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vendredi 17 janvier 2020

Turn the Page, Neil Peart is dead

NEIL PEART
12/9/1952 - 7/1/2020
R.I.P.

C'est avec une infinie tristesse que la nouvelle de la disparition du batteur/parolier de RUSH a saisi le monde de la musique le 10 janvier dernier.
Personnage privé et complexe, batteur hors-pair et parolier de très haute volée, NEIL PEART est de ces personnages qu'on ne remplacera pas.
RUSH avait officialisé sa fin d'activité en 2018, six ans après l'ultime opus du trio. Mais il restait l'espoir un peu fou d'un retour ne serait-ce qu'en studio, espoir qui s'est définitivement évanoui avec la mort (putain de crabe !) de l'un de ses membres.


RUSH "Anthems" (2008)
ou "La fin de l'histoire"

Les chagrins regretterons l'absence de morceaux de l'ultime album du groupe, Clockwork Angels (2012), c'est comme ça.
Cette compilation a été réalisée avec amour et passion pour le plus grand groupe canadien de tous les temps (pas prêt d'être délogé, d'ailleurs) pour le défunt blog BAISTOPHE, vous y retrouverez un panorama représentatif de la musique du groupe, une sorte de méga-introduction pour ceux qui ne connaissent pas encore ou de résumé pratique pour ceux qui veulent un condensé.
On y retrouve évidemment la maîtrise instrumentales des trois membres, leur talent mélodique, leur aventurisme compositionnel et les textes du sieur Peart.
In Memoriam.

CD1
1. Find My Way 5:07
2. In The Mood 3:37
3. Anthem 4:16
4. By-Tor & The Snow Dog 8:40
5. Bastille Day 4:40
6. 2112 (extract) 6:54
7. A Passage To Bangkok 3:35
8. Something For Nothing 3:58
9. Closer To The Heart 2:55
10. Cinderella Man 4:22
11. Cygnus X-1 10:22
12. Circumstances 3:45
13. The Trees 4:22
14. La Villa Strangiato 9:35

CD2
1.The Spirit Of Radio 4:59
2. Freewill 5:24
3. Jacob's Ladder 7:29
4. Tom Sawyer 4:34
5. YYZ 4:26
6. Limelight 4:20
7. Subdivisions 5:35
8. The Analog Kid 4:48
9. Distant Early Warning 4:57
10. Red Sector A 5:12
11. Manhattan Project 5:08
12. Marathon 6:10
13. Mystic Rhythms 5:54
14. Time Stands Still 5:09
15. Open Secrets 5:38

CD3
1. Lock And Key 5:10
2. Turn The Page 4:55
3. Show Don't Tell 5:01
4. The Pass 4:51
5. Dreamline 4:37
6. Roll The Bones 5:30
7. Animate 6:06
8. Everyday Glory 5:11
9. Half The World 3:43
10. Time And Motion 5:01
11. Secret Touch 6:35
12. Out Of The Cradle 5:03
13. Heart Full Of Soul 2:53
14. Workin' Them Angels 4:47
15. Good News First 4:52
16. Hope 2:02

 RUSH 1975

 RUSH 2012

mercredi 4 décembre 2019

vieux motard que j'aimais (vol. 1): Made in France Pt. 1

J'avais, il y a plus d'un an et demi, lancé le projet de SAV des liens... Et puis rien, je ne m't étais jamais mis... Mais bon, tout venant à point qui sait attendre, voici le premier volume d'une série pour laquelle je me garderais bien de vous donner une date de suite... Mais bon, celui-ci ayant été, de loin, le plus demandé, voilà quoi... Bashung, immensément regretté en intégrale... Enjoie !, pleure le disparu.


Alain Bashung "A Perte de Vue" (2009)
ou "...(Presque) Tout Bashung"

Sept petites années après une première, Les Hauts de Bashung, A Perte de Vue est la seconde intégrale d'Alain Bashung, un bon gros coffret sorti en (vraie) édition limitée et donc collector aujourd'hui qui n'est pas, cependant, sans tort et sans reproche...
Et, donc, commençons par qui fâche, ce qu'on peut regretter qu'un aussi monumental projet ait oublié : les pochettes autrement que via de ridicules vignettes, un texte pour présenter l'artiste, les différents aspects de son œuvre et ce qui est présentement proposé (tout, ou presque, ça fait du matos), les notes de pochettes d'origine et donc de la liste des musiciens impliqués et, mais là c'est pour une raison de calendrier, la version de l'Homme à la Tête de Chou version Alain sorti posthumément en 2011.
Vous le constaterez, les critiques sont surtout formelles parce que la musique, elle, pas toujours essentielle puisque commençant aux débuts hésitants d'un jeune artiste qui cherchait autant sa voix que sa voie, est là, au rendez-vous pour démontrer à quel point Bashung (et Boris Bergman, l'essentiel parolier qu'on n'oublie évidemment pas) fut un monstre d'une chanson française en pleine (r)évolution. Parce que loin des Carpentier, loin des paillettes d'une variétoche seventies souvent totalement indigeste, Bashung est de ces francs-tireurs, on pensera également à Higelin, Lavilliers ou Thiéfaine (dont il est de la même génération), de ces artistes tardivement adoubés par l'intelligentsia de l'industrie du disque mais tout de même encore trop à la marge pour se glisser chez, au hasard, les Enfoirés. Parce que Bashung a certes eu des tubes (Vertiges de l'Amour, Gaby, Osez Joséphine, Ma Petite Entreprise les plus écrasants d'iceux) mais c'est surtout imposé comme un artiste d'album qui, d'une new wave revisitée à une chanson rock arty, a tracé un chemin unique dans le paysage musical français.
Comme vous le savez sans doute, de l'avis général, cette démarche artistique culmine sur l'immense Fantaisie Militaire mais, franchement, tout chez Bashung de 1981, avec un Pizza enfin au diapason de ses ambitions, à sa prématurée disparition, couronnée d'un très réussi Bleu Pétrole, mérite qu'on s'y penche. Et donc les moult inédits, collaborations, versions alternatives qui foisonnent dans les deux cds d'instrumentaux et les trois de raretés que propose généreusement le package, où ne sont évidemment pas oubliés les cinq lives qui expliquent à ceux qui n'ont pas vu l'homme en action scénique, que sa réputation ne tint pas d'une coquetterie intellectuelle de médias élitistes mais bien d'un vrai gros boulot sur les routes comme dans les studios.
Bref, comme il n'est pas la calamité logistique que certain décrivirent (les belles photos glacées ne sont pas pour rien dans la satisfaction fétichiste de posséder l'objet), et, surtout !, comme il offre une passionnante aventure musicale, A Perte de Vue vous est chaudement recommandé, si vous arrivez à mettre la main dessus !



CD 1
Roman-Photos 
1. Roman Photos 2:43
2. L'Amour C'Est Pas Confortable 3:33
3. Blablas 2:59
4. Le Pianiste De L'Eden 3:15
5. C'Est La Faute A Dylan 3:43
6. Kimono 4:59
7. Te Revoir 3:44
8. Y'A Des Jours 3:31
9. Cendrillon De Chinatown 4:43

CD 2
Roulette Russe 
1. Je Fume Pour Oublier Que Tu Bois 4:15
2. Station Service 3:19
3. Elsass Blues 3:19
4. Y'A Un Yeti 2:38
5. Guru, Tu Es Mon Führer De Vivre 3:07
6. Milliards De Nuit Dans Le Frigo 2:47
7. Pas Question Que J'Perde Le Feeling 3:55
8. Bijou Bijou 4:07
9. Les Petits Enfants 1:12
10. Toujours Sur La Ligne Blanche 4:39
11. Squeezé 3:30

CD 3
Pizza 
1. Ca Cache Quekchose 2:49
2. L'Araignée 2:49
3. J'Sors Avec Ma Frangine 2:47
4. Aficionado 2:36
5. Idylle Au Caire 2:44
6. Privé 3:04
7. Vertige De L'Amour 3:19
8. Rebel 3:55
9. Retour 2:13
10. Reviens Va-T-En 3:11
11. Fan 4:16
12. Elle S'Fait Rougir Toute Seule 3:08
13. Gaby Oh Gaby 3:57

CD 4
Play Blessures 
1. C'Est Comment Qu'On Freine 3:15
2. Scènes De Manager 3:47
3. Volontaire 4:05
4. Prise Femelle 1:07
5. Martine Boude 3:44
6. La Vabo 3:17
7. J'Envisage 4:35
8. J'Croise Aux Hébrides 4:50
9. Junge Männer 2:29
10. Trompe D'Erection 3:16
11. Strip Now 4:37
12. Bistouri Scalpel 4:18
13. Procession 14:48

CD 5
Figure Imposée 
1. What's In A Bird? 3:22
2. Horoscope 2:54
3. Imbécile 6:27
4. Hi ! 3:07
5. Chaque Nuit Bébé 3:32
6. Elégance 4:44
7. Poisson D'Avril 2:54
8. Lou Ravi 3:34
9. Week-end Doux 2:25
10. Nuits Halloween 2:45

CD 6
Passé Le Rio Grande 
1. Helvète Underground 3:39
2. Camping Jazz 3:46
3. Dean Martin 4:19
4. Douane Eddy 3:11
5. Malédiction 3:38
6. L'Arrivée Du Tour 4:01
7. Herr Major 3:29
8. Milady 3:12
9. Rognons 1515 3:54
10. Chat 2:40
11. S.O.S.Amor 4:04
12. Tu Touches Pas A Mon Pote 4:12
13. Les Européennes 4:11

CD 7
Novice 
1. Pyromanes  3:57
2. Résidences 3:34
3. Légère Eclaircie 4:20
4. Alcaline 5:00
5. Tu M'As Jeté 4:31
6. Elle Fait L'Avion 4:47
7. Bombez ! 3:02
8. Intrépide Malgré La Fièvre 4:01
9. Etrange Eté 3:33
10. Outrage 0:36
11. By Proxy 3:50

CD 8
Osez Joséphine 
1. J'Ecume 3:43
2. Volutes 3:25
3. Happe 3:05
4. Well All Right 2:09
5. Les Grands Voyageurs 4:47
6. Blue Eyes Crying In The Rain 2:13
7. Osez Joséphine 2:59
8. Kalabougie 3:24
9. She Belongs To Me 4:09
10. Madame Rêve 4:50
11. Bashung Nights In White Satin 4:49

CD 9
Chatterton 
1. A Perte De Vue 5:07 
2. Que N'Ai-Je 3:56
3. Ma Petite Entreprise 4:12
4. Elvire 4:20
5. Un Ane Plane 3:56
6. Après D'Apres Hostilités 4:25
7. J'Avais Un Pense-bête 3:26
8. J'Passe Pour Une Caravane 3:42
9. Danse D'Ici 4:05
10. A Ostende 4:03
11. L'Apiculteur 4:38
12. J'Ai Longtemps Contemplé 3:57

CD 10
Fantaisie Militaire 
1. Malaxe 4:33
2. La Nuit Je Mens 4:24
3. Fantaisie Militaire 4:47
4. 2043 3:46
5. Mes Prisons 4:09
6. Ode A La Vie 4:18
7. Dehors 3:31
8. Samuel Hall 5:06
9. Aucun Express 4:05
10. Au Pavillon Des Lauriers 4:44
11. Sommes-Nous 3:59
12. Angora 2:06

CD 11
L'Imprudence 
1. Tel 5:10
2. Faites Monter 4:24
3. Je Me Dore 5:07
4. Mes Bras 7:47
5. La Ficelle 4:38
6. Noir De Monde 4:22
7. L'Irréel 3:37
8. Jamais D'Autre Que Toi 2:00
9. Est-Ce Aimer 3:59
10. Le Dimanche A Tchernobyl 5:47
11. Dans La Foulée 5:26
12. Faisons Envie 3:49
13. L'Imprudence 9:39

CD 12
Chloé Mons & Alain Bashung
Cantique Des Cantiques 
1. Cantiques Des Cantiques 26:58

CD 13
Chloé Mons, Alain Bashung & Rodolphe Burger
La Ballade De Calamity Jane 
1. Introduction 0:37
2. Saddle In The Wind 1:55
3. Lecture 2:20
4. I'll See Your Eyes Again 1:14
5. Lecture 7:38
6. Bill And Jane 1:48
7. Lecture 6:21
8. See You Later 1:21
9. Lecture 2:39
10. Sad And Free 1:54
11. Lecture 3:41
12. By The River 2:31
13. Lecture 2:26
14. Old And Queer 2:12
15. Lecture 1:01
16. To Bill 4:01

CD 14
Bleu Pétrole 
1. Je T'Ai Manqué 3:41
2. Résidents De La République 3:21
3. Tant De Nuits 4:17
4. Hier A Sousse 3:56
5. Vénus 4:19
6. Comme Un Légo 9:06
7. Sur Un Trapèze 3:48
8. Je Tuerai La Pianiste 6:13
9. Suzanne 4:09
10. Le Secret Des Banquises 3:37
11. Il Voyage En Solitaire 4:04
 
CD 15
Instrumentaux Vol. 1 
1. Climax 4 4:20
2. La Peur Des Mots 2:37
3. No Tonight Joséphine 3:13
4. White Spirit 4:23
5. La Coupole 1:14
6. Scènes De Manager 3:50
7. Touche Ether 2:14
8. Toile Emeri 3:30
9. Flash Limonade 3:20
10. Art Pégiator 5:21
11. Voyage A Honfleur 3:03
12. Madame Rêve 4:51
13. Métamorphose 4:57
14. Climax 3 4:22
15. Sonnet Pour Hélène 0:52

CD 16
Instrumentaux Vol. 2 
1. Que N'Ai-Je 6:24
2. A Perte De Vue 5:06
3. Elvire 4:34
4. Après D'Apres Hostilités 5:37
5. Danse D'Ici 6:11
6. J'Ai Longtemps Contemplé 3:49
7. Un Dimanche A Tchernobyl 5:48
8. L'Irréel 3:39
9. Faites Monter 4:24
10. Hier A Sousse 3:55
11. Le Secret Des Banquises 3:33
12. Vénus 4:19
13. Sonnet  0:57

CD 17
Live Tour 85 
1. Imbécile 5:09
2. Martine Boude 3:10
3. Toujours Sur La Ligne Blanche 6:09
4. Vertige De L'Amour 3:17
5. S.O.S. Amor 3:42
6. What's In A Bird 3:53
7. Bijou Bijou 5:56
8. Gaby Oh Gaby 5:02
9. Je Fume Pour Oublier Que Tu Bois 6:17
10. Les Petits Enfants 1:04
11. Junge Männer 9:19
12. Volontaire 4:02
13. Fan 4:09
14. Ca Cache Quekchose 3:38

CD 18
Tour Novice 
1. Outrage 1:54
2. Pyromanes 3:15
3. Légère Eclaircie 3:47
4. Elle Fait L'Avion 4:41
5. Bombez ! 3:59
6. Privé 4:31
7. Trompé D'Erection 2:12
8. J'Envisage 5:38
9. Scènes De Manager 4:55
10. Rebel 4:20
11. Alcaline 4:57
12. Imbécile 3:30
13. Lavabo 2:54
14. Reviens, Va-T-En 3:10
15. Douane Eddy 2:50
16. C'Est Comment Qu'On Freine 2:58
17. Les Européeenes 3:46
18. Chat 2:48

CD 19/20
Confessions Publiques 

CD 1 
1. Les Grands Voyageurs 4:14
2. Un Ane Plane 3:24
3. A Ostende 4:26
4. Elvire 4:55
5. J'Ecume 3:50
6. Osez Joséphine 3:25
7. A Perte De Vue 5:07
8. Etrange Eté 4:28
9. Les Lendemains Qui Tuent 2:34
10. J'Avais Un Pense Bête 4:52
11. Les Petits Enfants 0:49
12. Martine Boude 4:21
13. Bombez 3:10
14. L'Apiculteur 7:47

CD 2
1. Volutes 3:40
2. Danse D'Ici 4:44
3. Après D'Apres Hostilités 4:14
4. Vertige De L'Amour 3:00
5. Ma Petite Entreprise 4:04
6. Madame Rêve 5:13
7. Happe 3:08
8. J'Passe Pour Une Caravane 3:26
9. Gaby Oh Gaby 3:55
10. Rebel 4:10
11. Toujours Sur La Ligne Blanche 4:48
12. Bijou Bijou 5:54

CD 21/22
La Tournée Des Grands Espaces 

CD 1 
1. Tel 5:03
2. Je Me Dore 4:22
3. Faites Monter 4:28
4. La Nuit Je Mens 4:44
5. Sommes-Nous 3:40
6. Aucun Express 4:42
7. Le Dimanche A Tchernobyl 4:11
8. L'Irréel 3:12
9. Mes Prisons 3:44
10. Fantaisie Militaire 4:53
11. Volontaire 3:00
12. Etrange Eté 3:30
13. Légère Eclaircie 3:39
14. Bombez ! 3:08
15. What's In A Bird 3:58
16. Mes Bras 6:39


CD 2 
1. Elvire 4:51
2. J'Passe Pour Une Caravane 3:50
3. Osez Joséphine 3:09
4. Les Grands Voyageurs 3:52
5. Samuel Hall 5:50
6. Vertige De L'Amour 3:21
7. 2043 3:44
8. Faisons Envie 3:42
9. (En Duo Avec Chloé Mons) Cantique Des Cantiques 7:35
10. Madame Rêve 5:11
11. Ma Petite Entreprise 4:09
12. Martine Boude 5:22
13. Bijou Bijou 6:29
14. Angora 2:26
15. Malaxe 6:51

CD 23/24
Dimanches A L'Elysée 

CD 1 
1. Comme Un Légo 9:44
2. Je T'Ai Manqué 3:40
3. Hier A Sousse 3:39
4. Volontaire 2:58
5. Mes Prisons 3:42
6. Samuel Hall 5:50
7. Vénus 4:01
8. La Nuit Je Mens 4:55
9. Je Tuerai La Pianiste 4:42
10. Légère Eclaircie 5:18
11. Mes Bras 5:32


CD 2 
1. A Perte De Vue 7:04
2. Happe 3:24
3. J'Passe Pour Une Caravane 3:54
4. Everybody's Talkin' 3:14
5. Osez Joséphine 3:56
6. Fantaisie Militaire 5:51
7. Madame Rêve 6:46
8. To Bill 4:36
9. Vertige De L'Amour 3:24
10. Malaxe 8:30
11. Angora 2:52
12. Nights In White Satin 4:25 



CD 25
Documents Duos Raretés Vol. 1 
1. Kalabougie (Version Kalabougé) 7:35
2. Les Lendemains Qui Tuent 2:24
3. (Avec Françoise Hardy) Que Reste-T'Il De Nos Amours ? 4:18
4. Inside Dope 3:37
5. Avec Le Temps 6:01
6. (Avec Rodolphe Burger) Samuel Hall 5:27
7. (Avec Daniel Darc) L.U.V. 5:13
8. Elégance (Version Divan) 5:03
9. Beaujolais Novö 3:16
10. Spiele Mich An Die Wand 4:44
11. Bombez ! 3:03
12. Lavabo (Live) 3:37
13. (Avec Dionysos) La Panique Mécanique 4:07
14. Feu 3:20
15. Stille Nacht 3:51
16. Silence Mes Anges 4:39
17. (Avec Zend Avesta) Mortel Battement/Nocturne 6:04

CD 26
Documents Duos Raretés Vol. 2 
1. (Avec Jean-Paul Roy & Marc Ribot) A Ostende 4:46
2. L'Eau Et Le Vin 4:14
3. (Avec Marc Ribot) Les Grands Voyageurs 3:19
4. Le Sud 4:48
5. Les Mots Bleus 5:08
6. (Avec Arman Méliès) Ivres 3:54
7. (Avec Rachid Taha) Ode A La Vie 4:37
8. (Avec Brigitte Fontaine) City 3:21
9. Tue-Moi, Je Te Couvrirai 3:04
10. (Avec Aston Villa) Slow Food 2:47
11. (Avec Noir Désir) Volontaire 3:22
12. (Avec M*) What's In A Bird 3:45
13. Chanson Du Loup 2:24
14. Animal On Est Mal 3:50
15. Le Tango Funèbre 4:15
16. Céline 4:07
17. Les Amants D'Un Jour 3:23
18. Bruxelles 2:41
19. Sur Un Trapèze (Live Acoustique) 3:15
20. Je T'Ai Manqué (Live Acoustique) 3:15
21. Résidents De La République (Live Acoustique) 3:14

CD 27
Documents Duos Raretés Vol. 3 
1. La Nuit Je Mens (Archive) 4:26
2. Dehors (Live Studio) 4:46
3. Max Amphibie 2:56
4. Hier A Sousse (Version Alternative) 3:33
5. That's All Right Mama 1:47
6. Station-service (Live) 2:38
7. Hey Joe (Live Studio) 4:56
8. Cadillac (Maquettes) 2:43
9. La Foule Est Beautiful (Inédit - Archive) 5:04
10. Osez Joséphine (Archive) 6:10
11. Ma Petite Entreprise (Archive) 4:53
12. J'Braconne (Inédit - Archive) 4:08
13. La Fille De La Maison Des Dunes (Inédit) 3:54
14. Angora Irréel 6:10
15. Malaxe (Archive) 4:17
16. Comme Un Légo (Archive) 8:46


BONUS
Alain Bashung "L'Homme à la Tête de Chou" (2011)
ou "Hommage"

Avec des modifications mineures à l'œuvre originale, Bashung reprend l'intégralité du grand classique de Gainsbourg de 1976 : L'Homme à la Tête de Chou. Quand aux circonstances de cet enregistrement, je ne sais rien. Sa sortie posthume m'a, je dois l'avouer, cueilli. Mais, à vrai dire, on se fout des circonstances, l'important est ailleurs. En l'occurrence dans l'interprétation qui, pour être réussie, n'en demeure pas moins trop fidèle pour réellement se démarquer, malgré de mineurs changements apportés aux arrangements. Il n'y a, ici, quasi-rien qui permette de considérer cette version comme autre chose qu'une relecture appliquée (presque scolaire) de son modèle. Le résultat n'est pas désagréable, loin s'en faut, et tournera probablement régulièrement sur les platines de ceux qui l'auront acheté, on eût simplement espéré une approche radicale, plus déviante... C'est donc un album agréable, troussé par une bande de musiciens révérends et talentueux où Bashung (comme un poisson dans l'eau) n'a qu'à poser sa voix (ce qu'il fait avec succès).

1. L'Homme à tête de chou 2:42
2. Chez Max coiffeur pour hommes 1:12
3. Marilou Reggae 2:36
4. Transit à Marilou 1:32
5. Flash Forward 2:18
6. Aéroplanes 2:09
7. Premiers symptômes 2:25
8. Ma Lou Marilou 3:06
9. Variations sur Marilou 8:59
10. Meurtre à l'extincteur 3:16
11. Marilou sous la neige 2:38
12. Lunatic Asylum 3:21

Interprétation : Alain Bashung
Orchestration, arrangements : Denis Clavaizolle
Claviers, piano, programmations, guitares, basses : Denis Clavaizolle
Programmations : Jean Lamoot
Trompette : Erik Truffaz
Guitare : Frédéric Havet
Percussions : Pierre Valéry Lobé et Mamadou Koné
Batterie : Yann Clavaizolle
Violon : Aurélie Chenille
Violoncelle : Guillaume Bongiraud
Chœurs : Morgane Imbeaud

BONUS DE PLUS
Alain Bashung "En Amont" (2018)
ou "Je vous laisse juge..."

On peut se demander s'il fallait vraiment sortir les outtakes de Bleu Pétrole parce que, enfin, aller au-delà de la volonté de l'artiste qui avait écarté ces chansons à un côté forcément mercantiliste et un peu indécent. Mais, bon, quand on est fan, on tombe forcément dans le panneau et on se dit, même si on n'arrive pas à ne pas totalement tripper, que ça ne vaut pas un Fantaisie Militaire, une Imprudence ou un Osez Joséphine, mais que c'est toujours ça de pris et qu'on ne boudera pas son plaisir, fut-il un peu forcé...
On peut, à partir de là, craindre un tsunami de chutes réarrangées mais, promis juré par Mme Bashung herself, Chloë Mons, ce sera tout, il n'y aura plus rien d'autre. On apprécie donc, pour ce qu'elles sont, de petites chansons qu'on aurait pu ne jamais entendre, forcément accessoires mais pas désagréables, et présentement retapées par la Valentine Edith et Dominique A., un En Amont, accessoire, dira-t'on...
Clap de fin ? Souhaitons, à moins qu'une vraie belle œuvre perdue ne se cache quelque part... Mais sinon, c'est sûr, la messe et dite et En Amont, à défaut d'un final en apothéose, est un petit bonus sympathique d'un grand artiste qui fit beaucoup mieux au meilleur de sa forme.

1. Immortels 4:24
2. Ma peau va te plaire 3:50
3. La Mariée des roseaux 4:35
4. Elle me dit les mêmes mots 4:52
5. Les Salines 3:32
6. Montevideo 3:17
7. Les Arcanes 5:26
8. Seul le chien 4:03
9. Les Rêves du vétéran 4:04
10. Un beau déluge 3:03
11. Nos âmes à l'abri 4:40

Alain Bashung
: voix, harmonica
Dominique A : guitare acoustique sur Immortels et Seul le chien
Édith Fambuena : Guitares, programmation

lundi 31 juillet 2017

Y comme...

Y grec chez nous Why chez eux. Voyelle ici, consomne là-bas... Elle est pas claire cette lettre. Alors, logiquement, la sélection est à l'unisson avec une Star avant, des Stars alors bientôt, des stars qui passèrent vite, mode oblige, d'autres, pas encore Stars, pour qui on se tate toujours, une vielle Star qui rencontre sa succession, de vieilles Stars en fin de cycle (ou en début d'un autre?) et même une Stars à melon, bref... Enjoie !

Y comme...
Y KANT TORI READ "Y Kant Tori Read" (1988)
Tori avant Amos

Une curiosité en passant, quand Tori se la joue un peu Madonne, un peu Cyndi. Pas désagréable, étrange cependant parce qu'on y est déjà (l'Amos pointe !) mais que la prod' et tout le toutim font dans la teen pop US d'alors. En un mot comme en mille, juste une petite curiosité qui ravira les addicts et fera sourire les autres qui y trouveront même peut-être... A tester.

1. The Big Picture 4:19
2. Cool on Your Island 4:57
3. Fayth 4:23
4. Fire on the Side 4:53
5. Pirates 4:16
6. Floating City 5:22
7. Heart Attack at 23 5:16
8. On the Boundary 4:38
9. You Go to My Head 3:55
10. Etienne Trilogy (The Highlands/Etienne/Skyeboat Song) 6:45

Tori Amos – lead singer, acoustic piano
Paulinho Da Costa – percussion
Richard Bernard – bouzouki
Gene Black – guitar
Kim Bullard – acoustic piano, programming, keyboards
Steve Caton – guitar
Vinnie Colaiuta – drums
Devon Dickson – bagpipes
Steve Farris – guitars
Tim Landers – fretless bass guitar
Fernando Saunders – bass guitar
Matt Sorum – drums
Peter White – acoustic guitars
Eric Williams – mandolin
- Backing vocals
CeCe Bullard
Merry Clayton
James House
Rick Nielsen
Zobbin Rander
Nancy Shanks
The Valentine Brothers


Y comme...
YARDBIRDS, THE "For Your Love" (1965)
Going Somewhere

Quand un des plus beaux exemples du british blues boom décide de coller un peu plus au goût du jour ça donne ? For Your Love des Yardbids, évidemment !
Voici donc les Yardbirds au premier tournant de leur carrière. Eric Clapton, mécontent de la tournure que prennent les évènements soucieux qu'il est de continuer de jouer le blues qu'il vénère, est sur le départ, Jeff Beck, son remplaçant, qui apparaît d'ailleurs sur trois titres de l'album sera plus compatibles aux ambitions pop et psychédéliques de la formation, avant de se lasser à son tour mais ça c'est une autre histoire. Pour le moment, Clapton encore présent (il le sera aussi sur une face du second opus de 65, Having a Rave Up), les Yardbirds marchent sur le fil entre leur passé (l'impeccable Five Live Yardbirds et son énergique relecture du blues étatsunien) et ce qui est alors la tendance du moment, une musique plus pop vers laquelle glissent quasiment toutes les formations britanniques et nord-américaines. Les deux tendances sont, pour le moment, toujours d'actualité avec, côté blues, I'm Not Talking, Got to Hurry, I Ain't Got You, I Ain't Done Wrong, I Wish You Would et Good Morning Little Schoolgirl comme autant d'exemples que ces petits blancs savent s'approprier l'idiome blues avec un talent certain, et, côté pop la naissance de quelques morceaux destinés à devenir d'authentiques classiques (For Your Love bien sûr mais également A Certain Girl malgré l'évidente ressemblance aves les Beatles ou Sweet Music produit par un Manfred Mann qui passait par là. Force est de constater que c'est sur le blues que les Yarbirds convainquent le mieux, pas que le reste soit indigne, juste que le groupe y parait moins à son aise que ce soit avec Beck ou Clapton, une leçon qu'il retiendront pour leurs futurs développements n'oubliant jamais, même quand ils s'en éloigneront, ces bases blues qui leur vont si bien au teint.
50 ans après, encore un peu plus dans cette version richement bonussée, For Your Love demeure un album recommandé où, outre le fait de croiser deux des plus fines gâchettes de la six-corde, on entend un groupe de qualité produire une musique qui ne l'est pas moins même si, diable !, qu'il est difficile de concurrencer les quatre gros (Beatles, Stones, Who, Kinks) qui ne le sont pas devenus sans raison...

1. For Your Love 2:31
2. I'm Not Talking 2:33
3. Putty (in Your Hands) 2:18
4. I Ain't Got You 2:00
5. Got to Hurry 2:33
6. I Ain't Done Wrong 3:39
7. I Wish You Would 2:19
8. A Certain Girl 2:18
9. Sweet Music 2:30
10. Good Morning Little Schoolgirl 2:46
11. My Girl Sloopy 5:38
Bonus
12. Baby, What's Wrong (demo) 2:38
13. Boom, Boom (demo) 2:25
14. Honey in Your Hips (demo) 2:19
15. Talkin' 'Bout You (demo) 1:56
16. I Wish You Would (demo) 4:17
17. A Certain Girl (demo) 2:21
18. Got to Hurry (take 4) 2:35
19. Sweet Music (take 4) 2:28
20. Heart Full of Soul (demo, sitar version) 1:54
21. Steeled Blues 2:38
22. Paff Bumm (German issue) 2:27
23. Questa Volta 2:33
24. Paff Bum (Italian issue) 2:36

Keith Relf – lead vocals, harmonica
Eric Clapton – lead guitar on all tracks except "I'm Not Talking", "I Ain't Done Wrong", and "My Girl Sloopy"
Chris Dreja – rhythm guitar
Paul Samwell-Smith – bass, vocals
Jim McCarty – drums, vocals
&
Jeff Beck – lead guitar on "I'm Not Talking", "I Ain't Done Wrong", and "My Girl Sloopy"
Giorgio Gomelsky – backing vocal on "A Certain Girl"
Brian Auger – harpsichord on "For Your Love"
Denny Pierce – bongos on "For Your Love"
Ron Prentice – bowed bass on "For Your Love"
Manfred Mann – keyboard and backing vocals on "Sweet Music"
Paul Jones – backing Vocals on "Sweet Music"
Mike Hugg – vibes on "Sweet Music"
Tom McGuinness – guitar on "Sweet Music"
Mike Vickers – guitar on "Sweet Music"


Y comme...
YAZOO Upstairs at Eric's" (1982)
Waves of Synth

Parti de chez Depeche Mode, pas encore à la barre du projet qui l'habite toujours aujourd'hui, Erasure, Vince Clarke se rapproche d'Alison Moyet (ex-The Vandals) et propose une très belle galette de synthpop.
Parce que l'addiction de Clarke pour les synthétiseurs analogiques déjà clairement décelée sur Speak & Spell de ses anciens collègues est, cette fois, nettement plus maîtrisée ce qui est évident dès l'énorme tube d'introduction, Don't Go, ou Kraftwerk rencontre la blue-eyed soul pour une entêtante mélodie menée tambours battants sur un beat electro à faire swinguer les petits blancs d'Albion. Il faut dire que l'assistance créative et la voix polyvalente, chaude et délicate d'Alison aide grandement à la tâche imposant Yazoo comme le concurrent n°1 d'un Eurythmics encore débutant (on peut, en fait, voix Yazoo un modèle dont s'inspireront Lennox et Stewart pour produire leur premier succès populaire, Sweet Dreams). Et comme le reste de l'album, d'un Bad Connection entrainant et joyeux, d'un Midnigh gorgé de soul électronique, d'un claustrophobe, froid et déstructuré In My Room, d'un tendre et caressant Only You,  du groove irrésistible d'un Tuesday à l'absolue beauté du planant Winter Kills, est une fiesta de tous les instants des possibles d'un duo en grosse inspiration, il n'en faut pas plus pour confirmer que l'excitation critique et populaire de l'époque était bel et bien justifiée et qu'en plus Upstairs at Eric's, quoique qu'absolument typique de ce qu'on imagine d'un album de synthpop de la première moitié des 80s, a admirablement résisté à l'usure des ans.
Un second album suivra l'année suivante, You and Me Both, pas tout à fait aussi réussi mais presque, avant que le duo ne se sépare pour incompatibilité relationnelle (Alison voulait un grand ami, Vince est du genre froid et distant, pas une bonne combinaison). Reste cet opus débutant, et triomphant !, qu'on n'a de cesse de recommander à tous ceux qui souhaitent entendre le meilleur de la synthpop.

1. Don't Go 3:08
2. Too Pieces 3:14
3. Bad Connection 3:20
4. I Before E Except After C 4:36
5. Midnight 4:22
6. In My Room 3:52
7. Only You 3:14
8. Goodbye 70's 2:35
9. Tuesday 3:22
10. Winter Kills 4:06
11. Bring Your Love Down (Didn't I) 4:40

Alison Moyet – vocals, piano
Vince Clarke – instrumentation
&
Daniel Miller – additional production and noises on "Don't Go", "Too Pieces", "In My Room", "Only You" and "Situation"
Eric's mum – extra chit-chat on "I Before E Except After C"
D. Davis – extra chit-chat on "In My Room"


Y comme...
YEAH YEAH YEAHS "Show Your Bones" (2006)
Que d'Os !

Trois ans ! Il aura fallu attendre trois ans pour que le successeur du premier album d'une des formations les plus prometteuses du 3ème millénaire naissant voit enfin le jour, une petite éternité qui ne va, hélas, pas sans son lot de (relatives) déceptions.
Ce n'est pas à dire que Show Your Bones soit un mauvais album, juste que l'effet de surprise d'un Fever to Tell particulièrement addictif s'est notablement amenuisée du fait d'une ressemblance trop criante, comme si les Yeah Yeah Yeahs avaient seulement tenté de reproduire l'exploit là où une progression stylistique aurait été souhaitable.
Ceci dit, Show Your Bones a de vraies qualités, c'est évident dès un très réussi morceau d'ouverture, Gold Lion, où la voix de la girl en chef, Karen O, évoque Siouxsie ou Debbie Harry sur une musique fun, fraiche et décontractée. Evidemment, il y a sur l'album quelques utiles montées de fièvre (Way Out, Fancy, Phenomena ou le crescendo final du délicat Turn Into, tous dotés de guitares tranchantes évoquant un post-punk qui n'est jamais bien loin), mais ce n'est jamais aux dépends de l'ambition de compositions et d'arrangements qu'on aime à décortiquer pour voir comment tout ça a été construit. Parce qu'il y a matière à réjouissance dans cet assemblage dance-punk artistique ne laissant jamais la mélodie lui échapper et sachant même modérer sa relative agression sur quelques sélections bien senties (Cheated Hearts, The Sweets) ou faire tressauter les popotins (Honeybear, Mysteries, ce dernier évoquant pêle-mêle les excellents Strokes et Sonic Youth) et même évoquer le minimalisme arty d'un Velvet Underground (Warrior) voire l'emballage indie d'un Pixies toujours de référence (Dudley). Alors, certes, tout ceci n'a rien de neuf pour les Yeah Yeah Yeahs mais est suffisamment bien troussé pour satisfaire les amateurs du genre comme les curieux de passage.
Le (power) trio a, depuis, confirmé tout le bien qu'on pensait déjà de lui, particulièrement sur un It's a Blitz de la maturité, Show Your Bones n'en est pas, pour autant moins recommandé lui qui sait, par sa large palette et son bel esprit mélodique, presque renouveler l'exploit originel de Fever to Tell, ce n'était pas gagné d'avance.

1. Gold Lion 3:07
2. Way Out 2:51
3. Fancy 4:24
4. Phenomena 4:10
5. Honeybear 2:25
6. Cheated Hearts 3:58
7. Dudley 3:41
8. Mysteries 2:35
9. The Sweets 3:55
10. Warrior 3:40
11. Turn Into 4:05

Brian Chase – drums, percussion, guitar, Vater sticks, Zildjian cymbals
Karen O – lead vocals, omnichord, piano (all tracks); mixing (tracks 4, 10, 11)
Nick Zinner – guitar, mixing, keyboards
&
Money Mark – keyboards (tracks 3, 4), MPC sampler (track 10)
Brooke Gillespie, Squeak E. Clean, Alan "Ringo" Labiner – handclap chorus


Y comme...
YES "Drama" (1980)
Drôle de Drame

Yes sans Jon Anderson ? Impossible, sacrilège même ! Et pourtant il y a Drama en 1980, un album typique des progueux britanniques où leur androgyne vocaliste est pourtant absent. Alors, Yes sans Anderson, ça marche ou ça ne marche pas ?
Etrangement, parce que l'arrivée des deux membres des Buggles (Video Killed the Radio Star, pour situer) paraissait tout sauf une évidence, surtout le remplacement de Jon Anderson par le lunetté Trevor Horn, ça marche ! Ca marche même très bien. Evidemment, une partie de l'album, comme attesté par les bonus de la présente édition, ayant été composée quand Anderson et Wakeman faisaient encore partie de la formation, et que, de toute façon, l'authentique détenteur du son Yes en est l'indéboulonnable bassiste Chris Squire, on retrouve le Yes que tout un chacun connaît, cette créature symphonico-progressive, se perdant parfois dans d'exagérées chansons épiques, mais, tout de même, l'authentique surprise de retrouver une formation finalement inchangée est réelle. Inchangée mais aussi revigorée après un très moyen Tormato où les anglais semblaient uniquement remettre sur l'ouvrage, avec moins de conviction et moins de grâce, ce qu'ils avaient accompli précédemment annihilant ainsi l'embellie Going for the One. Bref, le grand malheur d'avoir perdu deux membres supposés irremplaçables se transforma en bénédiction libératrice d'une inspiration retrouvée.
De fait, dès un extrêmement typique Machine Messiah où Trevor Horn s'approche tant de son prédécesseur qu'on peine souvent à détecter son absence sur une composition, puissante, mélodique et glorieusement progressive et ultimement rassurante prouvant que Yes, tel qu'en lui même mais en nettement meilleure forme que sur Tormato, sait toujours construire de théâtrales édifices où claviers et guitares (belle performance conjointe d'Howe et de Downes) mènent le bal sans qu'on n'en oublie la volubilité d'une section rythmique (Squire et White) dont le mérites ne devraient plus avoir besoin d'être vantés. Machine Messiah a, en vérité, tous les atours d'un classique en devenir et en serait sans doute devenu un s'il avait été créé par un line-up plus classique. La suite est une longue confirmation d'une identité réaffirmée par une forme compositionnelle qui ne se démentira jamais. Pas même sur un Into the Lens, remake reconnaissable si largement transformé, "progisé", du I Am a Camera initialement paru sur l'Adventures in Modern Recording des Buggles. et certainement pas sur un Tempus Fugit racé et accrocheur qu'on aurait bien imaginé sur Fragile tant il développe tous les aspects mélodiques et solistes du "vrai" Yes.
Un bel album donc mais carrément un indispensable si l'on considère l'édition remasterisée, ses généreux et utiles bonus et son impeccable restauration sonique. On y a même droit, donc, à l'embryon du successeur de Tormato, les Paris Sessions, un Drama préhistorique en somme, où Anderson et Wakeman font leurs uniques apparitions de la galette. Ca vaut surtout pour la curiosité parce que, franchement, on n'aurait pas voulu ce Drama autrement que porté par le vent de fraicheur apporté par les Buggles qui, d'ailleurs, sont des autres bonus, works in progress d'une œuvre réussie. Parce que ce Yes-là est, malgré les apparences, un vrai Yes, un bon Yes, un Yes chaudement recommandé à tous ceux qui l'avait démis du fait de soi-disant handicapantes absences.

1. Machine Messiah 10:27
2. White Car 1:21
3. Does It Really Happen? 6:34
4. Into the Lens 8:33
5. Run Through the Light 4:43
6. Tempus Fugit 5:15
Bonus
7. Into the Lens (Single) 3:47
8. Run Through the Light (Single) 4:31
9. Have We Really Got to Go Through This (Drama Jam Sessions) 3:43
10. Song No. 4 (Satellite) (Drama Jam Sessions) 7:31
11. Tempus Fugit (Tracking session) 5:39
12. White Car (Tracking session) 1:11
13. Dancing Through the Light (Paris Sessions) 3:16
14. Golden Age (Paris Sessions) 5:57
15. In the Tower (Paris Sessions) 2:54
16. Friend of a Friend (Paris Sessions) 3:38

Trevor Horn – lead vocals, fretless bass on "Run Through the Light"
Steve Howe – guitars: Gibson Les Paul Gold Top, Fender Telecaster, Martin Mandolin, Fender Stratocaster, backing vocals
Chris Squire – bass, backing vocals, piano on "Run Through the Light"
Geoff Downes – keyboards, vocoder, backing vocals
Alan White – drums, percussion, backing vocals
&
Jon Anderson - lead vocals on the Paris sessions (13-16)
Rick Wakeman - keyboards on the Paris sessions (13-16)


Y comme...
YNGWIE J. MALMSTEEN'S RISING FORCE "Rising Force" (1984)
Shred till you're dead!

De tous les descendeurs de manches à la vitesse de la lumière, les shredders, il est le premier, le mètre étalon de ce qu'un guitariste de hard'n'heavy se doit d'accomplir sur un album destiné au public de la "niche". Mais, franchement, Yngwie J. Malmsteen, déjà un gros égo mais encore beaucoup à donner, est vraiment plus que ça, particulièrement sur son premier album sous son nom, Rising Force.
Une chose pour commencer, ne dites surtout pas à Yngwie qu'il a dû beaucoup écouter Ritchie Blackmore pour en arriver là, il n'aime pas ça du tout et vous répliquera que, non monsieur, vous n'avez rien compris, il aime simplement Jimi Hendrix ET Jean-Sébastien Bach ET Niccolo Paganini ET Uli Jon Roth et que tout ça mis bout à bout donne ce metal néo-classique aux impressionnantes performances guitaristiques dont il s'est fait le champion. Soit, admettons. N'empêche, tout de même... Mais non, vous dit-on !
A l'album donc, son premier en solo après Steeler (avec Ron Keel qui formera, Keel, comme c'est original) et l'Alcatrazz de l'ex-Rainbow Graham Bonnet, Rainbow qui était justement le groupe de Ritchie Blackmore dont Yngwie nie... Mais stop quoi, ça suffit maintenant ! Ok, ok, à la musique, donc... Et au concret pour commencer à savoir que l'album se compose de 8 pistes, 5 instrumentaux de plein droit, 2 morceaux chantés et une outro qui, bouclant la boucle, ramène le six-cordiste suédois dans par la même phrase acoustique qui l'a vu commencer l'album. Dans le vif du sujet maintenant ? Alors on commence par les instrumentaux qui, les 5, comptent parmi les plus belles pièces du genre dont accouchera Yngwie, on y retrouve, évidemment, la technique parfaite du sieur Malmsteen mais aussi, ce dont on lui reprochera souvent de manquer, un vrai feeling rendant digeste les démonstrations dont le monsieur ne peut s'empêcher de faire étalage. Personnellement, mes préférences iraient au costaud Far Beyond the Sun, à l'épique Icarus Dream Suite Op. 4 (basé sur une composition de l'obscur compositeur italien Remo Giazotto) et à l'accorcheur Little Savage où, en plus de la performance guitaristique, on a droit à quelques belles "Lorderies" de l'ami Jens Johansson, présentement au clavecin ou, du moins, à son équivalent sur le clavier digital que le monsieur utilise certainement. Bref, du bel ouvrage toutes les 5 mais ces trois plus précisément. Aux morceaux chantés maintenant qui, sans aucunement s'approcher à moins de mille lieues de l'indignité, ne sont pas exactement la partie la plus excitante de l'album mais plutôt deux très correctes chansons de heavy metal néo-classique comme il s'en produit finalement peu à l'époque. Un préférence pour Now Your Ships Are Burned notamment grâce à l'excellente performance de Jeff Scott Soto et la qualité de la mélodie.
Au final, qu'il soit ou non influencé par celui-dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom, Yngwie réalise une parfaite galette de shredder, le mètre étalon d'icelles en fait, et un classique indéniable du genre qu'on ne peut, donc, que recommander. Même Ritchie est d'accord, c'est dire !

1. Black Star 4:53
2. Far Beyond the Sun 5:52
3. Now Your Ships Are Burned 4:11
4. Evil Eye 5:14
5. Icarus' Dream Suite Op. 4 8:33
6. As Above, So Below 4:39
7. Little Savage 5:22
8. Farewell 0:49

Yngwie Malmsteen – guitar, Moog Taurus, bass, arrangement, production
Jeff Scott Soto – vocals
Jens Johansson – keyboards, harpsichord arrangement (7)
Barriemore Barlow – drums


Y comme...
YOUNG, NEIL "Mirror Ball" (1995)
Young Jam

Troquer son vieux Cheval Fou pour de la Confiture de Perles ? C'est la drôle d'idée qui prit Neil Young et déboucha sur ce Mirror Ball de 1995, un bel album au demeurant.
En fait, Neil, plus exactement dans sa phase exploratoire multi-genres de la fin des années 70 et des années 80, se la joue "safe" se servant, en substance, de Pearl Jam comme d'un Crazy Horse rajeuni. Tout est, en fait, parti d'une rencontre scénique quelques jours plus tôt lors d'un concert pro-choice organisé à Washington DC. Tombés respectivement sous le charme de l'autre, le vieux canadien et les jeunes gars en chemise à carreaux de Seattle décident rapidement d'organiser une session, dans la ville des derniers, qui se tiendra du 26 janvier au 10 février 1995. Une chanson mise à part, Peace and Love coécrite par Young et un Eddie Vedder en duo vocal aussi (alors que le reste de l'album relègue Vedder au rang de choriste, tâche dont il se sort avec les honneurs), toutes les compositions sont de Neil et, en toute logique, ressemble au répertoire rock du canadien. A ce qu'il y a de bon, de juteusement électrique dans le répertoire du Loner comme sur l'épique I'm the Ocean, le frontal Song X, n'oubliant pas, parfois, d'adoucir notablement le ton comme sur le sensible et poignant Truth Be Told. Le tout, brut de décoffrage dans la mise en son, suant l'honnêteté par tous les pores de son cuir, est un Young classique de qualité, presque du niveau de l'exceptionnel Ragged Glory, pour situer.
Un vieux rocker et une valeur montante de ce qu'on appelait alors encore le grunge ? Une rencontre qu'on ne peut que conseiller de visiter souvent, on ne devrait pas avoir à en dire plus... Ha, si ! Bravo messieurs et vous remettez le couvert quand vous voulez, pour le 20ème anniversaire ? Chiche !

1. Song X 4:40
2. Act of Love 4:54
3. I'm the Ocean 7:05
4. Big Green Country 5:08
5. Truth Be Known 4:39
6. Downtown 5:10
7. What Happened Yesterday 0:46
8. Peace and Love 7:02
9. Throw Your Hatred Down 5:45
10. Scenery 8:50
11. Fallen Angel 1:15

Neil Young – vocals, electric guitar, acoustic guitar, pump organ
&
Pearl Jam
Jeff Ament – bass guitar
Stone Gossard – electric guitar
Jack Irons – drums
Mike McCready – electric guitar
Eddie Vedder – vocals on "Peace and Love", background vocals


PS : Le X est dans le Q, ça ne s'invente pas !