organ (2, 12)


STEVE MILLER BAND

WaRM uP
Triumph "Just a Game" (1979)
ou "Play it like a Canadian"

Ils ont le tort d'être canadiens, comme Rush, trois, comme Rush, de jouer une musique apparentée au hard rock, comme Rush, en y glissant quelques tentations progressives, moins que mais encore une fois comme Rush. Triumph, c'est un peu l'autre trio et c'est dommage.
Parce que le registre de Triumph, plus radio-friendly que ceux de leurs "concurrents", ce qui tournera malheureusement vers un rock fm de moins en moins inspiré à mesure que les 80s progresseront, n'est pas moins intéressant que celui de Rush ou de la plupart des groupes s'exerçant alors au stadium rock au sud de la frontière (aux States, donc, pour ceux qui ne suivraient pas), on pense évidemment à Styx, Kansas et même Toto ou Journey sans toutefois être aussi racoleur.
Sur Just a Game, leur deuxième sortie mondiale, la troisième en tout, les ontariens ne font pas exactement autre chose que sur leurs galettes précédentes, ils le font mieux. Comme de ne pas oublier leurs racines blues sur les excellents Young Enough to Cry et Suitcase Blues, trousser du hard rock mélodique et même un peu progressif avec talent (Just a Game, la chanson, Hold On, une très réussie power-ballad), d'étaler la classe de la fine lame qu'est Rik Emmett (le court instrumental acoustique Fantasy Serenade parle de lui même), de démarrer la machine à rocker de temps en temps aussi (l'emphatique Moving On, le direct et efficace American Girls), ou de pondre du single auquel il n'est pas simple de résister (Lay It on the Line, Hold On encore). Un beau panorama des possibles d'une formation au sommet de sa forme, vraiment.
Ce n'est pas un hasard si Just a Game demeurera l'un des classique de Triumph (avec Progressions of Power et Allied Forces qui le suivront d'une et deux années), c'est une excellente classique desquels les amateurs des diverses formations précitées feraient bien de se rapprocher, si ce n'est déjà fait.

1. Moving On 4:07
2. Lay it on the Line 4:02
3. Young Enough to Cry 6:03
4. American Girls 5:01
5. Just a Game 6:13
6. Fantasy Serenade 1:39
7. Hold On 6:04
8. Suitcase Blues 3:01

Rik Emmett – guitars, vocals, Prophet 5
Gil Moore – drums, vocals
Michael Levine – bass, keyboards
&
Laurie Delgrande
, Mike Danna – keyboards
Beau David,  Elaine Overholt, Gord Wasze , Colina Phillip , Rosie Levine – background vocals

TRIUMPH
(avait même un batteur moustachu... Comme RUSH !)

BaRBaRie
Venom "At War with Satan" (1984)
ou "Les folles ambitions"

En 1984, tout a changé ! Venom n'est plus le plus méchant de tous, d'autres formations contestent sérieusement le titre qu'elles viennent du reste de l'Europe, des Amériques ou d'ailleurs, ça s'énerve de partout !
A ça, Venom répond avec son ultime, et sans doute plus belle, provocation : commettre toute une face de leur nouvel album à leur pièce la plus ridiculement ambitieuse, At War with Satan et ses 20 minutes rappelant l'heure des dinosaures progressifs des années 70. Démesurée, l'ambition ? Oui, et non. Oui, parce que tout ça est un peu gauche, que les musiciens, qui ont pourtant notablement progressé depuis leurs premiers faits-d'armes, n'ont pas exactement les munitions techniques et compositionnelles pour parvenir à leurs fins. Non, parce que ça pulse encore, que le bestiau, même un peu claudiquant, parvient à passer la ligne d'arrivée avec les honneurs. Non aussi parce que le texte de Conrad Lant (aka Cronos) est plutôt moins idiot que la moyenne des exercices du genre. Non, enfin, parce que cette gaucherie, finalement, contribue au charme un poil naïf de la pièce.
Le reste de l'album, l'autre face du 33t, est d'un classicisme Venomien intégral, mais bien foutu et encore un peu mieux joué que sur leur second, Black Metal, et donc nettement mieux que sur leur premier, le primitif Welcome To Hell.
En remaster, en plus, il y a des incontournables, de l'excellence pour qui aime son Motörhead (l'influence majuscule de Cronos & Co) primaire, barbare et agressif : Warhead, Lady Lust, Seven Gates of Hell, Manitou... stop, la coupe est pleine, énorme !
A choisir ? At War with Satan est devenu mon Venom préféré. De temps en temps, pas tous les jours !, ça fait un bien fou.

1. At War with Satan 19:57
2. Rip Ride 3:09
3. Genocide 2:59
4. Cry Wolf 4:19
5. Stand Up (And Be Counted) 3:32
6. Women, Leather and Hell 3:21
7. Aaaaaarrghh 2:25
Bonus
8. At War with Satan (TV Adverts) 1:04
9. Warhead 3:40
10. Lady Lust 2.48
11. The Seven Gates of Hell 5:28
12. Manitou 4:42
13. Woman 2:56
14. Dead of the Night 4:09
15. Manitou (Abbey Road uncut mix) 4:49

Conrad "Cronos" Lant - bass guitar, vocals
Jeffrey "Mantas" Dunn - guitar
Tony "Abaddon" Bray - drums

VENOM

ViVa La ReVoLuCioN!
Nirvana "Bleach" (1989)
ou "Au commencement..."

Si Nevermind sera l'explosion commerciale et l'affirmation d'une nouvelle scène destinée à "tuer" ces années 80 sur-gonflées au fric et à la frime, c'est bel et bien avec Bleach, sur le label chez qui tout commença, Sub Pop, que la toute la première banderille est plantée, peut-être la toute meilleure création du Nirvana de Kurt Cobain...
Parce que si Nevermind est l'impressionnante machine à charts que nous connaissons, un album qui doit beaucoup à la cohérence que lui a insufflé son producteur, le futur Garbage Butch Vig, c'est bien sur Bleach que toute la sève, toute la substance d'un trio revenant aux fondamentaux d'un (punk) rock qu'on a trop domestiqué et qui retrouve, de fait, toutes les griffes nécessaires à une juste excitation post-adolescente, mais pas illettrée pour autant. Parce qu'il est indéniable que ces trois-là, leur leader et principal compositeur en particulier, Kurt Cobain bien sûr, on une vraie culture de la musique qu'ils revisitent, une musique qui a beaucoup à voir avec certains Stooges, certains MC5 et même, moins loin d'eux que ça, d'Hüsker Dü et de Sonic Youth.
Et donc présentement, sans Dave Grohl qui arrivera plus tard, sous la direction du légendaire Jack Endino, Nirvana balance sa première salve de bombes électriques avec, en ouverture typique (tout Nirvana y est ou presque) un Blew triste et colérique particulièrement bien senti bientôt suivi d'un Floyd the Barber qui doit beaucoup aux Melvins (une influence assumée de Kurt), d'un About a Girl qui montre que ces gars-là s'y entendent aussi pour pondre de la petite chanson pop désabusée, d'une reprise de Shocking Blue énergétiquement exécutée (l'orientalisant Love Buzz), d'un Negative Creep hautement colérique et du coup très impressionnant de rageuse dépression, d'un Sifting rampant, lourd et menaçant, ou d'un Big Cheese, seule composition partagée par Cobain avec son bassiste, Krist Novolesic, bruyant, maladif et pourtant distrayant... Et le reste n'est pas non plus, aussi !
Parce qu'il est indiscipliné, cru, direct, et d'une sincérité qu'il est impossible de contester, parce qu'il n'est pas de ceux qui brossent l'auditeur dans le sens du poil mais pas plus de ceux qui le violentent avec un plaisir sadique, parce qu'il est un des détonateurs d'une résurgence rock primale nécessaire, Bleach est un immanquable, tout simplement.

1. Blew 2:55
2. Floyd the Barber 2:18
3. About a Girl 2:48
4. School 2:42
5. Love Buzz 3:35
6. Paper Cuts 4:06
7. Negative Creep 2:56
8. Scoff 4:10
9. Swap Meet 3:03
10. Mr. Moustache 3:24
11. Sifting 5:22
12. Big Cheese 3:42
13. Downer 1:43

Kurt Cobain – vocals, guitar
Krist Novoselic – bass
Chad Channing – drums
&
Dale Crover
– drums on "Floyd the Barber", "Paper Cuts", and "Downer"

NIRVANA

TRaSHWay To HeaVeN
Green Day "Dookie" (1994)
ou "Punk Success"

Des Punks au sommet des charts américains ? Oui mais des punks rigolos, mélodiques, à l'énergie plus positive que destructive, des punks pour se réveiller de quelques années de plaintives grungeries, c'est ça le Dookie des trois de Green Day.
Il faut dire qu'avec un single particulièrement entêtant, Basket Case, les nouvelles recrues de la Warner (via leur label Reprise) après deux albums indépendants remarqués, les petits gars d'East Bay en Californie ont quelque beaux atouts pour que l'opportunité qui leur est offerte de toucher un public jusqu'alors hors de leur portée, celui de MTV & Cie, des grosses stations FM, le mainstream, quoi, se concrétise en réel et durable succès.
Sans réécrire l'histoire, on connaît désormais l'endurance commerciale et artistique du groupe comme les transformations qu'il a subi (libre à chacun de juger de leur intérêt), on sentait déjà l'indéniable potentiel de Green Day. Etaient-ce leurs mélodies si immédiatement accrocheuses ?, un emballage instrumental qui donnait des envies de parallèle avec les Who des débuts ou du The Jam originel ?, il y avait chez Billie Joe Armstrong, Mike Dirnt et Tré Cool un petit quelque chose de plus aussi indéfinissable qu'indéniable. Mais avant tout, donc, et c'est à vrai dire l'essentiel, de bonnes chansons et de l'énergie post-adolescente festive à revendre. Parce que Burnout, Longview, Welcome to Paradise, She, When I Come Around, Coming Clean, In the End... jusqu'au gaguesque All by Myself joué et vocalisé par le batteur, Tré Cool, quelle fête, quoi !
Evidemment, il faudra pointer que l'influence d'un autre grand groupe du genre, un qui ne recevra pas les mêmes lauriers multiplatinés que les trois joyeux couillons ici présents, plane souvent sur la faconde mélodique et l'emportement rythmique de Green Day, c'est bien évidemment de Bad Religion dont il s'agit. Mais ce que font ces gars de leurs influences est suffisamment personnel pour qu'on ne boude pas le plaisir instantané et répété (les deux ne vont pas toujours forcément de paire) d'une galette rondement menée.
Dookie a désormais plus de vingt ans, n'a toujours pas pris une ride et continue de contenter bien après que la mode qui l'accompagnât se fut dissipée, c'est un signe, le signe d'un classique.

1. Burnout 2:07
2. Having a Blast 2:44
3. Chump 2:54
4. Longview 3:59
5. Welcome to Paradise 3:44
6. Pulling Teeth 2:31
7. Basket Case 3:01
8. She 2:14
9. Sassafras Roots 2:37
10. When I Come Around 2:58
11. Coming Clean 1:34
12. Emenius Sleepus 1:43
13. In the End 1:46
14. F.O.D. (plus All by Myself) 5:46

Billie Joe Armstrong - lead vocals, guitar
Mike Dirnt - bass, backing vocals
Tré Cool - drums, guitar and lead vocals on "All by Myself"

GREEN DAY

BRiT 3
Muse "Showbiz" (1999)
ou "Welcome to the Club"

Ils débarquent tout juste avec leurs allures de Radiohead qui aurait bouffé du Queen, trois petits gars d'Angleterre pas encore bouffés par les ambitions irréalistes ou les compromis commerciaux de leur leader. Showbiz, c'est la quintessence de Muse, une première déclaration d'intention tout simplement indispensable.
Parce que, outre la définition forcément un peu caricaturale de leur son, Muse, et donc Matthew Bellamy LE compositeur du trio, est une sacrée usine à chansons ! Avec le producteur qui a fait le son de The Bends, John Leckie, les natifs du Devon produisent leur cocktail originel de pop (les mélodies mémorables), d'indie rock (une certaine délicatesse dans le propos), de hard rock (les riffs, l'énergie) et de rock progressif (l'emphase, l'ambition instrumentale) avec un naturel et un professionnalisme tout bonnement stupéfiant chez de si jeunes gens (la petite vingtaine chacun). Evidemment, la voix de Bellamy est voisine de celle de Thom Yorke, de là vient probablement l'insistante comparaison, plaintive et soupirante qu'elle est (ça en agace certains, chez l'un comme chez l'autre, parait-il) mais elle s'imbrique à merveille dans ces chansons passionnées, puissantes, épiques.
Et ça commence dès Sunburn, dès l'intro au piano, la batterie qui groove, et la voix qui s'immisce dans un crescendo qui déboule, forcément !, sur un refrain glorieux, mais il y a aussi de la finesse dans la façon, du soin dans les arrangements, du contrôle dans la passion. Et ça continue avec le tube, Muscle Museum, et ses faux airs de sirtaki, sa partie de basse obsédante et sa mélodie presque cabaret, et ses explosions irrésistibles, et donc une construction comme on aimerait en entendre beaucoup plus souvent. Mais ça ne s'arrête pas là, que non ! D'un Filip à l'énervement guitaristique proche d'un Sonic Youth sur lequel Bellamy appose tout le lyrisme de son maniérisme vocal et qui n'hésite pas à partir en complète vrille le temps d'un interlude mené par un piano vibrionnant, d'un Falling Down très Radiohead, petite ballade où le groupe infuse tout de même un je-ne-sais-quoi soul qui fait la différence, d'un Cave d'une belle énergie rockante comparable à celle d'un Supergrass débutant, les trips vocaux en sus ici, d'un Showbiz en long crescendo qui ne perd jamais son souffle, d'un joli Unintended presque pastoral et, une fois encore, proche de Yorke & Cie, et on arrête là l'énumération d'une tracklist sans défaut pour ne pas lasser, c'est à une belle palette, à une excellente sélection de rock ambitieux mais cependant abordable auquel nous avons affaire. Epatant !
Evidemment, Muse sortira d'autres très bons albums (Absolution !, immanquable !) mais jamais plus cet émouvant, peut-être parce que débutant, ensemble d'innocence et de maîtrise, cette parfaite collection de chansons plus réussies les unes que les autres, c'est sans doute le charme des premières fois, plus certainement celui d'un travail longtemps pensé, fantasmé. Et pour l'auditeur, plus de 15 ans après sa sortie, c'est toujours le même amour d'album, un incontournable.

1. Sunburn 3:54
2. Muscle Museum 4:23
3. Fillip 4:01
4. Falling Down 4:33
5. Cave 4:46
6. Showbiz 5:16
7. Unintended 3:57
8. Uno 3:37
9. Sober 4:04
10. Escape 3:31
11. Overdue 2:26
12. Hate This & I'll Love You 5:09

Matthew Bellamy – vocals; lead and rhythm guitars; piano; Hammond organ on "Falling Down", "Unintended" and "Escape"; mellotron on "Muscle Museum" and "Unintended", Wurlitzer electric piano on "Fillip" and "Hate This & I'll Love You"; synthesizers on "Cave", guitar synthesizer on "Sober"; harmonium on "Escape"; string arrangements on "Showbiz"; production and mixing on "Muscle Museum", "Unintended", "Uno" and "Sober"; artwork
Christopher Wolstenholme – bass; backing vocals; double bass on "Falling Down" and "Unintended"; production and mixing on "Muscle Museum", "Unintended", "Uno" and "Sober"
Dominic Howard – drums; percussion on "Showbiz", "Uno" and "Hate This & I'll Love You"; synthesizer on "Muscle Museum"; production and mixing on "Muscle Museum", "Unintended", "Uno" and "Sober"
&
Paul Reeve
– backing vocals on "Unintended", "Uno", "Overdue" and "Hate This & I'll Love You"

MUSE

ReViVaL
Wolfmother "Wolfmother" (2005)
ou "Old School to the New School"

A l'image d'une pochette old school, mais pas laide pour une fois, les trois jeunes australiens de Wolfmother jouent ce qu'il est convenu d'appeler de la revival music et, plus particulièrement, du revival hard rock.
Dans leur cocktail à eux, Led Zeppelin en remontre à Deep Purple, Hawkwind partage volontiers ses trucs avec Uriah Heep, Black Sabbath accepte de copuler avec Blue Öyster Cult, Blue Cheer cohabite joyeusement avec Mountain, bref, c'est de la musique d'hier pour les masses post-adolescentes et chevelues d'aujourd'hui.
Comme les petits gars s'y entendent pour tourner une mélodie qu'on jurerait qu'on a déjà entendue mais qu'en fait non, et ont les capacités instrumentales de leurs ambitions compositionnelles, l'affaire passe comme une lettre à la poste. Certes, ça ne fait pas exactement avancer le schmilblick mais ce n'est pas fait pour. C'est, en l'espèce, un objet intégralement revivaliste destiné à faire revivre aux vieux leurs jeunes années et aux jeunes qui aiment bien le vintage mais préfèrent tout de même une production un poil plus moderne et la possibilité de voir leurs idoles, fugaces soient-elles, in vivo veritas. Et avec des highlights comme les très Led Zep White Unicorn et Where Eagles Have Been, le puissant et tubesque Woman, le Black Sabbath punkisé d'Apple Tree, l'entêtant Joker & the Thief (qui parvient à marier Deep Purple aux Strokes), le psychédélisant et presque Beatles Tales, et, en fait, le reste d'un album finement troussé par de jeunes pousses qui s'y savent faire du neuf avec du vieux d'une qualité rarement entendue, on comprend pourquoi.
Si la suite des aventures de Wolfmother est plus nuancée, cet inaugural long-jeu est indubitablement un triomphe. Si vous l'avez raté, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

1. Dimension 4:21
2. White Unicorn 5:04
3. Woman 2:56
4. Where Eagles Have Been 5:33
5. Apple Tree 3:30
6. Joker & the Thief 4:40
7. Colossal 5:04
8. Mind's Eye 4:54
9. Pyramid 4:28
10. Witchcraft 3:25
11. Tales 3:39
12. Love Train 3:03
13. Vagabond 3:50

Andrew Stockdale - lead vocals, lead and rhythm guitar
Chris Ross - bass, keyboard
Myles Heskett - drums
&
Lenny Castro
- percussion on "Apple Tree", "Witchcraft" and "Love Train"
Dan Higgins - flute on "Witchcraft"
Dave Sardy - percussion on "Colossal", "Where Eagles Have Been", "Vagabond" and "Love Train"

WOLFMOTHER

Le ZoRN De L'éTaPe
John Zorn/Gnostic Trio "The Gnostic Preludes" (2011)
ou "Le pouvoir de la mélodie"

Jamais en manque d'inspiration, John Zorn nous propose cette fois un nouveau line-up pour un nouveau projet tout simplement charmant et pas si aisé qu'il peut y paraitre, parce que, c'est un fait, Zorn le malin sait glisser quelques gouttes d'acide dans son sirop.
Et donc nouveau line-up avec, cette fois, Bill Frisell en guest-guitar de luxe et deux habitués de la maison Zorn : la harpiste Carol Emanuel et le vibraphoniste Kenny Wollesen. Etrangement (quoique ce soit peut-être une pratique courante dans certaines musiques qui me seraient étrangères) la harpe tient ici un rôle quasi-intégralement dévoué au rythme et à l'habillage via les résonances naturelles de l'instrument (à l'instar du sitar dans la musique classique indienne). La guitare et le vibraphone se partagent, eux, l'essentiel des mélodies. En l'occurrence, la guitare tranquille et étincelante de Frisell et les marteaux (d'or !) de Wollesen font un boulot extraordinaire de nuance et d'émotion jusque dans les dissonances typique du compositeur (ici gardées au strict minimum, je rassure les âmes sensibles). Le résultat est une musique rêveuse et ambiante où se rencontrent classique contemporain et exotica et qui s'écoutera aussi bien en fond musical qu'en totale immersion (où, bien sûr, elle dévoilera toutes ses richesses).
Décidément, après l'impeccable Mount Analogue, 2012 s'annonce sous les meilleurs auspices pour les amateurs du sur-prolifique compositeur New Yorkais. Pas qu'on s'en plaigne, d'ailleurs... Au contraire, on attend fébrilement la suite !

1. Prelude 1 : The Middle Pillar 6:39
2. Prelude 2 : The Book Of Pleasure 6:05
3. Prelude 3 : Prelude Of Light 5:56
4. Prelude 4 : Diatesseron 4:35
5. Prelude 5 : Music Of The Spheres 8:13
6. Prelude 6 : Circumambulation 6:33
7. Prelude 7 : Sign And Sigil 6:22
8. Prelude 8 : The Invisibles 3:35

Carol Emanuel - harpe
Bill Frisell - guitare
Kenny Wollesen - vibraphone, cloches

GNOSTIC TRIO

13 commentaires:

  1. Power Trios ! (Volume 2)

    Cream "Disraeli Gears" (1967)
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    Grand Funk Railroad "Closer to Home" (1970)
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    Emerson, Lake & Palmer "Brain Salad Surgery" (1973)
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    Steve Miller Band "Fly Like an Eagle" (1976)
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    Triumph "Just a Game" (1979)
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    Venom "At War with Satan" (1984)
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    Nirvana "Bleach" (1989)
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    Green Day "Dookie" (1994)
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    Muse "Showbiz" (1999)
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    Wolfmother "Wolfmother" (2005)
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    John Zorn/Gnostic Trio "The Gnostic Preludes" (2011)
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  2. Je suis parti faire un tour dans le classique, une envie inexpliquée...et me suis abreuvé de Beethoven, Chopin, Mozart ou Schubert : des concertos et surtout des symphonies, écoutées forts...Et beaucoup de Léo Ferré...Mais je constate avec grand bonheur que le monde du rock coule toujours à ta fontaine savante. Merci d'^tre là et je prends le Steve miller et le Muse qui bizarrement ne m'a jamais rien fait au niveau des poils qqui se lèvent. Le reste est OK mais quelque part déjà dans ma discothèque. Chapeau. Ph

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    1. Vive la variété ! Du classique à Ferré en passant par Muse et Steve Miller, c'est du bon ! Bonnes écoutes et merci de ton passage.

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  3. Je prends les 4 premiers, le reste j'ai déjà ou j'aime moins... Merci bcp, et bonne semaine !
    Vincent

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  4. Rhâââ, le salopiaud, il a réussi à nous fourguer un nouveau Zorn !!!!! :-§
    Pour le reste : que du costaud !

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  5. Rhoo la grosse selecte de ouf... que du lourd et du bon.... sauf Green Day ;D Là je peux pas. Même Muse, j'ai rien contre, j'suis même pour. On dirait un classement, pour moi ça va decrescendo.. mais ça envoie grave.

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    1. Le décrescendo, ça ne serait pas parce qu'on passe de vieux albums à d'autres plus récents ? Et du coup mon Zorn serait le pire ? Hérésie !
      Pour Green Day, que je ne supporte plus depuis qu'ils ont viré classic rock, j'aime encore les ébats de leurs jeunes années, du bon punk mélodique bien troussé qui fait sourire mais sans ironie, parce que ça fait du bien de temps en temps de mettre son cerveau de côté.
      Allez, tu peux attaquer la sélection des rencontres maintenant !
      Merci de ton passage.

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    2. Tu vas trop vite, c'est ouf.. j'ai déja vu vite fait un Chesnutt, et le Neil superbe, trempé à la Pearl.. Ceci dit, je ne me serais jamais permis de descendre un Zorn.. c'est tellement récurent que j'ai cru à un bonus :D Il est évident qu'il était exclu de ma chute d'adrénaline ;D

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    3. Me voici rassuré, merci !
      Tout bon pour le Chesnutt et le Young ! ^_^

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  6. merci pour venom!! ça vaut des points ! ! !

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    1. Enjoie, mais n'oublie pas qu'il y a d'autres beaux trios ici ! ;-)

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