dimanche 28 août 2016

L’Été Mange-Disques - 7 à Trois

On peut partir en virée collective, avec toute une bande de potes, c'est parfait pour faire les zouaves. On peut aussi ne partir qu'avec des gens dont on est sûr, des amis avec qui l'on sait qu'un coup dur deviendra une aventure, qu'une déception deviendra une bonne raison d'encore resserrer les liens. Hé bien en musique c'est exactement pareil !, il y a ceux qui font ça avec une équipe pléthorique, d'autre qui vont à l'essentiel et, pour ça, être à trois est bien suffisant, comme la sélection qui suit  va tenter de le démontrer. Enjoie !

DiMaNCHe
Venom "At War With Satan" (1984)
ou "Messe Noire"

En 1984, tout a changé ! Venom n'est plus le plus méchant de tous, d'autres formations contestent sérieusement le titre qu'elles viennent du reste de l'Europe, des Amériques ou d'ailleurs, ça s'énerve de partout !
A ça, Venom répond avec son ultime, et sans doute plus belle, provocation : commettre toute une face de leur nouvel album à leur pièce la plus ridiculement ambitieuse, At War with Satan et ses 20 minutes rappelant l'heure des dinosaures progressifs des années 70. Démesurée, l'ambition ? Oui, et non. Oui, parce que tout ça est un peu gauche, que les musiciens, qui ont pourtant notablement progressé depuis leurs premiers faits-d'armes, n'ont pas exactement les munitions techniques et compositionnelles pour parvenir à leurs fins. Non, parce que ça pulse encore, que les bestiau, même un peu claudiquant, parvient à passer la ligne d'arrivée avec les honneurs. Non aussi parce que le texte de Conrad Lant (aka Cronos) est plutôt moins idiot que la moyenne des exercices du genre. Non, enfin, parce que cette gaucherie, finalement, contribue au charme un poil naïf de la pièce.
Le reste de l'album, l'autre face du 33t, est d'un classicisme Venomien intégral, mais bien foutu et encore un peu mieux joué que sur leur second, Black Metal, et donc nettement mieux que sur leur premier, le primitif Welcome To Hell.
En remaster, en plus, il y a des incontournables, de l'excellence pour qui aime son Motörhead (l'influence majuscule de Cronos & Co) primaire, barbare et agressif : Warhead, Lady Lust, Seven Gates of Hell, Manitou... stop, la coupe est pleine, énorme !
A choisir ? At War with Satan est devenu mon Venom préféré. De temps en temps, pas tous les jours !, ça fait un bien fou.

1. At War with Satan 19:57
2. Rip Ride 3:09
3. Genocide 2:59
4. Cry Wolf 4:19
5. Stand Up (And Be Counted) 3:32
6. Women, Leather and Hell 3:21
7. Aaaaaarrghh 2:25
Bonus
8. At War with Satan (TV Adverts) 1:04
9. Warhead (12" version) 3:40
10. Lady Lust (12" version) 2.48
11. The Seven Gates of Hell (12" version) 5:28
12. Manitou (12" version) 4:42
13. Woman (12" version) 2:56
14. Dead of the Night (12" version) 4:09
15. Manitou (Abbey Road uncut mix) 4:49

Conrad "Cronos" Lant - bass guitar, vocals
Jeffrey "Mantas" Dunn - guitar
Tony "Abaddon" Bray - drums

VENOM

LuNDi
Therapy? "Troublegum" (1994)
ou "Punky Rocky Irish"

Déjà une figure reconnue de l'underground, Therapy?, formation irlandaise d'indie punk, trouve en 1994 un nouveau public, un plus grand public... En retouchant largement leur formule.
Sur Troublegum, le bordel punk'n'noise des premiers ébats est oublié, les tentations péri-industrielles de Nurse itou, c'est recentré sur un punk lardé de mélodies accrocheuses que le trio, mené par son chanteur/guitariste et compositeur de leader, Andy Cairns à la moustache déjà triomphante, va conquérir les foules qui, jusqu'alors, ne se pressaient pas dans ses raouts électriques.
Pour ce faire, Cairns et ses acolytes ont réuni 14 compositions rentre-dedans qui, souvent délivrées pied au plancher, satisfont les ardeurs juvéniles pogoistiques de jeunes désœuvrés. Nowhere, single implacable et impeccable, est le parfait étendard de cette redéfinition, et une sacrée composition, pleine de fun et d'allant sur des paroles, moins, quoi. Parce qu'il ne faudrait pas croire que ces petits gars comptent fleurette, que nenni, et la présence d'une (bonne) reprise de Joy Division (Isolation) n'est pas un hasard, entre crise, violence et injustice, leur coupe est plus que pleine de griefs personnels ou sociétaux.
Tout ça nous donne un album énergique, loin d'être idiot, d'une redoutable efficacité aussi qui, 20 ans après sa sortie, a très bien vieilli. On a appelle ça un classique, non ? Mineur ou majeur, à vous de voir... Recommandé, en tout cas, si vous ne l'avez pas déjà croisé.

1. Knives 1:55
2. Screamager 2:36
3. Hellbelly 3:21
4. Stop It You're Killing Me 3:50
5. Nowhere 2:26
6. Die Laughing 2:48
7. Unbeliever 3:28
8. Trigger Inside 3:56
9. Lunacy Booth 3:55
10. Isolation 3:10
11. Turn 3:50
12. Femtex 3:14
13. Unrequited 3:03
14. Brainsaw 3:58

Andy Cairns - vocals/guitar
Fyfe Ewing - drums/backing vocals
Michael McKeegan - bass/backing vocals
&
Page Hamilton
- lead guitar on "Unbeliever"
Lesley Rankine - additional vocals on "Lunacy Booth"
Martin McCarrick - cello on "Unrequited"
Eileen Rose - additional vocals on "Femtex"

THERAPY?

MaRDi
Dada "El Subliminoso" (1996)
ou "Calif' à la place du Calif'"

Ce trio-là a quelque chose de magique, une alchimie qui perdure par delà les ans, un son à la fois classique et unique. El Subliminoso est leur troisième album studio (sur 5 seulement) et pas le moins intéressant même si Puzzle, leur tout premier, restera à jamais leur plus connu. Voici Dada.
Musicalement, ils font partie de la ligne claire du rock alternatif étasunien, plus dans la tradition d'un R.E.M. , donc, que dans les excès électriques des petit grungers alors en plein boum. Mais en plus Dada est un trio, un vrai, avec deux de ses membres, le guitariste Michael Gurley et le bassiste Joie Calio, partageant le chant, et un batteur, Phil Leavitt, capable de pleins de petits trucs en plus de soutenir ses deux partenaires aux chœurs. Ha oui, parce que Dada, un peu comme The Police en fait, sont aussi d'excellents musiciens, de ceux qui ne se sentent pas obliger d'en faire sans cesse la démonstration trop occupé qu'ils sont à jouer des CHANSONS. Et il y en a un sacré paquet ici pour démontrer cet état de fait qu'elle penchent du côté roots (l'émouvant A Trip with My Dad), prennent de la hauteur (au moins musicalement sur l'éthéré Bob the Drummer), ou sont simplement d'excellents exemples d'une saine et encore juvénile énergie (le joyeux abattage de Sick in Santorini). Comme en plus le tout est cohérent et idéalement mis en son, Dada s'y approche de son exploit originel (ce qui n'est pas rien, vous pouvez me croire).
Dada n'est pas devenu un grand nom, c'était cependant un impeccable combo, que j'ai eu la chance de voir au Passage du Nord Ouest parisien lors de leur seule venue dans l'hexagone, où ils avaient été flamboyants. Je vous recommande El Subliminoso, album malin et accrocheur d'un trio qui avait tout mais n'aboutit pas à grand chose, l'histoire a beau être connue, rabâchée, elle n'en est pas moins symptomatique des grand gâchis de l'histoire du rock'n'roll.

1. Time Is Your Friend 5:05
2. Sick In Santorini 3:35
3. Bob The Drummer 5:32
4. I Get High 4:57
5. The Spirit Of 2009 5:54
6. Star You Are 4:18
7. A Trip With My Dad 4:43
8. You Won't Know Me 4:30
9. Rise 4:51
10. No One 3:32
11. The Fleecing Of America 5:08
12. Hollow Man 4:38

Michael Gurley - vocals, guitar
Joie Calio - bass, vocals
Phil Leavitt - drums, vocals

DADA

MeRCReDi
Grand Magus "Grand Magus" (2001)
ou "Doom à Trois"

S'ils deviendront bientôt un groupe de heavy metal "normal", Grand Magus n'en sont pas encore là sur leur long-jeu originel, un éponyme qui doit beaucoup à Black Sabbath mais pas seulement.
Formé par l'alors vocaliste des excellents Spiritual Beggars, JB Christofferson, qui depuis se concentre sur ce seul projet, Grand Magus n'est pas tout à fait un groupe de Doom comme les autres, en tout cas pas sur ce premier album où des influences "hors-cadre" viennent régulièrement poindre et épicer la mixture Black-Sabbatho-compatible de flaveurs bienvenues héritées, en particulier, de formations telles que Soundgarden ou Alice in Chains.
Évidemment, à l'énoncé d'une pareille doublette grunge, les orthodoxes du genre feront grise mine, évoqueront l'absence de pureté de la mixture. Ils ont tort ! Et il y a 10 façons (12 sur la présente réédition) de le prouver, autant que d'excellentes chansons y figurant. Parce que la patte harmonique de Christofferson est bel et bien ce qui fait la différence ici, d'autant plus que c'est lui, JB, qui est en charge de deux composantes mélodiques du groupe (chant et guitare).
Alors, oui, il y a tout ce qui fait un bon album de Doom Metal sur ce Grand Magus originel, de gros riffs qui tuent, une vitesse jamais trop excessive servant la majesté des mélodies, un abattage rythmique de qualité forcément, et même quelques notes de mellotron et quelques décrochages plus psyché-bluesy nous rappelant que, fondamentalement, ce genre appartient aux douces années 70, en un beau rejeton. Avec donc, en bonus, une faconde influencée par le meilleur du Grunge Metal, par la crème d'une scène qui mit Seattle au centre de la carte musicale, un bonus tout à fait compatible avec le style pratiqué, lui donnant un petit côté stoner pas désagréable du tout, addictif même.
Depuis, Grand Magus s'est largement normalisé, jusqu'à devenir une sorte de groupe de Heavy Metal où quelques restes d'un passé désormais révolu sont, parfois, remis en lumière. Plus tout à fait le groupe de ce délicieux premier cri, on le regrette parce que, boudiou !, qu'est-ce que c'était bon !

1. Gauntlet 3:48
2. Legion 3:54
3. Never Learned 4:48
4. Black Hound of Vengeance 5:00
5. Coat of Arms 3:34
6. Generator 5:32
7. Wheel of Time 5:24
8. Lodbrok 4:13
9. Black Hole 5:00
10. Mountain of Power 5:54 

Fox Skinner - bass, backing vocals
JB Christoffersson - lead vocals, guitars
Fredrik Liefvendahl - drums
&
Fred Estby
- mellotron

GRAND MAGUS

JeuDi
NoMeansNo "All Roads Lead to Ausfahrt" (2006)
ou "Canadian Punk... with a brain"

Ils ont trente-cinq ans d'activité et n'étaient déjà pas bien jeunes quand ils ont lancé leur grande aventure de petit trio. Trente-cinq ans, donc, à pousser le punk rock dans ses retranchements, à lui donner des atours tantôt jazzés, tantôt mathématiques et souvent très drôles, aussi. Vraiment, NoMeansNo est un étrange animal.
Sorti en 2006, All Roads Lead to Ausfahrt, pour le moment toujours leur dernier en date, ça commence à dater !, est le 12ème album de ces canadiens pas comme les autres. Toujours mené par les frères Wright, qui ne ressemblent toujours à rien avec leurs tronches d'employés municipaux vieillissants, toujours avec en 3ème larron Tom Holliston, qui n'est pas beaucoup plus jeune ce qui est normal vu que ça dure depuis 1993, NoMeansNo ne dévie pas d'un iota de l'esthétique et du style qui a fait sa "gloire" (son culte, au moins...) depuis l'immense Wrong. C'est la première bonne nouvelle, qu'une formation pourtant ancienne puisse aussi admirablement, et avec une aussi belle consistance, tenir le niveau, tourner autour de son style, de son son, sans l'user jusqu'à la corde, un style qui, il faut le dire, a plus de variables d'ajustements, du progressif à la grosse colère, que, mettons, celui d'AC/DC. On retrouve donc, avec plaisir !, ce punk rock libre, instrumentalement très au point, sachant aussi bien produire de courts assauts que des pièces plus développées et exploratoires (registre d'ailleurs un peu moins fourni que la plupart des références du catalogue NoMeansNo). Un punk rock angulaire et presque progressif (ce n'est pas un gros mot !) souvent taxé d'être une influence majeure dans le développement du math rock et ses déviances, un punk rock de faux primitifs en fait très roués à leur exercice qu'il maîtrisent à la perfection. Pas très original ? Pour NoMeansNo, vous avez raison, dans l'absolu, on reste quelques très franches coudées au-delà de ce qu'il est convenu d'appeler du punk "normal".
All Roads Lead to Ausfahrt ? L'album de trois mabouls qui peuvent traiter de tout avec un certain détachement (faudrait pas croire que leur fantaisie cache une crasse passivité) et une énorme conviction en plus d'un esprit musical sans cesse renouvelé. En un mot ? Un exploit.

1. Wake Up 2:35
2. In Her Eyes 3:28
3. Mr. in Between 3:17
4. I See a Mansion in the Sky 6:31
5. Ashes 3:31
6. So Low 2:17
7. Faith 4:33
8. Heaven Is the Dust Beneath My Shoes 7:18
9. Mondo Nihilissimo 2000 2:41
10. The Hawk Killed the Punk 2:56
11. I'm Dreaming and I Can't Wake Up 3:56
12. 'Til I Die 3:33
13. Slugs Are Burning 3:00
14. The Future Is a Past 3:27

Rob Wright - bass, vocals, guitar
John Wright - drums, vocals, keyboards
Tom Holliston - guitar, vocals

NOMEANSNO

VeNDReDi
DeWolff "Strange Fruits and Undiscovered Plants" (2009)
ou "Sweet Revival"

Trois bataves qui proposent de vous embarquer dans leur machine à remonter le temps psychédélique vers 1967/72, ça vous tente ? C'est, en résumé, ce qu'on pourrait dire du cru 2009 de DeWolff, un album d'un autre temps par trois jeune-gens pourtant bien de leur époque. Étrange...
Parce qu'on y retrouve tout, sur cet album, tout ce qui fit le charme d'une certaine esthétique psyché mâtinée de sueur proto-hardeuse, d'un blues virant vers les substances psychotropes, d'une transe un peu plus cuir que flower power. Et dire que, au moment de l'enregistrement, le plus âgé des trois musiciens à réussir ce régressif tour de force avait tout juste 18 ans ! Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années, c'est certainement vrai pour les rejetons de la famille Van Poel (Pablo et Lucas) et leur copain Robin, petits prodiges capables de faire revivre le plus blues'n'rockant des Doors (avec un bon farfisa, ça aide !), de vous balancer des gros riffs plein de fuzz à faire pâlir de jalousie un Blue Cheer circa 1968, avec un guitariste à donner aux Yardbirds des envies de reformation pour compléter leur galaxie (après Clapton, Page et Beck, Pablo Van Poel ça en jetterait !), ou un beau petit cousin des Amboy Dukes de Ted the Nuge, ça marche aussi !, enfin, avec le concours d'une qualité de songwriting bien au-delà de leur jeunes années.
Parce qu'il y a un côté prodige chez ces (encore) illustres inconnus chez nous. D'un Mountain d'ouverture qui rappelerait presque les jeunes années de Deep Purple (Mark I) accouplé au Crazy World d'Arthur Brown, un rock tout en Hammond rugissant, d'un blues paisible et bien trouvé (Medecine), d'un blues où Morrison veille au grain (Desert Night), d'une belle grosse ballade bien trippante (Birth of the Ninth Sun et ses 8 minutes), à un épique Silver Lovemachine (un peu Doors, un peu Purple, un peu Hawkwind, un peu Quicksilver Messenger Service... mais ça se tient !), ou une "acoustic-Stonerie" en petit final sympathique (Leather God, un peu Strokes aussi), il y a moult ébahissements qui saisiront le primo-auditeur, et qui tiennent la distance preuve que ces chansons, au-delà de la "poudre aux yeux" d'une production bourrée d'effets rétro, ont une vraie résistance à l'usure du temps et d'écoutes répétées.
DeWolff ne sont pas encore des stars, peut-être, leur style n'étant pas si commercialement porteur que ça, ne le deviendront-ils d'ailleurs jamais. Mais ils le méritent et offrent avec Strange Fruits and Undiscovered Plants, leur tout premier album (trois autres suivront, tous recommandables), une jolie galette savamment régressive.

1. Mountain 4:40
2. Medicine 4:45
3. Don't You Go Up the Sky 4:28
4. Desert Night 3:00
5. Wicked Moon 3:24
6. Birth of the Ninth Sun 7:59
7. Parloscope 5:09
8. Fire Fills the Sky 4:18
9. Red Sparks of the Morning Dusk 3:35
10. Silver Lovemachine 10:34
11. Leather God 1:55

Pablo van de Poel - vocals, guitar
Luka van de Poel - drums, percussion, siren, backing vocals
Robin Piso - Hammond organ, Fender Rhodes, piano, bass guitar, backing vocals

DEWOLFF

SaMeDi
Myrkur "Myrkur" (2014)
ou "White Lady, Black Noise"

Une petite danoise, un top model en plus !, habituée à l'indie pop qui se lance sous un pseudonyme dans le black metal le plus intéressant du moment ? Les puristes crient à l'arnaque, au gros coup marketing. Ils sont bêtes les puristes.
Pourtant ce sont ces mêmes puristes qui ont fait la naissante réputation du Bergtatt d'Ulver, album dont se rapproche notablement l'EP originel de Myrkur (ténèbre en islandais, un petit goût de Burzum ?). Comme Ulver alors, Myrkur pratique un black metal éthéré, rêveur, contemplatif, un black metal finalement très orthodoxe avec son lot d'obligatoires blast-beats supersoniques, ses riffs "mur du son", ses voix d'outre-tombe, mais un black metal avant tout mélodique, de ceux qui tissent des ambiances, des impressions de forêts de conifères envahies par les neiges, balayées par les blizzards, une beauté froide, distante, elfique dirait-on, qu'on observe d'une respectueuse distance pour ne surtout pas troubler le tableau. A ce petit jeu, un titre s'extrait plus particulièrement du lot, on n'est pas surpris qu'il s'agisse du "teaser" de l'EP, parce que Relapse (le label) n'est pas né de la dernière pluie, Nattens Barn, sommet définitif de l'éponyme de la petite Myrkur (aka Amalie Bruun ? probablement) de son ouverture/fermeture sur des voix vaporeuses à son développement à la froideur désincarné si bien habitée par des riffs finement barbares (ce n'est pas antinomique !) et de voix de souffrance, une magnifique démonstration que la laideur revêt un certain charme, et la douceur sa part d'ombre, d'inquiétude. Ce sommet est d'ailleurs tout à fait représentatif du "modus operandi" compositionnel et donc une parfaite carte de visite d'un EP d'une belle qualité d'ensemble.
On attend maintenant l'album, la confirmation que ce potentiel n'est pas qu'un feu de paille trop vite dispersé par les vents d'une actualité musicale toujours frémissante. Indéniablement, le potentiel est là, une nouvelle voix dans le monde ultra-masculin du Black Metal, une voix crédible, talentueuse, féminine, enfin !

1. Ravnens banner 4:08
2. Frosne vind 1:50
3. Må du brænde i helvede 4:04
4. Latvian fegurð 4:19
5. Dybt i skoven 3:03
6. Nattens barn 5:56
7. Ulvesangen 0:46

Myrkur (Amalie Bruun) - vocals, guitars
Rex Myrnur - drums
Thorleif Storolf - bass

MYRKUR

5 commentaires:

  1. L’Été Mange-Disques - 7 à Trois

    Venom "At War With Satan" (1984)
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    Therapy? "Troublegum" (1994)
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    Dada "El Subliminoso" (1996)
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    Grand Magus "Grand Magus" (2001)
    - http://www120.zippyshare.com/v/8NO5siGp/file.html

    NoMeansNo "All Roads Lead to Ausfahrt" (2006)
    - http://www120.zippyshare.com/v/QYDbGw8Y/file.html

    DeWolff "Strange Fruits and Undiscovered Plants" (2009)
    - http://www120.zippyshare.com/v/aXxfCxl3/file.html

    Myrkur "Myrkur" (2014)
    - http://www120.zippyshare.com/v/HYegBfrv/file.html

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  2. Réponses
    1. All in good time (which usually means soon) ^_^

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  3. merdouille Zozo, je suis out en aventure.. je suis hyper bredouille dans ta select. Je découvre tout ici.. merci ;D

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    1. Surpris je suis. Et de belles découvertes je te souhaite. ^_^

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