dimanche 11 septembre 2016

L’Été Mange-Disques - 7 en Prog

En vacances, il est parfois bon de se perdre mais on peut aussi revenir aux fondamentaux, tracer sa route de Monument Valley à Lady Liberty, d'une tour métallique à une autre penchée... En musique c'est exactement pareil, on peut fureter dans les raretés les plus étonnantes ou s'atteler à de grands classiques comme cette sélection de 7 étendue (parce que 7 ne suffisait définitivement pas) quelques joyaux progressifs s'articulent en une sorte sélection "Prog for Dummies"... Enjoie !

DiMaNCHe
King Crimson "In the Court of the Crimson King" (1969)
ou "Le Roi Bien Habillé"

Il serait aisé de s'étendre sur les multiples qualités, le caractère avant-gardiste, influent et le statut dorénavant culte (voire légendaire) de cet In the Court of the Crimson King, première levée d'un King Crimson destiné à l'excellence. En toute honnêteté, l'exercice d'analyser une fois de plus cette impeccable galette, entrepris a de trop nombreuses reprises, confinerait à l'extrême vanité. Convenons-en, l'album frise la perfection, tout le monde s'y entend dorénavant même si, en son temps, l'accueil fut nettement plus nuancé avec un certain nombre de rock critics déconcertés par l'approche ô combien libre d'un groupe se souciant si peu des structures qu'elles disparaissent souvent complètement ici remplacées par ce qui devait être connu comme l'archétype, le mètre étalon du rock progressif.
Un point, par contre, a trop longtemps gâché le plaisir des auditeurs. Il concerne la mise en son qui, suite à des problèmes techniques dans la phase d'enregistrement et de mixage d'origine (la perte du master stéréo, une paille !) mais aussi à de nombreuses rééditions n'offrant qu'une version « au rabais » (masterisées à la va-vite et donc peu recommandables), n'étaient pas à la hauteur de ce chef d’œuvre intemporel. Ainsi aura-t-il fallu attendre 2004 pour enfin bénéficier d'une édition digne de ce nom élaborée sous le patronage scrupuleux et attentif de Monsieur Robert Fripp. A croire que ce n'était pas assez pour un perfectionniste maniaque de la trempe de Fripp, le quarantième anniversaire de la formation du groupe a de nouveau été l'occasion d'une nouvelle édition, définitive cette fois, si l'on en croit la communication du KC Estate. Et le moins que l'on puisse dire c'est que les petits plats ont été mis dans les grands avec une édition double CD, une édition CD et DVD et une gargantuesque box set de 5 CDs et 1 DVD !
Pour mener à bien cette ambitieuse et utile entreprise, Robert Fripp - comme pour les autres rééditions de la série du 40ème anniversaire - a fait appel aux talents d'ingénieur du son de Steven Wilson (leader absolu Porcupine Tree mais également producteur, entre autres, de Fish, de Marillion ou d'Opeth) qui, en la circonstance, a si bien nettoyé et dynamisé le matériau brut (bien aidé, il faut le dire par la découverte quasi-miraculeuse des master-tapes stéréo) qu'on aurait presque l'impression de se retrouver avec une version overdubbée, trafiquée, du premier King Crimson. Évidemment, il n'en est rien. Ayant personnellement opté pour l'édition 2 CDs, je ne puis commenter que sur le matériel s'y trouvant. En l'occurrence, à choisir entre le 2009 (de Wilson, donc) et le 2004, mon cœur ne balance absolument pas. Si l'Original Master Edition de 2004 était une nette et salutaire amélioration par rapport aux éditions précédentes, le Stereo Mix de 2009 l'enterre aisément. Clair, précis, d'une dynamique à couper le souffle, c'est un travail d'orfèvre donnant une nouvelle vie à un album qu'on prend de nouveau grand plaisir à écouter pointilleusement tant il révèle de petites merveilles auparavant trop noyée dans un spectre sonore trop resserré et imprécis. Les bonus quand à eux sont une addition satisfaisante à cette rutilante réédition et permettent, via des prises alternatives, deux lives sortis des placards de la BBC, une "Wind Session" permettant de vivre quelques instants dans le studio avec le groupe et la chanson titre en version single mono (divisée en deux parties pour la circonstance) de rallonger le bonheur de quelques précieuses minutes et de s’apercevoir, au passage I Talk to the Wind en version duo instrumentale ou la backing track (instrumentale aussi, donc) d'Epitath valent presque les versions de l'album... Presque !
Indispensable (euphémisme !), In the Court of the Crimson King l'est encore plus dans cette version enfin soniquement à la hauteur des ambitions et de la grâce de la musique contenue. C'est dire le bonheur absolu qu'on y prend !

CD 1
1. 21st Century Schizoid Man
2. I Talk to the Wind
3. Epitaph
4. Moonchild
5. The Court of the Crimson King
6. Moonchild (full version)
7. I Talk to the Wind (Duo version)
8. I Talk to the Wind (Alternate mix)
9. Epitaph (Backing track)
10. Wind session

CD 2
1. 21st Century Schizoid Man
2. I Talk to the Wind
3. Epitaph
4. Moonchild
5. The Court of the Crimson King
6. 21st Century Schizoid (instrumental)
7. I Talk to the Wind (BBC session)
8. 21st Century Schizoid Man (BBC session)
9. The Court of the Crimson King (Part 1) (Mono Single)
10. The Court of the Crimson King (Part 2) (Mono Single)

Robert Fripp: guitare
Ian McDonald: flûte, clarinette, vibraphone, claviers, mellotron, voix
Greg Lake: guitare basse, chant
Michael Giles: batterie, percussions, voix
Peter Sinfield: textes et illumination (sic)

KING CRIMSON

LuNDi
Jethro Tull "Thick as a Brick" (1972)
ou "Oh! La Belle Brique !"

Le concept album rock progressif à la mode Jethro Tull ? Vous pensez que c'est différent des Yes, Genesis, Pink Floyd et autres Camel parce qu'avec Gentleman Farmer Ian Anderson à la barre, un monsieur qui a ses convictions et son sens de l'humour bien à lui, les affectations progo-symphoniques prennent de tout autres atours.
Qu'on se rassure tout de même, malgré l'orchestre, malgré la longueur de chaque suite, malgré la teneur conceptuelle de la bête, on reconnaît bel et bien Jethro Tull ne serait-ce que par les voix et flûtes d'un omniprésent Ian Anderson ou les guitares souvent incandescentes, toujours décisives d'un irremplaçable Martin Barre au sommet de sa forme. Il reste, évidemment, de la folk, de la gouaille et de la bonne humeur dans ce Thick as a Brick d'anthologie. Oui, d'anthologie !, parce quelle fête, mes aïeux, quelle tour de force que de passer d'un chef d’œuvre mêlant folk, hard rock et progressisme mesuré, Aqualung dont on ne conseillera jamais assez l'édition du 40ème anniversaire, à cet ambitieux projet et de le réussir si bien.
Bref, sur fond de dénonciation satyrique de l'hypocrisie de la société britannique du début des années 70, parce qu'on peut être ambitieux tout en gardant de l'humour et un regard lucide, Anderson & Cie ont confectionné un ensemble où douceur acoustique, hard rock et folk rock dans une forme progressive (et donc pas stricto sensu du rock progressif) se marient à merveille. En plus de la performance des deux leaders naturels (Barre et Anderson, donc) on notera la fantastique performance d'un John Evan constituant le trait d'union idéal entre les inspirations "rootsy" du Tull et ses présentes prétentions symphoniques, clairement, sans lui, sans son Hammond particulièrement, rien n'aurait été tout à fait pareil. Tous les éléments en place, parce qu'on n'oublie évidemment pas une section rythmique au diapason de ses collègues, il ne reste plus qu'à apprécier l'exploit d'une formation qu'on n'attendait certainement pas là et qui s'en sort, c'est le moins que l'on puisse dire, avec plus que les honneurs, avec un complet triomphe.
Mais puisqu'il est impossible de rendre tout à fait justice à une œuvre qui se "comprend" plus en l'écoutant que par quelque description, pour précise et maniaque qu'elle soit, il ne reste qu'à conseiller cet historique Thick of a Brick, forcément un des haut-faits de Jethro Tull (d'autant plus qu'il est présentement bien bonussé par un version live raccourcie et une intéressante interview d'Anderson, Barre et Hammond), indéniablement un des tous meilleurs concept-albums jamais réalisé.

1. Thick as a Brick, Part I 22:40
2. Thick as a Brick, Part II 21:06
Bonus
3. Thick as a Brick (1978 live version at Madison Square Garden) 10:50
4. Interview with Jethro Tull (Ian Anderson, Martin Barre and Jeffrey Hammond) 16:30

Ian Anderson - lead vocals, acoustic guitar, flute, violin, trumpet, saxophone
Martin Barre - electric guitar, lute
John Evan - organ, piano, harpsichord
Jeffrey Hammond - bass guitar, spoken words
Barriemore Barlow - drums, percussion, timpani
&
David Palmer - Orchestral arrangements

JETHRO TULL

MaRDi
Soft Machine "Third" (1970)
ou "Premium Molle"

Jazz ou prog ? Prog et jazz ! Third, troisième album de Soft Machine est une révolution en soi, un album où, sans guitare, un quatuor d'instrumentistes experts trace une nouvelle voie et s'impose, mine de rien, comme une valeur sûre d'une avant-garde progressive de plus en plus décisive.
De fait il n'y a plus que le Moon in June de Robert Wyatt qui contienne encore du chant, et même celui-là s''est largement éloigné des préoccupations débutantes de la formation, quand Kevin Ayers en était encore et que le psychédélisme dada dominait. Soft Machine est désormais un groupe de jazz progressif, un impossible trait d'union à l'avant-garde d'un genre comme de l'autre. Double album de quatre titres dans son édition originale, un titre par face, aucun sous les 18 minutes !, où seul Elton Dean ne compose pas (Facelift pour Hopper, Slightly All the Time et Out-Bloody-Rageous pour Ratledge), Third rapproche le jazz de John Coltrane du rock progressif de King Crimson (particulièrement sur Facelift), résumerait-on. Parce qu'au trip instrumental complet de la période free de Trane s'ajoute les manipulations de studio, la modernité des synthétiseurs, et, plus généralement, l'esprit mélodique et innovateur forcément différent de quatre anglais de la middle-class comparé à un black de Caroline du Nord.
Cette fusion, pas au sens électrique et funky qu'un certain Miles Davis est alors en train d'imposer, outre le fait qu'elle transcende les genres, propose une nouvelle conception musicale jusqu'alors jamais entendue, une conception qui fera florès même si personne, que ce soit en rock progressif ou en jazz, même parmi les divers et excellents travaux des divers membres en dehors de la machine, et même par le groupe lui-même qui ne reproduira plus jamais tout à fait l'exploit (et encore moins après le malheureux accident, et donc le départ forcé, de Robert Wyatt). Touché par la grâce de son batteur/compositeur/multi-instrumentiste, Moon in June en demeure l'himalayen sommet mais, vraiment, tout vaut qu'on y plonge, qu'on y replonge jusqu'à avoir décodé, compris, enregistré chaque note, voulue ou improvisée (le Facelift d'Hopper sent fort la dernière tendance).
Comme en plus la présente version propose un excellent live, sorti des coffres forts de la bonne maison BBC, pour un évènement où Soft Machine, ouvrant présentement pour le BBC Symphony Orchestra, fut la première formation non classique à jamais se produire (c'est dire l'impact de Third sur les mélomanes), il va s'en dire qu'on recommande chaudement cet album, c'est le mot, historique... Et indispensable !

CD 1 - Album
1. Facelift 18:45
2. Slightly All the Time 18:12
3. Moon in June 19:08
4. Out-Bloody-Rageous 19:10

CD 2 - Bonus
Live at the Proms (Royal Albert Hall, 13/08/70)
1. Out-Bloody-Rageous 11:54
2. Facelift 11:22
3. Esther's Nose Job 15:39

Mike Ratledge - Hohner Pianet, Lowrey organ, piano (all but 3)
Hugh Hopper - bass guitar (all but 3)
Robert Wyatt - drums, vocals (3), Hammond Organ (3), Hohner Pianet (3), piano (3), bass (3)
Elton Dean - alto saxophone, saxello (all but 3)
&
Lyn Dobson - soprano saxophone, flute (1)
Jimmy Hastings - flute, bass clarinet (2,4)
Rab Spall - violin (3)
Nick Evans - trombone (2,4)

SOFT MACHINE

MeRCReDi
Caravan "In the Land of Grey and Pink" (1971)
ou "Canterbury Gold"

Pilier de cette passionnante Canterbury Scene, aux côtés de Soft Machine, National Health, Hatfield and the North, Gong, et, à moindre titre, d'Egg, Comus, Quiet Sun, etc., excusez du peu !, Caravan en est aussi l'un des fondateurs, l'un des détenteurs d'un son, mariant jazz libre (ici tenu à un strict minima), indéniable anglicité et progressisme naturel qui fait tellement d'effet aux amateurs d'évasion sonique de qualité.
Dans les faits, In the Land of Grey and Pink est l'avant-dernier album de la formation originelle de Caravan, le troisième d'icelle, celui où le futur Hatfield and the North Richard Sinclair, qui quittera ses partenaires l'année suivante, après un Waterloo Lily un poil décevant, s'implique le plus dans le songwriting et le chant jusqu'à en devenir le quasi-leader. Découpé en deux parties, une face dédiée à de courtes chansons, l'autre au massif Nine Feet Underground et ses presque 23 minutes, il exemplifie à la perfection les deux facettes compositionnelles d'une formation autant capable de chansons pop progressives toutes en nuances et joliesses mélodiques que de magistrales explorations progressives symphoniques où moult soli virtuoses, moult textures réussies viennent émailler une création qui tient beaucoup de la jam sans pour autant perdre un seul instant un focus compositionnel bien tenu. Forcément, Caravan n'ayant pas de vrai guitariste en son sein, les claviers en génrale et l'orgue bourré de fuzz en particulier de l'autre Sinclair, cousin du premier, David qui s'en donne à cœur-joie et nous offre, ce faisant, un paquet de belles émotions musicales.
Alors, certes, Caravan n'est pas exactement le plus edgy des groupes de la scène de Canterbury, contrairement à Soft Machine ils ne poussent pas leur art vers le free jazz, contrairement à Gong ils ne partent pas de dans de spatiaux délires psychédéliques mais ce qu'ils font, une musique finalement simple, accessible mais jamais simpliste, ils le font avec un classe et un naturel qui laisse bouche bée. C'est vrai sur tous les albums de leur période de gloire (1968-1973) et encore un peu plus cet In the Land of Grey and Pink qu'il est, à partir de là, facile de considérer comme leur magnum opus, ce qu'il est, indéniablement.
Présentement, en un remaster de qualité doté de nombreux titres bonus permettant de rallonger la bonne sauce, c'est l’œuvre qu'on conseillera à toutes celles et tous ceux qui souhaitent découvrir cette formation trop souvent confinée à un quasi-anonymat hors de la sphère progressive alors qu'elle mérite tellement mieux. Testez-le donc, vous ne serez pas déçus.

1. Golf Girl 5:05
2. Winter Wine 7:46
3. Love to Love You (And Tonight Pigs Will Fly) 3:06
4. In the Land of Grey and Pink 4:51
5. Nine Feet Underground 22:43
Bonus
6. I Don't Know Its Name (Alias The Word) 6:12
7. Aristocracy 3:42
8. It's Likely to have a Name Next Week (Instrumental version of "Winter Wine") 7:48
9. Group Girl (First version of "Golf Girl") 5:04
10. Dissassociation/100% Proof (New Mix) (Closing section of "Nine Feet Underground") 8:35

Richard Sinclair - bass guitar, acoustic guitar, vocals
Pye Hastings - electric guitars, acoustic guitar, vocals
David Sinclair - organ, piano, Mellotron, harmony vocals
Richard Coughlan - drums and percussion
&
Jimmy Hastings - flute, tenor sax, piccolo
Dave Grinstead - cannon, bell and Wind

CARAVAN

JeuDi
Pink Floyd "Animals" (1977)
ou "La Ferme !"

Le meilleur Pink Floyd ? Certains qui préfèrent la période Barrett citeront le pécher originel, The Piper at the Gates of Dawn, d'autres plus proches de la trippante et décontractée période 70s pencheront pour The Dark Side of the Moon ou Wish You Were Here, d'autres, enfin, sans doute amateurs de concept albums choisiront The Wall. Rares sont ceux qui citent Animals, et pourtant, quel album !
Peut-être parce qu'il est moins facilement appréhendable que ses concurrents au trône, Animals, plus progressif qu'aucun devancier ou successeur, ce qui lui vaut d'ailleurs les généreux suffrages de la communauté prog, a toujours eu des allures de parent pauvre, de celui qu'on aime tout de même mais qu'on oublie trop souvent.
Pourtant, dès sa marquante pochette (la centrale de Battersea survolée par un cochon de baudruche), c'est une démonstration d'un groupe au pic de sa puissance créatrice. Compositionnellement dominé par Roger Waters (ça deviendra l'habitude jusqu'à son départ du groupe en 1985) qui ne cède qu'un co-crédit à son collègue Gilmour (Dogs), mais c'est une première ici, c'est un album sombre et étrange, adaptation libre de l'Animal Farm de George Orwell, précurseur aussi, sans les longueurs et les lourdeurs, d'un nihiliste The Wall, où chaque musiciens trouve sa place participant au tissage de l'inquiétante toile qui nous est proposée.
Certes, les amateurs de Richard Wright regretteront que ces claviers soient ici essentiellement des créateurs d'ambiances, des machines à texturer (en l'occurrence, c'est exactement ce qu'il fallait) le son Pink Floyd n'en est pas pour autant radicalement altéré ne serait-ce que par l'omniprésence de la scintillante guitare de David Gilmour. Certes, l'absence de quelque vraie chanson que ce soit déconcertera ceux qui avaient fait de Money, Time, Welcome to the Machine ou Wish You Were Here leurs moments préférés du catalogue des londoniens mais, des grandes épopées (Dogs, Pigs, Sheep) aux deux miniatures d'ouverture et de fermeture de l'opus (les deux Pigs on the Wing), il y a largement de quoi s'esbaudir devant tant de maîtrise, tant de talent, tant d'imagination, et une si totale cohérence d'ensemble qu'il est aisé de se laisser emporter dans le noir trip de Waters.
Pour toutes ces raisons, mais aussi pour l'impeccable mise en son fomentée par le groupe lui-même, ce 10ème opus de Pink Floyd mérite largement sa place au panthéon des œuvres progressives et conceptuelles qui comptent, un plus qu'un accessit dans le bilan des œuvres d'une formation, à raison, toujours révérée aujourd'hui.

1. Pigs on the Wing 1 1:25
2. Dogs 17:03
3. Pigs (Three Different Ones) 11:25
4. Sheep 10:25
5. Pigs on the Wing 2 1:23

David Gilmour - lead guitar, vocals on "Dogs", bass guitar on "Pigs (Three Different Ones)" and "Sheep", talkbox on "Pigs (Three Different Ones)", acoustic guitar on "Dogs", additional backing vocals 
Nick Mason - drums, percussion, tape effects
Roger Waters - lead vocals, acoustic guitar on "Pigs on the Wing", rhythm guitar on "Pigs (Three Different Ones)" and "Sheep", tape effects, vocoder, bass guitar on "Dogs"
Richard Wright - Hammond organ, electric piano, Minimoog, ARP string synthesizer, piano, clavinet, backing vocals

PINK FLOYD

VeNDReDi
Genesis "Selling England by the Pound" (1973)
ou "Malice in Wonderland"

Relever le gant d'un Foxtrot triomphant et de son Himalaya compositionnel, Supper's Ready, tenait de la gageure. Pas pour ces cinq lascars qui, décidément, boxent dans une toute autre catégorie que tous leurs petits copains progressifs d'alors.
Au début, on se dit que rien n'a vraiment changé. La voix de Gabriel nous accueille, familière, le groupe le rejoint, la mélodie est belle, le texte fait sens, c'est de classique et efficace dont il s'agit. Mais Genesis n'est pas de ceux qui restent figés, se reposent sur leurs lauriers. Et donc tout vole en éclat. C'est toujours Genesis mais un élément est venu s'ajouter à la mixture, désormais Genesis fusionne aussi, pousse encore un peu plus sa musique dans des retranchements inattendus. Parce que Genesis progresse, encore ! Dancing with the Moonlit Knight décolle et nous avec. La batterie de Collins, la guitare d'Hackett, la basse de Rutherford n'ont jamais aussi bien été mises en valeur par une composition toujours aussi mélodique, aussi épique que ses plus belles devancières et, pourtant, instrumentalement encore plus osée avec un ambianceur en chef, Banks évidemment, en trait d'union essentiel. Quel accueil !
Un "petit" single pour suivre, l'efficace I Know What I Like, premier tube du groupe dans son Angleterre natale. Une mélodie accrocheuse, un refrain entêtant, un esthétisme pop qui ne minore aucunement le progressisme du combo... Et c'est une des moins bonnes chansons de l'album, diantre ! Parce qu'il y a ensuite Firth of Fifth avec son intro de piano où on se dit que Bach n'est pas si loin, avec une mélodie de chant imparable avec, surtout !, une longue section solo centrale à couper le souffle où Steve nous offre ce qui reste, plus de quarante ans après, son plus beau solo : mélodique, technique, stratosphérique. Si énorme qu'on a bien besoin de reprendre ses esprits ce que, justement, propose la petite chanson acoustique chantée par Phil, More Fool Me, une réussite encore. Fin de la face A, on en reste pantois.
The Battle of Epping Forest en fait trop ? Probablement. Mais il le fait bien avec un Gabriel plus théâtral que jamais. Alors oui, c'est bavard, chargé jusqu'à la garde des mots du chanteur mais les mélodies sont là. Du bavardage comme ça, on en redemande ! Pas de suite..., il faut se reconcentrer, prendre une pause avec un instrumental tout en harmonie où Hackett, qui en est l'artisan principal, excelle aussi bien à l'acoustique qu'à l'électrique. Mineur After the Ordeal ? Pas si. Et puis The Cinema Show, quatrième baobab de l'opus, une symphonie de prog, un prog en symphonie, parfait tout simplement, n'en disons pas plus, la musique parle d'elle-même. Une petite reprise du Moonlit Knight en conclusion, pour dûment refermer la grande maison, c'est Aisle of Plenty qui le fait et le fait bien. Et c'est déjà fini, snif. Et dire qu'ils ont mis Twilight Alehouse, petit chef d’œuvre planqué en face B d'I Know What I Like, de côté, fallait oser !
La mise en son de John Burns, qui a déjà mixé le très réussi Genesis Live et produira The Lamb Lies Down On Broadway dans la foulée, était déjà très réussie, le remaster définitif enfonce encore le clou. Tout y est plus clair, tous les détails d'un album qui n'en manque pas explosent de tous leurs feux, y sont encore mieux révélés. Splendide.
Selling England by the Pound, un classique inusable. Essentiel, c'est le mot.

1. Dancing with the Moonlit Knight 8:02
2. I Know What I Like (In Your Wardrobe) 4:03
3. Firth of Fifth 9:36
4. More Fool Me 3:10
5. The Battle of Epping Forest 11:43
6. After the Ordeal 4:07
7. The Cinema Show 11:10
8. Aisle of Plenty 1:30

Tony Banks - acoustic & electric pianos, organ, mellotron, synthesizers, twelve-string guitar
Phil Collins - drums, percussion, backing vocals, lead vocals on "More Fool Me"
Peter Gabriel - lead vocals, flute, oboe, percussion, additional backing vocals on "More Fool Me"
Steve Hackett - electric guitar, nylon guitar
Mike Rutherford - twelve-string guitar, bass guitar, electric sitar

GENESIS

SaMeDi
Yes "Fragile" (1971)
ou "Yes they can!"

C'est le Yes du progressisme triomphant, celui d'avant les errances mégalomaniaques d'océans peut-être topographiques mais assurément ampoulés, alourdis de trop de frasques instrumentales pour ne pas un peu ennuyer, celui de Fragile, peut-être le tout meilleur album de Yes, dès 1971.
Concrètement, 4ème album des anglais, premier avec le claviériste Rick Wakeman, c'est tout sauf un détail, Fragile marque le moment où Yes trouve vraiment son style, où, avec le complément d'un nouvel instrumentiste capable de répondre aux ambitions symphoniques de ses petits camarades de jeu, les londoniens réussissent leur plus beau coup qui sera, ce qui n'était que mérité, leur explosion critique et commerciale. Parce qu'avec un virtuose de plus dans ses rangs, un maître du Moog (là où Tony Kaye, son prédécesseur, se refusait au synthétiseur "in"), Anderson, Howe, Squire et Bruford on trouvé la cinquième colonne capable de supporter leur grandiloquent édifice. Howe y trouve un partenaire avec qui il peut dialoguer lors de précieux soli, Anderson un support idéal pour ses vocalises androgynes et emphatiques, Squire et Bruford un véhicule vrombissant pour complémenter leurs excès rythmiques, bref, l'équipe idéale.
Et les chansons qui vont avec, en plus, parce que de Roundabout, un titre qui vient encore hanter les setlist du groupe aujourd'hui, au majestueux Heart of Sunrise, la collection épate. Parce qu'il y faut évidemment plus que ces deux mastodontes pour faire de Fragile la référence qu'il est devenu, on trouve d'autres vrais délices dans la galette dont quelque jolies miniatures (le précieux détournement instrumental du Johannes de Cans and Brahms, le choeur hippie We Have Heaven, l'intermède fusion Five Per Cent for Nothing, un orientalisant The Fish créé par Chris Squire, le Mood for a Day d'Howe à la guitare classique), une petite chanson presque pop qui fait son effet (Long Distance Runaround) et bien sûr un South Side of the Sky pour nous faire décoller vers les étoiles. Un sans faute ! Auquel, remaster oblige, se rajoute un vrai beau bonus avec la belle reprise de l'America de Simon & Garfunkel que le groupe avait en tête depuis longtemps (avant même de se renommer Yes, en fait) qui, imaginative et maîtrisée, rallonge agréablement le festin.
Parfait jusque dans sa production (signée du groupe et d'Eddy Offord, qui travailla aussi avec ELP, Rory Gallagher ou la Baker Gurvitz Army), Fragile est un indéniable pilier du rock progressif des années 70, un album où l'évident virtuosité n'est pas encore onanisme, un must tout simplement !

1. Roundabout 8:30
2. Cans and Brahms 1:38
3. We Have Heaven 1:40
4. South Side of the Sky 8:02
5. Five Per Cent for Nothing 0:35
6. Long Distance Runaround 3:30
7. The Fish (Schindleria Praematurus) 2:39
8. Mood for a Day 3:00
9. Heart of the Sunrise 11:27
Bonus
10. America 10:33
11. Roundabout (Early Rough Mix) 8:35

Jon Anderson - lead and backing vocals
Steve Howe - electric and acoustic guitars, backing vocals
Chris Squire - bass guitars, backing vocals, electric guitar
Rick Wakeman - Hammond organ, grand piano, RMI 368 Electra-Piano and Harpsichord, Mellotron, Minimoog
Bill Bruford - drums, percussion

YES

BoNuS "MiSFiT"
Van der Graaf Generator "World Record" (1976)
ou "La Magie Hammill"

Dans la riche discographie des progueux de Van der Graaf Generator, il y a un album qui a une place tout à fait à part dans mon caeur d'amoureux de la musique. Peut-être parce qu'il fut mon premier, peut-être parce qu'il pousse les limites du son de VdGG encore un peu plus loin, aussi... Voici World Record !
Je sais que beaucoup considèrent ce chapitre final de la trilogie commencée avec Godbluff et Still Life comme un album presque mineur dans la prodigieuse carrière du groupe, avis que je me permets de ne pas partager et je m'en vais immédiatement vous expliquer pourquoi :
1 - 5 compositions, 5 bombes !
Du presque punkoïde When She Comes (écoutez donc la rage du chant d'Hammill !) au quasi-grégorien Wondering (une cathédrale de prog ou du prog de cathédrale) qui clos l'album en passant par le groovy/jazzy sorties de routes incluses et contrôlées A Place to Survive ou l'épique, fleuve et souvent surprenant Meurglys III et ses 21 minutes, c'est un festin de tous les instants. Allez, si vous me poussez, j'avouerais aimer un tout petit peu moins Masks qui reste cependant une excellent composition.
2 - Une démarche unique
Nous ne sommes ni dans les explorations quasi-symphoniques d'un Yes, ni dans la précision clinico-technique d'un King Crimson, et encore moins dans la galaxie proggopopiste Génésienne. Non ! VdGG s'impose comme un esprit libre ce qui valut au groupe - alors que détruire du dinosaure était à la mode - le respect des punks originels et de toutes les jeunes pousses « up and coming » qui suivent depuis et ont croisé la route de ces vaillants hallucinés. Vraiment, VdGG est un cas unique... Un peu au prog ce que Motörhead est au metal, un truc qui dépasse les clivages et les intérêts boutiquiers. Avec, en supplément de luxe, la plume si fine d'Hammill, un des plus grands paroliers de langue anglaise, osons !
3 - Un remaster de qualité
Ni trop loud (vous savez, trop de basse, trop de volume) ni trop nettoyé - on reste dans l'esprit de la production d'origine - World Record se présente dans une version optimisée. Le son est clair mais reste rugueux (c'est un peu la trademark du groupe avec l'orgue épais et le sax écorché), et ne souffre pas d'une digitalisation qui lui aurait fait perdre sa chaleur... Juste ce qui convient à pareille musique. Et deux bonus, du John Peel Show, où VdGG apparait comme la formation transitoire idéale (et même prospective) entre ce rock d'hier et ce son de demain que professe alors le fameux DJ, en pleine explosion punk.
Vous l'aurez compris, si vous ne connaissez pas encore cet album ou si vous l'aviez démis un peu hâtivement, je vous exhorte de lui redonner sa chance, le bonheur est au bout du chemin !

1. When She Comes 8:02
2. A Place to Survive 10:05
3. Masks 7:30
4. Meurglys III (The Songwriter's Guild) 20:50
5. Wondering 6:33
Bonus
6. When She Comes 8:13
7. Masks 7:23

Peter Hammill: chant, guitare, piano
Hugh Banton: orgue, bass pedals, basse, mellotron, piano
Guy Evans: batterie, percussions
David Jackson: saxophone, flute

VAN DER GRAAF GENERATOR

BoNuS "CaMeMBeRT"
Magma "Mekanïk Destruktïw Kommandöh" (1973)
ou "Kobaïa attacks !"

D'une autre planète ! Peut-on faire plus alien que le cabaret prog science-fictionneux de Christian Vander et sa troupe d'allumés cosmiques ?
Ecoutez donc l'intro d'Hortz Fur Dëhn Stekën West, ouverture du légendaire Mekanïk Destruktïw Kommandöh, on y a l'impression d'entrer dans le domaine d'un Evil Emperor d'une galaxie far far away... C'est magistral et décadent à la fois, imposant et bizarroïde aussi... C'est Magma !
Et Magma ce sont surtout les drôles d'obsessions d'un petit gars de Nogent sur Marne, fils adoptif du pianiste de Claude Nougaro (Maurice Vander), batteur/vocaliste/pianiste/compositeur/inventeur de sa chose dont la musique est tellement d'ailleurs qu'elle a sa propre langue (le kobaïen), et son propre univers où l'on croise aussi bien John Coltrane que Stravinski/Orff/Stockhausen (etc. pour le côté contemporain de l'affaire) ou King Crimson... Re-haché à la sauce Zeuhl, bien sûr !, puisque c'est ainsi que Christian Vander étiquette le style, l'improbable fusion de sa formation. Pour les newbies, on décrirait volontiers Magma comme une sorte de jazz progressif polyphonique mutant, un genre où la liberté coltranienne, l'expérimentation harmonique stravinskienne et la sombre majesté crimsonienne se rejoignent.
Et donc Mekanïk Destruktïw Kommandöh, le Sgt Pepper, le Red, le Pet Sounds, le A Love Supreme de la formation francilienne... Leur magnum opus de l'avis général. Parce que l'album est bouillant, trippant, transcendantal presque. Un album moins jazz que ne le furent ses prédécesseurs et où l'addition d'un vocaliste aussi frapadingue que Klaus Blasquiz apporte sa pierre à l'édifice. Et quel édifice ! Un majestueux, ténébreux et fantasque opéra spatial, opéra parce que les voix c'est important chez Magma, qui vous prend à la première seconde, vous entraîne au passage dans les méandres de la création Vanderienne, méandres où les possibles se dissolvent dans le bouillant magma (je devais bien la faire celle là) d'une "créativite" (virus intersidéral bien documenté) débordante, pour vous laisser, exsangue mais heureux, 38 intenses mais trop courtes minutes plus tard... Un immense (space) trip, quoi ! Alors, évidemment, cette musique se gagne, demande de multiples écoutes pour être pleinement et parfaitement appréhendée, elle n'en aura qu'une plus grande endurance, une supérieure résistance aux usures du temps.
Parce qu'une fois gagné, une fois exploré les autres splendeurs du catalogue de Kobaïa-Prime (de Magma donc, avec en priorité Kohntarkosz ou Wurdah Ïtah, parce que le zeul de Christian a fait des petits ailleurs, jusqu'au japon), on revient invariablement à M.D.K., un chef d'œuvre, un vrai !

1. Hortz Fur Dëhn Stekëhn West 9:34
2. Ïma Süri Dondaï 4:28
3. Kobaïa Iss de Hündïn 3:35
4. Da Zeuhl Wortz Mekanïk 7:48
5. Nebëhr Gudahtt 6:00
6. Mekanïk Kommandöh 4:08
7. Kreühn Köhrmahn Iss de Hündïn 3:14

Christian Vander : batterie, chant, orgue, percussions
Jannick Top : basse
Klaus Blasquiz : chant, percussions
Jean-Luc Manderlier : piano, orgue
René Garber : clarinette basse, chant
Claude Olmos : guitare
Stella Vander : chant
Muriel Streisfield : chant
Evelyne Razymovski : chant
Michèle Saulnier : chant
Doris Reinhardt : chant
Teddy Lasry : basse, flûte

MAGMA

BoNuS "CHouCRouTe"
Kraftwerk "Autobahn" (1974)
ou "ElectroKrautMagic"

Il s'en passe des choses sur l'autoroute. Et dans l'Allemagne des années 70 où une bande de zigotos nippés de costards rétrogrades ou de tenues futuristes inventent leur propre monde musical.
Kraftwerk , toujours solidement mené par Ralf Hütter et Florian Schneider, n'en est d'ailleurs pas à son coup d'éclat, trois albums embryonnaires de leur "signature sound" sont déjà parus, mais c'est là, en novembre 1974 que le monde découvre le groupe tel qu'en lui-même établi, une formation qui s'est totalement affranchie des tentations électriques et progressives qui peuplaient encore ses précédentes aeuvres, une formation qui assume son "industrialité" et la transforme en art.
On ne pérorera pas sur l'importance, l'influence capitale qu'auront Autobahn et ses créateurs sur le monde de la musique, le développement d'une musique électronique aujourd'hui omniprésente, l'évidence s'impose à l'écoute de ces 5 plages, de ces constructions sonores à la fois avant-gardistes et abordables, de ces climats synthétiques suffisants pour créer de dépaysants panoramas qui viennent durablement s'imprimer dans le cortex de l'auditeur, aucun doute, on tient là un album essentiel, une pierre fondamentale à l'édifice musical inventé depuis. A commencer, évidemment, par le morceau-titre qui connaitra même les charts dans une version violemment éditée ne rendant pas tout à fait justice aux 23 minutes de sa version intégrale.
Si vous vous intéressez de près ou de loin à la chose électronique, Autobahn est plus qu'une galette importante, un essentiel absolu.

1. Autobahn 22:47
2. Kometenmelodie 1 6:26
3. Kometenmelodie 2 5:48
4. Mitternacht 3:43
5. Morgenspaziergang 4:04

Ralf Hütter - voice, electronics, synthesizer, organ, piano, guitar, electronic drums, artwork reconstruction.
Florian Schneider - voice, vocoder, electronics, synthesizer, flute, electronic drums.
Wolfgang Flür - electronic drums "Kometenmelodie 1-2".
Klaus Röder - electric violin "Mitternacht".

KRAFTWERK

16 commentaires:

  1. L’Été Mange-Disques - 7 en Prog

    King Crimson "In the Court of the Crimson King" (1969)
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    Jethro Tull "Thick as a Brick" (1972)
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    Soft Machine "Third" (1970)
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    Caravan "In the Land of Grey and Pink" (1971)
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    Pink Floyd "Animals" (1977)
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    Genesis "Selling England by the Pound" (1973)
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    Yes "Fragile" (1971)
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    Van der Graaf Generator "World Record" (1976)
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    Magma "Mekanïk Destruktïw Kommandöh" (1973)
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    Kraftwerk "Autobahn" (1974)
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  2. Là , on peut juste dire qu'il y a que la crème des crème, pas d'erreur que du bon , souvent copié mais rarement égalé.
    Parfait...

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    1. pas faux... Et merci de ton passage, Aceofspace.

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  3. Tull Floyd Crimson... "Selling England..".. on dirait ma pile sélectionnée du week end. Et en plus je suis sur le pavé "L'école Canterbury".. donc en haut de la pile, c'est Soft Caravan ;D
    C'est ma came

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    1. Soft Machine et Caravan ? Beau choix !
      Et alors, ça a donné quoi ?

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    2. bah c'est une révision, avec toujours le sentiment d'être plus Caravan que Soft.. plus prog que jazz, mais bon, avec l'age tout se dilue et tout devient limpide, les voix se mélangent, la musique fait référence et du coup, je revisite les albums soft avec une explication de texte qui aide à mes oreilles. Il faut dire qu'à l'époque le Floyd croisait le Soft en studio et qu'il y avait pas photo pour moi. Sous un autre angle et une autre approche (le Floyd génétiquement digéré), je peux m'installer confortablement dans les réminiscences du Wilde Flowers.

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    3. Toujours étonnant le parcours et l'évolution des goûts d'un vrai amateur de musique... Comme quoi l'oreille se forme.

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  4. Bonjour cher Zornophage,
    Que du bon, du très bon, de l'excellent. Mais tu n'as choisi que les meilleurs du genre. Merci et bonne suite.

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    1. Qu'une sélection des meilleurs, il en manque ne serait-ce qu'à cause de la contrainte d'un album par groupe... Mais merci et à bientôt !

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  5. Un petit coucou après une reprise en route difficile pour suivre ta cadence. Cet été j’ai juste picoré le Kevin Ayers (vraiment excellent) et le Costello avec les Roots (qui ne convainc qu’a moitié)
    Pour la sélection du jour, je me dis que ma culture prog n’est si mauvaise que ça puisque j’ai dû tous les écouté au moins une fois, à part le Magma. Je me dis qu’il manque sans doute un King Crimson dans cette liste, mais bon…
    Pour ma part, sur Third, je n’écoute Moon in June, je sais que c’est pas bien, mais c’est comme ça. Du coup, je vais faire l’effort d’écouter un peu le reste. Je sais qu’il y en a un dans le lot qui m’insupporte particulièrement parce que c’est un peu tout ce que je n’aime pas dans la musique et le prog en particulier.
    Ta sélection me donne envie réviser principalement le VDG, de rejeter une oreille sur le Yes mais surtout de découvrir Magma.

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    1. Comment ça il manque un King Crimson ??? Et le premier album de la sélection alors ? ;-)
      Pour le reste, content de voir qu'Ayers continue de faire des disciples (il le mérite). Bonnes écoutes de VdGG, Yes et Magma... En attendant ton retour post-écoute ?
      A+

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  6. Bonsoir Zorno

    Malgré Pink Floyd, King Crimson, Van der Graaf Generator ou encore ces deux talentueux Caravan & Soft Machine, ce soir cela sera Magma.
    Avec une énorme pensée pour James (Mac Gaw). En espérant le (te) revoir le plus rapidement sur scène.

    Jean-Paul

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    1. Vive Magma ! Vive James !
      Bien vu, Jean-Paul. Merci de ton passage.

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  7. Étrange j' ai déjà tous ces albums !!! ;)
    Sinon bonne selection
    A tout hasard .......http://www.israbox.co/3137528045-king-crimson-radical-action-to-unseat-the-hold-of-monkey-mind-2016.html

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    1. Quelle surprise ! O_O Quoique le VdGG ne soit pas forcément dans les plus réputés mais comme je ne fais qu'en refaire la pub et que, tout de même, c'est un NOM, ça ne me surprend pas non plus.
      Je suis sûr, par contre, que tu n'auras pas le grand chelem dans ce qui arrive demain... ^_^
      Et merci pour le lien (si c'est le nouvel album, ceci dit, je préfère attendre...).

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    2. Peut être que celui ci t intéressera plus ;)
      http://exystence.net/blog/2016/09/18/gong-rejoice-im-dead-2016/

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